‹ Contribution à l'étude de la pathologie vésiculaire dans l'amibiaseChapitre 26 sur 31 · II. — LES CHOLECYSTITES D'ORIGINE COLITIQUE · texte numérisé non relu

II. — LES CHOLECYSTITES D'ORIGINE COLITIQUE

Dans ce chapitre, nous envisageons les colites non spécifiques et plus particulièrement les colites chro-

niques. Dans ce cadre rentrent évidemment les colites

chroniques compliquant une amibiase souvent récidivante.

Le rôle des infections intestinales dans l’étiologie des cholécystites n’est plus à démontrer. Il n’est qu’à rapporter le rôle fréquent du colibacille et parfois de l’entérocoque.

Des statistiques récentes attribuent au colibacille les deux tiers des cholécystites.

La possibilité d’une exaltation de virulence des germes intestinaux à la suite d’une infection, amibiase par exemple, est probablement plus qu’une simple présomption.

D'autre part, il suffit d’avoir vu à la rectoscopie les lésions à l’emporte-pièce, les ulcérations créées par l’amibiase dans les parois coliques pour comprendre qu’à partir de ces nombreuses effractions les germes intestinaux puissent essaimer par voie sanguine et infecter la vésicule biliaire.

À ces hypothèses séduisantes, nous sommes bien obliger d’opposer quelques critiques. Cette bactériémie, si elle existe, serait vraiment très peu fébrile. Dans nos observations, nous ne notons les épisodes fébriles que

très rarement. D’autre part, une telle bactériémie donnerait plutôt des cholécystites aiguës brutales, à symptomatologie nette, alors que nos cas sont plutôt frustes, troubles de dyspepsie biliaire plus que cholécystite vraie.

Cependant les malades que nous avons eu à observer sont généralement des amibiens anciens présentant souvent une colite chronique depuis de nombreuses années. C’est pourquoi nous pensons que le rôle possible de cette colite dans le déterminisme de l’infection n’est pas à négliger.

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