‹ Contribution à l'étude de la périméningite aiguëChapitre 15 sur 26 · NS · texte numérisé non relu

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ce qui était dû au siège cervical de la région. On sait du reste que dans les lésions de la moelle cervicale Ze pouls lent permanent est la règle.

La rate estnormale. Les urines rares, foncéesencouleur, sédimenteuses ; on note de la rétention au début.

D'une manière générale, la fièvre est en relation avec la suppuration, mais varie avec le siège de la lésion.

A la période terminale, des phénomènes graves se montrent qui annoncent la fin. L'intelligence est conservée bien que le malade ait l'aspect typhique, la langue est sèche, noirâtre, les dents fuligineuses; puis il y a délire, carphologie, soubresaut des tendons. La dyspnée augmente, des räles fins disséminés dans toute la poitrine se perçoivent surtout aux bases. Il y a del’incontinence d’urine. La températur e continue à s’élever ou s’abaisse d’une façon imprévue. Le malade meurt bientôt dans un état comateux.

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Dinagno stic.

Nous abordons avec appréhension ce chapitre. Si des auteurs comme Albers et Leyden n'avaient pas affirmé la possibilité du diagnostic, nous aurions hésité à aborder ce passage difficile. |

Pour Leyden, on peut affirmer la maladie, quant à des accidents méningitiques coexiste une collection purulente située au voisinage de la colonne osseuse ; quand la périméningite est spontanée, primitive, le diagnostic est presque impossible.

Au début, il suffit de réfléchir pour éliminer le lumbago, les fractures ou contusions du rachis, la névralgie sciatique ou crurale, la coxalgie, la sacro-coxalgie, le rhumatisme articulaire. Si la périméningite aiguë se développait chez un adolescent, il serait difficile de savoir si l’on ne se trouve pas en présence d’une ostéomyélite aiguë. Le malade que nous avons observé présentait tellement bien cette forme, qu'après la mort nous avons trépané son tibia pour nous rendre compte si une suppuration de l'os n'avait pas été le point de départ. Dans la périméningite, les douleurs ne sont pas fixes, localisées, et ne présente pas la

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région des épiphyses plus douloureuse que d’autres régions. Ds

L'examen de la courbe de température empêchera de confondre avec la fièvre typhoïde.

Les véritables diagnostics difficiles à établir, ce sont ceux avec les méningites et les myélites.

L'absence du trépied méningitique, d’altérations cérébrales, de complications du côté des yeux, la courbe de la température font de suite rejeter les méningites cérébrales.

La méningite cérébro-spinale, par son caractère épidémique, son association fréquente avec la pneumonie, avec l’endo-péricardite,. ses particularités cliniques permet de ia reconnaître. :

Quant à distinguer la périméningite des méningites rachidiennes, c’est là la grande difficulté. On considère à celles-ci deux phases, dans la première nous trouvons les douleurs en ceinture avec irradiation dans les membres, dans la seconde les contractures dominent la scène ; les parésies se montrent dans les membres contracturés, les paralysies leur succèdent.

Dans la périméningite, les douleurs dans les membres . constituent le symptôme le plus important et le plus constant. Elles ont une forme particulière sur laquelle nous avons insisté, tant au point de vue du siège, des maxima, desirradiations, que de la marche et de la durée. Les contractures sont plus rares ainsi que les paralysies; ces dernières ne se montrent que vers la fin de la maladie, tandis que dans les méningites elles sont hâtives.

I] faut aussi penser au méningisme spinal, examiner les

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conditions favorables au développement de ce syndrôme, rechercher le rhumatisme articulaire aigu et les pyréxies £raves (variole, impaludisme, etc., etc.). |

Noublions pas les affections chroniques des méninges, surtout la pachi-méningite scléreuse rachidienne (Joffroy). Les caractères cliniques du tétanos ne permettent pas le doute sur l'affection causée par le bacille de Nicolaier.

Quant aux tumeurs extra-méningées (kystes hydatiques, abcès froids), elles rentrent dans l'étude des péri-méningites chroniques.

11 suffit de rappeler que dans le ramollissement de la moelle, la paralysie est complète, qu’il y à anesthésie, perte des reflexes, de la contractilité musculaire.

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