Pozzi. Cité par Le Dentu. Sem. gynec., 20 févr
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ment. L’affection était-elle restée latente jusque-là, et la grossesse a-t-elle été le coup de fouet qui lui a imprimé une allure moins dissimulée, ou bien le bacille de Koch at-il profité d’un avortement pour se développer dans les organes génitaux ? C’est là une question que nous ne saurions résoudre. Ce que nous avons relaté, c’est une douleur sourde apparaissant au bas ventre après les couches, s’irradiant à la région lombaire et dans les cuisses. Les fonctions menstruelles déjà irrégulières se troublent encore davantage, la leucorrhée augmente d'intensité. La douleur est continue, avec exacerbations, se calme néanmoins par le repos au lit, mais reparaît dès que la femme se lève. Puis peu à peu les troubles digestifs se montrent, se bornant à de la dyspepsie, à quelques rares nausées. Il y a plus fréquemment de la diarrhée que de la constipation que nous verrons apparaître tout à l'heure, et se : maintenir avec tenacité.
En fait, le diagnostic est difficile à cette période, mais le toucher vaginal permet de croire qu’il existe une affection génitale, joint aux autres symptômes que nous avons signalés. Îl est peu douloureux, mais il est possible de sentir un empâtement plus ou moins net dans les culs-desac. C’est la phase à marche lente autant que peu précise de Paffection.
Mais quand la péri-annexite qui a évolué sourdement de son côté, atteint un degré plus élevé, de nouveaux symptômes apparaissent, qui eux sont sous la dépendance de la lésion péritonéale. La douleur du début devient plus vive, plus continue, et au lieu de se calmer par le repos,
elle persiste et souvent même augmente d’intensité pen-