‹ Contribution à l'étude de la pathologie vésiculaire dans l'amibiaseChapitre 8 sur 31 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

B.., quarante-quatre ans.

Aucun antécédent notable avant une amibiase au Tonkin en 1937-1938, contrôlée coprologiquement et traitée par l'émétine. Cette malade présenta fin 1938 une pyélonéphrite alors qu'elle était enceinte de quatre mois, puis une diphtérie méconnue en 1940 suivie de paraplégie flasque transitoire. Rechute de dysenterie amibienne en 1945-46 et en 1951. Elle n'a jamais présenté - d’hépatite.

Cependant depuis 1938- 39, c'est-à-dire quelques mois après la première atteinte amibienne la malade présenta progressivement une intolérance aux œufs, graisses, chocolats, féculents, qui provoquent des nausées et.des douleurs irradiant dans le dos mais jamais de crises de colique hépatique nettes.

Au printemps 1951, cette femme présenta une douleut assez intense de l’hypochondre droit. On évoque le diagnostic d’hépatite amibienne, mais l'examen clinique permet de mettre en évidence une masse distendue et fortement douloureuse paraombilicale qui paraît correspondre à une vésicule. La vitesse de sédimentation est normale, l’ébranlement hépatique peu douloureux oriente vers la notion de cholécystite plus que d’hépatite. Un examen de selles montre de rares amibes hématophages. Un traitement émétinien est institué et amena une amélioration sensible mais assez lente. Des radiographies pratiquées montrèrent un gastro-duodénum normal; des radiographies par voie haute et basse montrèrent simplement quelques petits diverticules sur l'intestin. L'urographie montra une image normale. Par contre la radiographie de vésicule si elle ne décèle pas de lithiase objective cependant une image de vésicule à évacuation lente. Actuellement cette malade malgré un traitement de plusieurs mois, présente toujours une intolérance alimentaire élective et de discrètes douleurs de l’hypochondre droit.

Conclusion. — Syndrome vésiculaire chez une ami-

bienne chronique avec troubles radiologiques de l’éva-

cuation de la vésicule.

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