‹ Contribution à l'étude de la périméningite aiguëChapitre 17 sur 26 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Définition. — La périméningite aiguë est produite par l'inflammation du tissu cellulo-graisseux qui entoure la dure-mère. |

Historique. — Les premières études sur cette affection ne datent guère que d’un demi-siècle, elles furent faites en Allemagne.

: C’est seulement dans ces dix dernières années que sous l'impulsion des médecins militaires français, la question réapparut chez nous et s’y perfectionna à tous les points de vue.

Etiologie. — Les périméningites aiguës peuvent être divisées en deux classes.

1° Les périméningiles aiguës spontanées qui apparaissent sans causes appréciables ; toutes traces d’infection ou de suppuration n’ayant pas existé ou ayant disparu sans laisser de traces.

“2 Les périméningites aiguës secondaires qui sont consécutives aux inflammations du tissu cellulaire ou des muscles avoisinant la colonne vertébrale ou en étant éloignés.

Pathogénie. — L'infection du tissu cellulaire méningé peut se faire soit :

1o Par propagation directe des suppurations.

‘2° Par la voie circulatoire (Netter).

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3° Que'quefois par ces deux modes réunis.

L'agent pathogène qui se rencontre dans le pus est le staphylocoque doré.

‘Anatomie pathologique. — 1° Dans les périméningites secondaires, la voie que suit le pus pour pénétrer dans le canal médullaire, est souvent facile à saisir à l’autopsie : c'est par les trous de conjugaison, par le canal rachidien lui-même dans certaines opérations, qu’il gagne le tissu . cellulaire péri-méningé.

Pour les périméningites spontanées, il n’existe pas de lésions appréciables fournissant à première vue l’explication.

2° La périméningite aiguë peut être circonscrite, le plus fréquemment elle est diffuse. Les dispositions anatomiques de la dure-mère, son adhérence au trou occipital, la distribution du tissu cellulaire péri-méningé commandent à la marche et à l'abondance du pus. Ce dernier ne dépasse pas les premières vertèbres dorsales et s’aceumule à la face postérieure des enveloppes et à la région lombaire.

3° Des complications non rares se rencontrent dans cette maladie, les unes portant sur le système nerveux (arachnitis, ramollissement de la moelle par compression), les autres atteignant les organes et en particulier les poumons (infarctus suppurés, exsudats pleurétiques).

Symplomatologie. — Le début peut affecter trois formes : suraigu, aigu, lent.

Quelqu’ait été le début on peut classer les observations en deux catégories :

1° Les unes dans lesquelles les symptômes méningés ne font pas défaut ce sont, douleurs aux membres inférieurs

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