ETES
1809. — Kuxk essaie sur le lapin l'action du sulfate de strychnine qui se dégage de la solution électrolysée.
Dix ans plus tard Bern fait des expériences sur la pénétralion électrolytique de l'iode, |
Fager et Bruckxer, Burxs, Gros, p'OrMurTz renouvellent tous trois ces expériences.
Muxx fait des recherches identiques.
ExGer., de Nancy tente l'extraction électrolytique de métaux introduits dans l'organisme,
1884-1880, — Eng retrouve dans les urines de l’iode et de [a quinine électriquement introduits.
Barper fait un travail sur « L’électrolyse et le transfert des médicaments à travers l'organisme par le courant électrique ».
Bronpez, d'Alger, fait une communication, la même année, sur lintroduc'ion dans l'économie de l'iode par l’électrolyse. « Si on fait passer un courant dans une dissolution d’un sel, ce sel est décomposé : le métal se rend au pôle négatif et le métalloïde ou l'acide vont au pôle positif. » C'est cette opération que BRONDEL a réussi à accomplir à travers l'organisme et à laquelle il a donné le nom de diélectrolyse.
I dit plus loin, « un grand nombre de corps simples pourront ainsi traverser l'économie et les applications de la méthode nouvelle peuvent être très nombreuses et très importantes ».
(Compte rendu par la Gazelte des Hôpitaux, Académie de Médecine, »2 septembre 1885).
Mais Dusarpix-BAUMETz vient apporter une dénégation
formelle à ce qu'il a lui-même appelé « une révolution
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considtrable dans la thérapeutique »; en effet, il conclut ainsi : « J'ai le regret d'annoncer que la diélectrolyse n'existe pas ».
Toujours, dans cette même année, quelques mois plus tard, Laurer, dans sa thèse « Introduction des substances médicamenteuses à travers la peau saine par l'influence de l'électricité », reprend les recherches, mais conclut dans son travail à une influence de la cataphorèse.
Les recherches vont se multiplier, Waaxer obtient une amélioration de certaines névralgies par l'introduction électrolytique de la cocaïne. Corxix@ fait des expériences identiques.
Herrzoc essaie ce traitement dans l’urticaire.
Reyroips tente l'introduction du chloroforme par l’électrolyse.
En 1888 Apamkievicz fait une communication analogue à Wiesbaden.
CHéRoN et GEevaert tentent l'introduction du sublim“ par le courant.
Boccararr et Massieri tuent des lapins par pénétration électrolytique de la strichnine,.
1889. — PETERSEN traite les névralgies par l'aconi‘ine et le courant.
SCHROEBER €@t ALBRAN traitent les affections oculaires par l'introduction électrolytique de liode.
GARENER, ERKMANN puis GRourEeLzD (1889-1891) traiten: la syphilis par le mercure électrolytique.
ÉDISON communique à la même époque un essai d’application de lendosmose électrique aux concréticns gout-
teuses,.
MAL Er PAUES
MorTon préconise la cataphorèse dans l'art dentaire.
Imserr pe LAroucue applique ce traitement à la goutte. AuserT, de Lyon, expérimente le rôle de l'électricité dans la pénétration de la pilocarpine.
Mais c'est à Fauveaiu pr COURMELLES (1890-1897) que revient le mérite d'avoir fait le départ exact entre électrolyse et cataphorèse.
Hunrer et GuiRe publient « Traitement cataphorétique du goître e‘ de l’orchite chronique par l'iode ».
1899. — Savy rapportant Îles travaux de Desror conclut : « L'introduction diathermique des médicaments sous l'influence de l'électricité ne saurait avoir une grande valeur thérapeutique. »
Supxik traite par le chlorure de zinc les tuberculoses locales.
Toujours à la même époque Lagarur avec Jourp1sser et Porre publient sur l'introduction du lithium par l’électrolyse au cours du rhumatisme et de ja goutte.
Simon Fusinr et Pierre Prermi met‘ent en évidence dans les urines la présence de certains corps médicamenteux.
Lieux traite de l’action thérapeutique des ions introduits dans l'organisme.
Vers montre l’action de l’élec‘rolyse dans l’intérieur des tissus par l’altération de ceux-ci.
1900. — EF. Fraxxenxauser, de Berlin, publie ses expériences sur l'introduction électrolytique par la peau de différentes substances.
Bernprer confirme au Congrès de J’A.F.A. la théoïie du transport des ions à travers les tissus.
C’est toujours en 1900 que Lepuc « établit d : ne façon
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définitive le phénomène de l'introduction électrolytique des ions dans l'organisme vivant »; nous résumons ici rapidement eet'e expérience : « Deux lapins sont mis en série de la façon suivante : par le pôle positif imbibé de sulfate de strychnine, le courant arrive au premier lapin, traverse un récipient d'eau relié au pôle négatif, puis, par un autre récipient d'eau il at'eint le second lapin et sort enfin, par l’électrode négatif imprégné de cyanure de potassium. On fait alors passer un courant de 8o milliampères, le premier lapin présente des convulsions, le second meurt avec des signes d'intoxication cyanhydrique. Le courant étant renversé, il ne se passe rien, la strychnine va
au pôle négatif, le cyanure de potassium au pôle positif. »
ÉLECTROLOGIE
Notions générales. — 11 nous a paru utile de résumer brièvement ici quelques éléments d’électrolyse qui semblent indispensables à l'étude de cette ques'ion. Nous les avons empruntés à l'ouvrage très documenté de DEeLnERM et LaAQuERIÈRE : « De l’eau contenant en dissolution certaines substances peut présenter des phénomènes particuliers; c'est ainsi que si l’on recherche le point de congélation ou d'ébullition, si on étudie la tension osmométrique, etc..., on constate que les solutions se comportent pour certains corps comme si on y avait dissout un plus grand nombre de molécules qu'il n’y en a eu en réalité. » |
Mais on constate d'autre part que si l'eau pure présente au passage du courant une résistance formidable, il suffit d’y mettre des traces d'un de ces corps qui en se dissolvant paraissent multiplier leurs molécules pour la rendre immédiatement très conductrice : ces corps sont les composés binaires métalliques : les acides et les: sels.
Le sucre, l’urée, les matières colloïdales, etc... au con-
traire, ne diminuent pas la résistance de l’eau.