RS EUR
e ? 4 A . , tiné s’adhère au côlon transverse. Les parois, surtout la petite . courbure, sont denses et fermes. Les ligaments suspenseur et coronaire et le péritoine diaphragmatique sont épaissis et infiltrés.
Observation VII. — Scuerrer (Jahrbuck für Kinderheilkunde Bud XV, Leipzig, 1880). — Cancer de l'estomac.
B. M., âgé de 14 ans. Anorexie, douleur et signes de tumeur dans l'hypochondre gauche, vomissements alimentaires sans hématémèse ; fièvre, 38°2 du jour de l'entrée jusqu'à 3 semaines avant la mort, pendant lesquelles la température a atteint 40°. — Mort dans le collapsus. Durée 14 mois.
Autopsie. — Ascite mêlée de débris floconneux. Anses intestinales agglutinées dans une grande étendue ; estomac adhérent au foie, à l'épiploon et à la portion gauche du diaphragme; cancer ulcéré occupant le fond de l'estomac, nombreux nodules cancéreux sur la petite courbure, ganglions mésentériques volumineux durs, grosses masses méolasiques aux extrémités de la rate. Quelques nodosités blanchâtres au niveau du repli péritonéal du rein gauche adhérent à la tumeur. Ex. hist. : tumeur encéphaloïde.
Observation VITI.—Aubt1B8erT. (Lyon médical, 1876; t. XXII, p.577).
C. M., âgée de 25 ans; grossesse avec vomissements incoercibles. Avortement provoqué. Un mois après, oppressions et douleurs atroces accompagnées de vomissements. Une semaine après on constate de l’épanchement ascitique. Constatation de tumeur épigastrique après la paracentèse. Durée, phase aigüe-aseite : un mois.
Autopsie. Ascite séro-fibrineux, 8 à 10 litres ; fausses membranes. Dégénérescence cancéreuse diffuse de la petite courbure et du pylore. Les organes voisins de la lésion stomacale présentent un épaississement fibreux (?) du péritoine. Deux ganglions dégénérés. A l’épigastre se trouve une masse formée par une agglomération de petites tumeurs noyées dans une atmosphère cellulo-adipeuse, d'un volume d’une tête d’épingle ou de celui d’un petit pois, d’une couleur blanc-jaunâtre, d’une consistance ferme et d’une forme arrondie. La masse s’est détachée avec assez de peine du côlon transverse et de l'estomac. (Serait-ce le grand épiploon dont l’auteur ne parle pas ?) Ex. hist. : cancer alvéolaire.
Observation IX. — BEerrezuerm. (Weiner, med.-presse, 1877).
Jeune fille de 25 ans.
Autopsie. — Cancer pylorique s'étendant jusque vers le milieu des faces antérieure et postérieure de l’estomac.Productions cancéreuses secondaires sur la séreuse hépatique et stomacale sous la forme de petites masses très molles et colloïdes de la grosseur d’une aveline. D’autres plus grosses se trouvent sur le mésentère.
Observation X. — VizrarD. (Bull. Soc. anat., 1873, p. 121).
R. T., âgée de 30 ans. Début par douleurs et troubles digestifs ; peu de temps après constatation de tumeur du côté gauche de l'abdomen ; soif vive, amaigrissement et mort dans la cachexie. Durée : 4 mois.
Autopsie. — Noyaux cancéreux de le foie, petites plaques :
grisâtres carcinomateuses sur les plèvres, surtout à gauche.
L'estomac est entouré de tissu dégénéré et perforé près de son extrémité pylorique. Les ganglions périgastriques sont considérables. Le grand épiploon est complètement dégénéré. Ex. hist: cancer alvéolaire.
Observation XI. — Dirrricu (Prager V'eftteliarschift, 1846, Bud. XIII, 165).
Jeune fille de 19 ans, très amaigrie, présentait au pylore une tumeur squirrheuse dure, grisâtre, mamelonnée et accompagnée d’un rétrécissement considérable de l’orifice. On constate aussi des tumeurs sémblables à la valvule de Bouhin, dans le rectum, sur le péritoine, dans les trompes. de Fallope, sur les plèvres et dans les ganglions bronchiques.
Dans ces trois dernières observations, il n'y a aucune mention d'épanchement intra-péritonéal. Malheureusement elles ne sont pas suffisamment détaillées pour être sûr de l'absence de l'ascite et pour les considérer ! comme des cas de péritonite cancéreuse sèche,
Observation XIT. — RaouLzr (Bull. Société Anat. T89r, p.15). Cancer en nappe de l'estomac.
L..., âgé de 43 ans. Troubles digestifs, amaigrissement, ballonnement du ventre, tumeur épigastrique ; ganglion sus- -claviculaire, cachexie progressive et mort.
Autopsie. — Un litre de liquide ascitique rouge étre: Tout l'estomac est envahi du cardia au pylore. Le grand épiploon, l'épiploon gastro-hépatique, la séreuse hépatique et Le péritoine de l’arrièrecavité des épiploons sont couverts de granulations grisâtres.
Observation NET — Trekari (Bull. Soc. Anat., 1890, p. 241). Cancer de l'estomac.
Femme. Au début : vomissements aqueux, constipation, hoquet ; 16 mois plus tard: douleurs lancinantes épigastriques, anorexie, tumeur épigastrique, amaigrissement progressif; délire, hallucination et mort dans le coma.
Autopsie. — Absence complète de liquide ascitique. Estomac rétracté; la partie droite de la grande courbure touche la petite courbure; la moitié droite des faces antérieures et postérieures est
infiltrée du néoplasme. Le grand épiploon constitue une grosse tumeur jaunâtre, allongée le long de la grande courbure et adhérente aux organes voisins. Le péritoine diaphragmatique est criblé de noyaux cancéreux du volume d’un grain de mil à celui d'une noisette.
Périsplénite cancéreuse. — Des noyaux cancéreux du volume d’une lentille sont parsemés sur toute la tunique séreuse de l'intestin grêle, sur le péritoine pariétal antérieur et postérieur, sur le péritoine pelvien et sur le mésentère. Ils ont été constatés aussi dans les parenchymes utérin et ovarien. (L'examen histologique a démontré que ceux-ci contenaient un épithélioma cylindrique de même nature que celui de l'estomac). Aucune autre généralisation du cancer dans les organes abdominaux. Les organes thoraciques ne présentent rien de remarquable si ce n'estun tHbbièute enkysté du volume d’une grosse noisette.
Note de l’auteur. —. Dans notre Observation, le cancer paraît, après avoir envahi le péritoine, s’ètre propagé de proche en proche, en particulier aux ovaires et à l'utérus, en les pénétrant de dehors en dedans.
: Aslantan, — 7.
Observation XIV. — Coryopuiccis (Bull. Soc. anat., p.505.) Squirrhe de la petite courbure de l'estomac.
Homme âgé de 76 ans, entrant à l'hôpital dans une prostration extrême, ne pouvant fournir de renseignement. Cachexie, fièvre et mort dans le coma.
Autopsie. — Une masse, pas très volumineuse, dure au toucher, se trouve dans la petite courbure de l'estomac. Les feuillets pariétal et viscéral du péritoine sont parsemés d’ulcérations grosses comme une lentille ou comme un pois; les unes ont actuellement leurs bords taillés à pic, les autres, et c’est le plus petit nombre, sont comme cicatrisées, ombiliquées. Leur fond est irrégulier. Au voisinage de l’ulcération, on ne voit à l'œil nu aucune altération de la séreuse, et nettement on n’aperçoit pas sur le péritoine ces traînées lymphangitiques de couleur blanchâtre, qu’on rencontre dans d’autres cas de propagation du carcinome au péritoine et au foie. Les ulcérations sont plus nombreuses vers le bord adhérent du mésentère. Le mésocôlon présente les mêmes lésions. Le grand épiploon est noirâtre et replié sur lui-même, dans la partie droite. La cavité de l'abdomen ne contenait pas de trace de liquide. Les autres viscères ne présentent rien de particulier. Le foie est congestionné par place. Ex. hist. : Estomac, épithélioma cylindrique ; ulcérations péritonéales : même structure, seulement les tubes à cellules cylindriques sont beaucoup plus nombreux, et leur élimination FPE semble constituer l’ulcération.
Observation XV.— Maurin (Bull. Soc. anat., 1889, 556.)
L. F.. âgé de 42 ans. A partir de 6 mois avant la mort : amaigrissement, vomissements, ascite et dilatation des veines sous-cutanées abdominales.
Autopsie. — 5 à 6 litres de liquide ascitique citrin. Le foie pèse 3800 gr. et contient de grosses masses blanchâtres. La moitié droite du péritoine diaphragmatique et le péritoine des fosses iliaques sont couverts de granulations blanchâtres et dures; sur les autres points l’éruption est discrète. Le point de départ des lésions est le pylore. Cavernes pulmonaires.
Observation XVI.— Gomsauzr (Bull. Soc. ant. 1886, p- 331.) Cancer latent de l'estomac.
Femme de 60 ans. Amaigrissement, perte des forces, développement progressif du ventre. Deux ponctions donnant du liquide citrin. Tumeur épigastrique. Quelques jours avant la mort diarrhée profuse s’accompagnant d’une diminution rapide de l’ascite. Muguet, brontho-pneumonie. Mort.
Autopsie. — Un peu de liquide ascitique citrin ; pas de fausses
. membranes. Mésentère épaissi et rétracté. La séreuse de l’instestin
grêle est marbré de taches noires, constellée delignes cicatricielles d'un blanc nacré, parsemées elles-mêmes de granulations saillantes et dures. Ces lésions s’accentuent à mesure que l’on monte vers la région sus-ombilicale. Le grand épiploon forme un bourrelet épais et bosselé. Le foie, l'estomac, la rate, le côlon transverse sont fortement unis par des adhérences fibreuses et forme une masse unique sous l’épaississement général de la séreuse. Ces lésions sont aussi très accentuées dans le flanc droit. Le péritoine et les organes du petit bassin sont sains. Les parois stomacales sont fortement épaissies surtout vers la petite courbure et le cardia ; la muqueuse est ulcérée à ce niveau. Le foie est petit et adhérent au diaphragme par des brides épaisses, la rate est petite sous sa capsule épaissie. Les ganglions lymphatiques sont peu volumineux.
Observation XVII. — Pirzier (Bull. Soc. anat. 1888, p. 429). Epithélioma infiltrant de la paroi stomacale.
S. E..., âgé de 60 ans. Ballonnement du ventre, amaigrissement, œdème léger malléolaire; douleurs abdominales, vomisse-
ments. Dans le dernier mois, diarrhée et diminution de l’é épanche-
ment ascitique. Dyspnée.
Autopsie. — Cancer en nappe diffus de l'estomac. Le nd épiploon rétracté forme un bourrelet noueux. Les lymphatiques infiltrés se dessinent très nettement sur la face inférieure du diaphragme, sur la surface des intestins et sur le mésentère. Les lymphatiques présentent des nodosités sur leur trajet. Cette injection cancéreuse des lymphatiques est cantonnée dans l'abdomen et ne s'étend pas aux lymphatiques pleuraux. Poumons, foie intacts, Ex. hist. : squirrhe.
Observation XVIIL. — PERSONNELLE (inédite). Cancer de la petite courbure de l'estomac.
P. J., âgé de 47 ans, entré-à l'hôpital Le 27 mars 1891. Antécédents personnels = alcoolique. Début : Depuis le mois de décembre dernier, lé malade est atteint de troubles dyspeptiques ; ; il a des pituites matinales avec pyrosis ; après les repas il est oppressé, il a la tête chaude, des nausées, la sensation du pesanteur à l'épigastre et celle de corps étranger dans le gosier.
Examen clinique. Anorexie, état saburral de la langue: nausées durant toute la journée. L’estomac est un peu dilaté. La digestion est difficile, les vomissements sont rares et la constipation la règle. Le malade a un teint terreux, il est très amaigri. Des râles sous-crépitants sont disséminés dans les deux poumons. Rien au cœur et du côté des autres appareils. '
Le 5 mai. Vomissements accompagnés d’oppression. Le 11, phlébite de la veine fémorale droite. Le 12, hémoptysie légère, oppression; dépression profonde; signes d’épanchement pleural gauche, râles de congestion des deux côtés. Rien au cœur.
Le 17. Décès. Autopsie. Un peu d’épanchement citrin dans le péritoine, qui est parsemé de granulations cancéreuses surtout au niveau du ligament suspenseur du foie et du mésentère. L’épiploon en est farci. Les ganglions mésentériques sont .dégénérés. Une tumeur cancéreuse en plaque occupe la région de la petite courbure et s'étend jusqu’au pylore, sans franchir la limite de la valvule. La face muqueuse de la tumeur est ulcérée. La surface du foie et de la rate est chagrinée, on ne trouve pas de noyaux secondaires dans leur parenchyme. Le col de la vésicule biliaire, envahi par le cancer, est obstrué; la vésicule ne contient qu’une matière mucoïde. Epanchement séro-fibrineux dans la plèvre gauche. Les deux poumons sont congestionnés sans contenir des noyaux cancéreux. Dans le péricarde existent plusieurs plaques lactescentes dont quelques-unes simulent de grosses pustules varioliques. Nous avons trouvé quelques noyaux cancéreux dans le muscle cardiaque. Ex. hist. cancer alvéolaire,
Observation XIX.— PErsonneLre (inédite). Cancer du pylore, péritonite cancéreuse.
R. L..., âgé de 28 ans, entré à l'hôpital le 18 décembre 1890, dans le service de M. le professeur Arnaud. Antécédents: nuls. Début : malade depuis le mois de novembre. Des coliques atroces qui ont duré trois semaines; constipation opiniâtre, défécation et miction douloureuses.
Examen clinique. — L'appétit est nul, la langue saburrale, Le ventre globuleux et douloureux, on y constate un épanchement ascitique ; la sensibilité abdominale n’est pas également répartie sur tous les points. Épanchement pleural gauche. La matité monte jusqu'au niveau de la fosse sous-épineuse. Le cœur est dévié et le maximum des battements se fait entendre au-dessous du bord droit du sternum. Dyspnée. Rien du côté des autres appareils.
: Le 30 décembre, thoracentèse. — Deux litres et-demi de liquide séro-fibrineux. |
Le 22 janvier 1891. La moitié inférieure des faces antérieure et latérale du côté gauche du thorax est douloureuse à la pression dans ses couches profondes.
Le 9 février. Nouvelle thoracentèse, 2 litres de liquide sérofibrineux. Il s’est formé une tumeur mollassesur le bord gauche du sternum au niveau de l'articulation du 5° cartilage costal.
Le 4 mars. Entérorrhagie modérée.
Le 7. Décès. Le malade avait maigri considérablement dans les derniers temps, son teint était devenu jaune terreux. Il n’a jamais eu de fièvre durant toute la maladie.
Autopsie. — Ankylose pleurale du côté droit. Du côté gauche, la plèvre est excessivement épaissie, surtout la plèvre pariétale (de 2 à 5 mil.) ; la cavité pleurale est irrégulière à cause des adhérences pleurales ; elle contient du liquide séro-fibrineux. Le poumon gauche est tout-à-fait ratatiné. La convexité du diaphragme est très accentuée, surtout à gauche.
Le feuillet pariétal antérieur du péritoine est excessivement épaissi (de 3 à 5 mil.) dans toute son étendue; cet épaisissement se continu dans les flancs, les fosses iliaques et dans la cavité pelvienne. Les anses intestinales sont adhérentes Les unes aux autres par des fausses membranes. La grande cavité péritonéale contient un peu liquide citrin (près d’un litre et demi). Les adhérences ont transformé l’arrière-cavité des épiploons en une poche kystique
ie
limitée par le diaphragme et le foie, en haut, l'estomac la rate et le côlon transverse en bas et la paroi costo-musculaire de l'hypochondre gauche en dehors. Cette poche est fortement distendue d’un liquide citrin. La cavité pelvienne est séparée de la grande cavité péritonéale par des productions pseudo-membraneuses qui forment un véritable diaphragme. Le foie est atrophié, scléreux et sans noyau secondaire. La rate est aussi atrophiée. Les ganglions ne sont pas très engorgés. |
Une plaque cancéreuse occupe la région pylorique et de là s'étend sur une grande partie des parois stomacales et sur le duodénum, elle est adhérente aux organes voisins. Les reins sont un peu congestionnés. Le pancréas est sain. La tumeur sternale est un noyau secondaire ayant perforé cet os, deux autres noyaux métastatiques se trouvent sur la quatrième vertèbre dorsale et la première lombaire qui sont rangées par les néoplasmes cancéreux.
Ex. histologique : cancer alvéolaire.
Observation XX. — PERSONNELLE (inédite). Cancer du cardia (?) Péritonite cancéreuse.
M. R., âgée de 41 ans, entrée à l'hôpital le 27 juin 1894.
Antécédents. — Nuls.
Début. — Elle a accouché en juillet 1893. Après cinq mois d'allaitement, elle a été obligée de sevrer son enfant parce que l’anorexie, la dysphagie dont elle souffrait devenaient de plus en plus inquiétantes. Elle ne souffrait que quand elle avait mangé. Les douleurs étaient dues à la difficulté d’ingestion des aliments, qu'elle rendait en partie ou entièrement, et ce n’est qu’alors qu’elle cessait de souffrir. Elle n’a jamais vomi du sang. Elle n’a pas eu d’autres troubles jusqu’il y a deux mois. A cette époque, elle a constaté le commencement du gonflement de son ventre, en même temps qu'elle a eu de très vives coliques accompagnéés d’un peu de dévoiement. Depuis, elle a souffert de temps en temps de son ventre; mais la douleur a été moins intense, sans être accompagnée de selles liquides. La malade se trouve bien amaigrie et pâlie.
Examen clinique. — Dysphagie très accusée, les aliments avalés sont rejetés entièrement ou en partie presque de suite après la déglutition. Le ventre n’est pas étalé comme celui des batraciens. Les téguments portent des vergétures anciennes. A la percussion
on constate de la matité au-dessus de l’arcade pubienne remontant
jusqu’à l'ombilic; latéralement les flancs et la partie externe des
fosses iliaques sont sonores; la partie supérieure de l’abdomen est aussi sonore. La matité se déplace par le changement du décubitus de la malade. La sensation du flot existe. La paroi abdominale est souple et à l'hypogastre on ne trouve aucune néoformation. Trois travers de doigt au-dessus de l’ombilic, on constate une bande dure allongée de la ligne mammaire à la ligne xyphoïdienne. La percussion donne de la sonorité à ce niveau. On ne sent aucune autre induration dans l'abdomen. Les ganglions inguinaux, axillaires et cervicaux ne sont pas engorgés. Les membres inférieurs sont enflés. Rien d’anormal du côté des appareils respiratoire, circulatoire, urinaire et nerveux. Menstruation régulière, pas de pertes blanches. Constipation habituelle, Emaciation assez accusée.
Le 28 juin. Laparotomie exploratrice. — Le péritoine contient près de 8 litres de liquide citrin. Le grand épiploon est ratatiné et rétracté vers son insertion. On constate de nombreuses indurations au niveau du cardia. (L’exploration du |péritoine n’a pas été minutieuse). La malade, guérie de sa plaie opératoire, est sortie un mois après.
B. — Péritonite cancéreuse d'origine intestinale.
Observation XXI. — Du Castez (Arch. gén. méd., 1882). Cancer | de l’iléon.
G. M..., âgée de 47 ans. Début par des douleurs. Durée : 7 mois.
Autopsie. — Épanchement séreux trouble abondant dans le péritoine; anses intestinales soudées entre elles par des fausses membranes fibrino-purulentes; noyaux cancéreux sur le grand épiploon; ganglions cancéreux. La masse cancéreuse formant un cylindre rigide occupe les cinq derniers centimètres de l'intestin
grêle.
Observation XXIE = Du Casrec (Id). Cancer iléo-cæcal.
L. H..., âgé de 76 ans. Début par des pesanteurs d'estomac; 6 semaines après on constate une tumeur. Mort par une diarrhée incoercible.
Autopsie. — Granulations cancéreuses à la surface du péritoine; ganglions cancéreux.
Observation XXIIT. — Raourr (Bull. Soc. anat., 1892, p. 304). Cancer de l'intestin et ‘du péritoine, avec cancer d'une portion d'intestin hernié et du sac herniaire.
D... âgée de 60 ans. Deux hernies apparues 24 ans auparavant, sièges de coliques passagères, souvent très vives, accompagnées de diarrhée et parfois de vomissements. De plus, plusieurs fois. douleurs. de l'hypochondre droit accompagnées de vomissements et, d'ictère, Amaigrissement depuis deux ans. Un mois avant.ka mort apparaissent des douleurs abdominales siègeant au niveau du côlon, suivies une dizaine de jours après dt ballonnement du ventre et d'augmentation des coliques. A Thôpital on à constaté: amaigrissement, ascite légère, borborygme et des noyaux durs arrondis sous la paroi abdominale. Une hernie inguinale droite. grosse comme un fort poing, sonore, irréductible, ayant une masse dure du volume d’une noix à sa partie externe. Une autre hernie, inguinale gauche, contient deux masses dures. Quelques vomissements après les repas. Selles rares et moulées. Affaiblissement et mort,
Autopsie. — Le péritoine contient des gaz fétides et trois litres d'un liquide jaune fécaloïde contenant des grumeaux jaunes. Le ‘grand épiploën est bourré ‘de noyaux cancéreux. Nombrèuses adhérences entre les anses intestinales qui sont couvertes de masses cancéreuses sous-péritonéales. Mésentère rempli de noyaux cancéreux. Perforation intestinale. Dans la hernie inguinale droite, une anse d'intéstin grêle est entourée d'un tissu lardacé diflicile à disséquér, recouverte de nodules cancéreux : il en est de même de la face intèrne du sac. Dans la hernie inguinale gauche on trouve une portion du grand épiploon chargée de granulations cancéreuses et en rapport avec un gros ganglion dégénéré. L'S iliaque, envahi par le cancer, est considérablement rétréci. L’estomac est dilaté et
présente des noyaux cancéreux dans Les épiploons avoisinants, Le foie présente des nodules cancéreux seulement à la surface. La face inférieure du diaphragme est recouverte des mêmes nodules. Rien du côté des reins et de la rate. Poumons congestionnés à la base. Cœur normal. Tous les ganglions et les vaisseaux lymphatiques de l’abdomen et du thorax ont subi, à des degrés divers, la dégénérescence cancéreuse.
Observation XXIV.— Tison (Bull. Soc. anat. 1889, p. 609). Cancer du cœcum.
L. A. H.., âgé de 67 ans. Troubles dyspeptiques depuis 7 ans et coliques hépatiques, accompagnées d'ictère, depuis quelques années. Huit mois avant la mort il a commencé à souffrir du côté droit, en même temps qu'il grossissait. Jamais de diarrhée ni de constipation. À l'hôpital on a constaté : une teinte jaune paille; l’hypochondre et la fosse iliaque droite sont douloureuses à l’exploration, mate à une percussion douce, et sonore à une pereussion forte, et ils contiennent une masse dure en forme de plaque. Hypertrophie hépatique. Frisson et fièvre vespérale (39°). Aggravation progressive de l'état général, douleurs de plus. en SES vives, dyspnée et mort.
Autopsie. — Liquide ascitique sanieux abondant et Fe odeur infecte. Le grand épiploon est épaissi et renferme des noyaux cancéreux. Les anses intestinales sont agglutinées. Le côlon ascendant est perforé. La tumeur de l'hypochondre droit semble avoir envahi primitivement le cœcum qu’elle englobe complètement et d'où elle s’est propagée d’une part, sur la fin de l’iléon ét d'autre part, l’origine du côlon ascendant. La tumeur est friable et donne à la coupe beaucoup de suc. Tout le mésentère ést également envahi. Le foie ne contient pas de noyaux cancéreux.
Observation XXV. — RaAyer (Maladies des reins, t. IIL, p. 694). Cancer ulcéré du cœcum.
Vieillard cachectisé avec œdème et diarrhée coliquative.
Autopsie. — Un litre de liquide ascitique roussâtre. La moitié inférieure de l’intestin présente des plaques blanchâtres; sous la ‘membrane muqueuse de l'iléon on remarque de petits dépôts de
tissu encéphaloïde blanchâtre assez dur, du volume d’une lentille;
dans l’intérieur du cœcum, il y a plusieurs ulcérations ; la valvule cœcale est presque détruite. Les tuniques du cœcum sont beaucoup augmentées d'épaisseur, en quelques points elles ont 5 à 6 lignes.
Le côlon offre plusieurs ulcérations irrégulières. Le foie contient
quelques noyaux encéphaloïdes. Les deux reins aussi contiennent des noyaux secondaires dans la substance corticale. Les autres organes abdominaux sont sains.
Observation XXVI.— Péax (CL chir., t. I) Epithélioma du rectum.
M., âgé de 26 ans. Ténesme rectal, défécation douloureuse, écoulement de liquide sanguin et ichoreux, affaiblissement et émaciation ; rétrécissement cylindrique remontant à la hauteur de deux phalanges, et par conséquent n’atteignant pas la limite de la séreuse péritonéale. Ulcérations sur les parties antérieures et latérales du néoplasme. Ablation au thermo-cautère. Mort par péritonite généralisée. ;
Autopsie. — Masses cancéreuses disséminées dans le péritoine pelvien et dans le foie.
Observation XXVIL. — Micnaux (Th. de Villard, P. 1886) Cancer du côlon transverse.
T. E., âgé de 53 ans. Affaiblissement, amaigrissement, douleurs abdominales ; plus tard anorexie complète, vomissements alimentaires, quelquefois des débâcles, développement progressif d'une tumeur abdominale qui ulcère la peau; ballonnement du ventre avec un peu d’ascite; œdème bilatéral des membres inférieurs. Cachexie et mort.
Autopsie. —Tumeurallongée transversalement au-dessous de l’estomac, au niveau du bord supérieur du côlon transverse, occupant toute l'épaisseur du grand épiploon, d’une consistance ferme et d’une coloration noirâtre. Le péritoine offre une quantité considérable de noyaux très durs, de même apparence que la tumeur principale et de dimensions variant entre celles d’un pois et celles d’une moitié de noix. Le côlon transverse présente sur la paroi inférieure une plaque noirâtre de plusieurs centimètres de long, mais peu large,
nf
Le noyau ombilical ne dépasse pas le volume d'un œuf de poule, Noyaux cancéreux secondaires dans le foie, Ex. hist. (Damaschino) : Epithélioma cylindrique.
Observation XX VIII. — PeRSONNELLE (inédite). Cancer du côlon transverse.
Vieille femme entre à l'hôpital, se plaignant de son ventre et d’une dyspnée intense. Elle ést maigre, faible, d’une coloration jaune terreux. Le ventre est excessivement ballonné et la paroi abdominale tendue. La zone épigastrique seule est sonore. Aucune anomalie du côté des appareils respiratoires et circulatoires. Pas d’albumine dans l'urine. On pratique d'urgence une paracentèse abdominale et on retire une dizaine de litres de liquide ascitique clair au début et sanguinolent à la fin. Après la ponction les anses intestinales se dessinent sous la paroi abdominale amincie. La palpation devenant facile, on constate alors la présence d’une énorme tumeur occupant tout l'abdomen, immobile, douloureuse et coiffée des anses intestinales. La malade meurt le lendemain de la ponction.
AutopSie. — Le péritoine contient près de RSS litres de liquide ascitique. Toutes les anses intestinales agglutinées adhèrent intimement à un énorme bloc cancéreux. Le point de départ de la dégénérescence cancéreuse est le côlon transverse dont la lumière est considérablement rétrécie. Il adhère intimement à l'estomac et aux anses intestinales. Le méso-côlon transverse et le mésentère dégénérés forment le noyau du bloc coiffé par les intestins. Le grand épiploon, envahi par le cancer, s’est rétracté vers son insertion et adhère aux organes voisins. Le péritoine pariétal est rougeâtre et parsemé de noyaux cancéreux. Les ganglions lymphatiques de l'abdomen sont hypertrophiés, surtout ceux du mésentère. Rien dans le foie, dans la rate et dans les organes thoraciques.
Ex. histologique : Epithélioma cylindrique.
Observation-XXIX.— Murcison (Transact. of the path. Soc., t. XX). Lymphadénome intestinal.
E. S., âgé de 24 ans. Début : deux mois avant la mort il a eu des douleurs abdominales et des vomissements après les repas; un mois
plus tard gonflement du ventre. Constatation de l’aseite et d’une tumeur abdominale. Mort par une cachexie rapide.
Autopsie. — Épanchement ascitique trouble (3 pintes), maintenu du côté gauche de l’abdomen par une volumineuse tumeur siégeant au-devant de la colonne vertébrale et recouverte des anses intestinales dilatées. La tumeur est constituée par les ganglions mésentériques, le duodénum et une portion du jujénum dont les parois sont considérablement épaissies. Productions lymphatiques sur le reste des intestins. On trouve des lésions analogues sur le péritoine pariétal, le diaphragme et la vessie; noyaux secondaires dans le foie et les reins. Dans chaque plèvre on trouve du liquide trouble sans fausses membranes.
L'examen histologique fait par le Comité a montré que partout la néoformation consiste en corpuscules arrondis entourés d’un réticulum. , |
Ils varient de 1/4000 à 1/2000 de pouce et ressemblent en tous points aux cellules Iymphatiques qui constituent en majeure partie des produits leucémiques. Sur le foie notamment les néoplasmes ressemblent à ceux que l’on trouve chez les sujets morts de leucémie. et leur nature est probablement identique à celle des lésions décrites par Cohnheim sous le nom de
pseudo-leucémie et par Trousseau sous celui d'adénie,
Observation XXX. — Barr (Soc. anat., 1859). Lymphadémie intestinale ; forme hyperplasique diffuse.
D. G..., âgée de 21 ans. Durée : 26 mois.
Autopsie. — Liquide ascitique citrin de trois litres à peu près, productions lymphadémiques sur l'intestin grèle. Les ganganglions mésentériques forment une tumeur considérable. L'estomac, le cœcum et le gros intestin sont sains. Le foie est volumineux et ses deux faces sont parsemées de bourgeons, de nodules saillants blanchâtres dont le volume varie de celui d’un pois à celui d’une pomme de grosseur moyenne. Leur nature lÿmphadénique a été confirmée par l'examen ‘microscopique. La rate est également infiltrée.
Observation XXXI. — Prcor (th. de Demange P. 1874.)
M. C., âgé de 22 ans. Amaigrissement, souffrancés. Tumeur iliaque droite, immobile et indépendante du foie. Ballonnement du ventre, dilatation des veines de la paroi abdominale. Pas de fièvre: vomissements bilieux. Ponction. Un litre de liquide purulent, Deux jours après, vomissements, fièvre et mort. Durée : 4 mois.
Autopsie, — La tumeur abdominale s'est développée autour du côlon ascendant et du cœcum. Tumeurs secondaires dans le péri-
toine. Infiltration des ganglions bronchiques; foyers néoplasiques
à la base des poumons adhérents au diaphragme. Ex. hist. (Rendu). Lymphadénome.
Observation XXXII. — Renpu (id.).
G. A., âgé de 11 ans. Météorisme et douleur abdominale; amaigrissement et vomissements; tumeur abdominale; dyspnée; cécité subite;double épanchement pleural; mort par asphyxie.
Autopsie. — Épanchement ascitique séro-purulent très abondant. Grand épiploon rougeâtre épaissi et chargé de granulations très vasculaires disposées le long des vaisseaux. Le péritoine viscéral présente à peine quelques lésions. Intestins congestionnés. Une tumeur a envahi l’appendice iléo-cœcal, la fin de lintestin grèle et le cœcum; elle occupe tout le mésentère (ganglions mésentériques); lardacée à la coupe avec des points d'hémorrhagie interstitielle. Peu de suc. Une foule de noyaux demi-transparents sont parsemés sur les plèvres, surtout sur les plèvres diaphragmatiques. Les ganglions médiastins sont envahis. Rien dans le foie et dans la rate. Encéphale congestionné. Ex. hist. : Réticulum fibrillaire à mailles fines tout-à-fait analogue à celui du tissu lymphatique. Les mailles sont remplies d'éléments lymphatiques caractéristiques. Les tumeurs du péritoine offrent la même structure.