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vi peut être suraigu, marqué par des frissons, de la céphalalgie, des tiraillements entre les épaules, des maux de rein violents.
R° Il peut être aigu et c’est le cas le plus fréquent des méningites spontanées ; d’abord lassitude, malaise, puis insomnie, douleurs, crampes et fièvre. Presque toujours il y à constipation.
9° La maladie se constitue lentement, c’est le cas ordinaire dans les méningites secondaires. La longueur du temps qui s'écoule entre les premiers phénomènes signalés et les symptômes méningés qui attirent l'attention est variable et dépend de la cause originelle. Elle peut être comprise entre une huitaine de jours et plusieurs mois. Différents, seront donc les faits constatés par le médecin, très souvent même nous n’aurons que des renseignements plus ou moins vagues, car le patient ne vient pas consulter et il faut donner à l'affection le temps de se constituèr Par conséquent, peu intéressants par eux-mêmes seront ces phénomènes éloignés, ils dépendent d’autres maladies, ils ont sollicité des soins spéciaux. Ils méritent pourtant une mention puisqu'ils deviennent la cause de la périméningite, signalons des faits rares et inattendus comme les ulcérations syphilitiques du pharynx, une angine de Ludwig, ou des faits fréquents comme l’existence de collections purulentes voisines, ou les complications de l’opération de Kraske.
D'une façon générale, aussitôt que les tissus cellulaires entouiant les enveloppes participeront à l'inflammation, les phénomènes méningés apparaîtront et avertiront le
médecin.
Le plus souvent ce sont des douleurs dans les membres inférieurs, douleurs vives, offrant des alternatives de rémiss'on et d’exacerbation ; ces douleurs peuvent siéger le long de la colonne vertébrale et être accompagnées de raideur de la nuque et des membres. La réaction fébrile est intense et la constipation habituelle. Dans certains cas les phénomènes méningitiques passent inaperçus.
En somme, quels que soient les modes de début on peut classer les observations en deux catégories: 1° les unes avec symptômes méningés ; 2 les autres sans symptômes méningés et la constatation sera une trouvaille d’autopsie.
Eliminons ceux où les symptômes peu précis ne peuvent mettre sur la voie du diagnostic et étudions la première catégorie de faits.
Le premier phénomène et l’un des plus importants est la douleur violente répandue sur tous les membres inférieurs et les parties inférieures du tronc et du bas-ventre. Elle est notée par Albers et par Bergameschi en 1832 pour la première fois : le malade compare sa douleur très vive à des piqüres déchirantes. L’attachement manuel ou des draps n’est pas supporté car il augmente le mal et détermine des crampes. Ces douleurs sont nettement limitées : elle ne montent jamais à la partie supérieure du corps, calmées par le repos, exagérées par le mouvement, elles présentent des périodes d’accalmie et de paroxysme.
Cette douleur suit rarement le trajet des nerfs; du reste aucune partie constitutive du membre ne fait plus mal qu'une autre, c’est l’ensemble qui est douloureux.
La douleur lombaire est constante et siège au niveau des reins, elle fait ordinairement suite à celle des membres et
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peut s’irradier jusqu'à l’ombilic et est beaucoup plus douloureuse que celle observée dans la paraplégie.
Les douleurs le long de la colonne vertébrale sont lancinantes, fulgurantes, à exacerbations périodiques : elles durent jusqu’à la mort.
Un trait caractéristique à cette maladie ést le suivant: chaque fois que les douleurs montent à la région moyenne du tronc et plus spécialement le long de la colonne vertébrale, les douleurs de l’extrémité inférieure du corps disparaissent, celles-ci disparaissant, les autres resteront jusqu’à la fin. Jamais il n’y a de déformation du squelette mais la contracture suit la douleur.
La marche de ces douleurs est facile à comprendre, ainsi que celle des contractures : au fur et à mesure que le pus monte, ces symptômes le suivent dans sa marche ascendante.
Funk et Bergameschi ont noté des mouvements convulsifs dans les membres inférieurs : les membres supérieurs sont comme dans la douleur, presque toujours épargnés parce que l’inflammation ne peut pas gagner facilement la partie supérieure du canal médullaire. Ces convulsions durent peu, car la paralysie leur succède témoignant ainsi de l'augmentation du pus.
Il importe aussi de noter d’autres phénomènes nerveux, tels que l’affaiblissement permanent et croissant des membres inférieurs. Le malade s’affaisse s’il veut se lever (Lewitzky), finalement la paralysie arrive, bien que ce ne soit pas la règle générale, ainsi qu’en témoigne notre observation.
Les réflexes rotuliens ont été trouvés tantôt abolis, tan-
tôt exagérés, quelquefois normaux. Le chatouillement de la plante des pieds diminue au fur et à mesure que la maladie progresse.
Les troubles de la sensibilité ne manquent jamais ; au début, l’hypéresthésie de la peau et des muscles notamment aux membres inférieurs, est rendue évidente à l’aide d’une pression modérée et du pincement, puis peu à peu, cette sensibilité exagérée diminue et finit par disparaître tout-à-fait.
Le faciès du malade n’a rien de caractéristique, le décubitus est dorsal. Au début, le patient cause de lui-même, puis bientôt il ne répond plus qu'aux questions adressées, il conserve pourtant sa pleine connaissance jusqu’àla mort, ce qui distingue facilement la périméningite des maladies du cerveau. Il se plaint peu, à moins qu’on lui imprime des mouvements; vers le soir du subdelirium, des hallucinations s’il y a des antécédents alcooliques.
Certains petits signes décrits à propos des méningites s’y rencontrent : contraction musculaire, corde du biceps etc.
Du côté des yeux il n’y a rien à signaler.
En examinant les différents appareils de la vie organique, on constate que l’appétit manque totalement, que la soif est modérée. La constipation est opiniâtre et ne cède pas aux moyens médicaux : le malade vomit.
L'appareil pulmonaire examiné décèle de la ER la dyspnée est souvent vive. Quelquefois le rhytme respi ratoire Se rapproche de celui de Cheyne-Stokes.
Le pouls régulier, parfois dicrote, est toujours très rapide. Dans ün cas de M. Lannois, le pouls était très lent,