CHAPITRE VII Traitement
Leyden déclarait illusoire le traitement de la péri-méningite : grâce aux progrès de l’antisepsie et de la chirurgie, ce jugement n'est plus que l'expression d’une erreur.
Avee MM. Antony, Netter, Chipault, nous croyons qu’en présence d’une péri-méningite aiguë dont le pronostic est fatal, on ne doit pas hésiter à tenter une opération aussi grave soit-elle. C’est la seule chance de guérison offerte aux malades. M. Antony le reconnaissait et se demandait, dans sa première observation, si une opération chirurgicale ayant pour but, soit d’évacuer le pus d’une collection purulente péri-méningée, soit de diminuer les symptômes de compression des centres médullaires, ne serait pas couronné de succès. Deux ans après, il diagnostiquait une péri-méningite et M. Delorme opérait le malade dont l’observation est relatée. La terminaison fut fatale parce que la péri-méningite se compliquait d’arachnitis avec envahissement cérébral. Nous pensons que ce seul cas ne doit pas faire varier notre opinion et qu'il faut torjours évacuer le pus de l’abcès inter vertébral. La chute brusque de la température avec, paralysie totale et perte de sensibilité, l’'envahissement de l’encéphale nous
US paraissent pourtant des contre-indications à toute intervention. La paraplégie qui se constitue est au contraire une indication formelle d'intervenir le plus promptement possible. L'opération qui nous paraît devoir être pratiquée est la lamnectomie de M. Delorme. Nous croyons avec M. Chipault qu'il ne faut pas craindre d’avoir une ouverture supérieure et une inférieure pour permettre plus facilement l’évacuation du pus, il faudrait donc une double lamnectomie, l’une à la région sacro-lombaire, l’autre à la limite supérieure probable des lésions rachidiennes. On pourrait ainsi faire de l’une à l’autre des lavages répétés et un double drainage.