‹ Contribution à l'étude de la pathologie vésiculaire dans l'amibiaseChapitre 27 sur 31 · III. — L'ALLERGIE BILIAIRE · texte numérisé non relu

III. — L'ALLERGIE BILIAIRE

Elle est un facteur sur lequel on a beaucoup insisté ces dernières années.

En 1943 paraît une étude sur la vésicule isolée de cobaye sensibilisée à divers sérums par CHIRAY, JUSTIN-BESANÇON, DEBRAY et M.-D. BOURGEOIS [15].

D’autres expérimentateurs ont cherché s’il existait au niveau de la vésicule des altérations histologiques du type allergique. ù

C’est ainsi que FISHER et KAYSERLING [16] ont identifié chez le lapin une cholécystite lymphogène hyperergique; ANER et KRUGER RE chez un chien, un œædème aigu vésiculaire.

Prenant le singe rhesus pour leurs expériences, WALZER, GRAY, HARTEN, LIVINGSTON et GREYSEL [17] montrèrent qu’une fois la laparotomie pratiquée et la vésicule mise à jour, on sensibilisait celle-ci par une ou plusieurs injections de petites quantités de sérum humain contenant des réagines (extraits de graines de coton). Ensuite, on injecte par voie intraveineuse de l'extrait de graine de coton. La cholécystectomie pratiquée à l’acmé de la réaction allergique, montre à

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l'examen histologique un épithélium intact mais une paroi gonflée d'œdème, contenant des vaisseaux sanguins engorgés. |

Une infiltration nette d’éosinophiles, de lymphocytes, de grands mononucléaires est notée. Chez aucun des sept animaux d'expérience il n’est observé de spasme vésiculaire comme chez le cobaye.

Muro et FicaRI [18] firent des études expérimentales sur le lapin et mirent également en évidence des réactions allergiques vésiculaires avec une phase exsudative précoce et une phase prolifératice tardive.

Chez l’homme, SINGER [19 - 20], en 1923, parle pour

la première fois de la nature allergique des douleurs vésiculaires.

. PARTURIER [21] après autohémothérapie, FopoR et Kunos [22] après vaccinations. D’autres auteurs décrirent des crises vésiculaires provoquées par un médicament ou un aliment, en particulier SURINACH, OLLER [23], GUTMANN [24], Von FISELBERG [25], NECHELES et RAPOPPORT [26], FAssio [27], COLLISSON et SIMo- NIN [28], cas dans lesquels les malades souffraient de crises douloureuses de la région hépatique avec nausées, vomissements, fébricules et parfois subictère. Les malades présentant en outre des phénomènes allergiques, urticaire en particulier.

Enfin dans une thèse récente, CASCARIGNY [30] présente deux cas de cholécystites allergiques et il conclut en insistant sur le fait que ces poussées allergiques, au cours de certaines cholécystites chroniques non lithiasiques, seraient susceptibles d'expliquer certains faits paradoxaux, comme la pauvreté habituelle

en microbes, de lésions vésiculaires histologiquement

importantes et le tropisme inexpliqué de certaines

infections d’origine intestinale pour la paroi vésiculaire. Le

Op

L’amibiase peut-elle rendre un sujet allergique ? La thèse de DELTOUR [31] inspirée par M. MOLINIER, montre que les intradermoréactions pratiquées avec l’antigène préparé avec les cultures d’amibes, traduisent une sensibilisation complexe, peut- être amibienne, mais sûrement bactérienne.

A ceci on objectera que cette réaction allergique

: localisée sans association d’autres symptômes, peut

paraître assez discutable. Il n’en reste pas moins que l'allergie vésiculaire semble pouvoir jouer un rôle dans le déterminisme des symptômes que nous avons observés.

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