Rectum
n’est visible. Le contenu abdominal est représenté (fig. 1) par des masses arrondies, recouvertes d’un enduit blanc, brillant, formant une couche continue ; cet enduit vernissé
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s'étend sur le péritoine pariétal, aussi bien du péritoine diaphragmatique que du péritoine de la paroi antérieure de l’abdomen. Des masses viscérales, l’une située derrière le diaphragme, rappelle la forme du foie, mais le bord en est arrondi, tous les angles en sont émoussés, la saillie vésiculaire elle-même est peu prononcée sans modification de la coloration ; seul son siège permet de reconnaître cet organe. Le ligament rond anormalement épais, fournit un point de repère précieux. Il n’y a d’ailleurs aucune adhérence anormale entre le foie et les organes voisins, qu’il s'agisse du diaphragme, de l’estomac ou du côlon. Le volume de la glande est d’ailleurs normal et à la coupe, son aspect n'apparaît pas profondément modifé. Elle est simplement recouverte d’une gangue blanche, nacrée, solide, d’un millimètre d’épaisseur environ, qui lui adhère très intimement et dont on ne peut la séparer. Après avoir relevé le foie, on constate que la rate, d’une part, l'estomac de l’autre, sont recouverts par la même formation brillante, leur siège et leur forme seuls, permettent là encore de les reconnaître. À la coupe, l’un comme l’autre de ces 2 viscères présente, sous le même revêtement que nous avons décrit au niveau du foie, un aspect absolument normal. Sous le foie et s’étendant d’un flanc à l’autre existe dans le fond de l’abdomen une véritable corde, grosse comme un doigt. Sa coupe montre qu'il s’agit d’un tissu blanc brillant, homogène, dur, criant sous le couteau : c’est certainement le grand épiploon rétracté sur lui-même, sclérosé, densifié et recouvert de la membrane décrite, commune à tout l'intestin. Sous cette corde existe une tumeur volumineuse, grossièrement .ovoide, à grand axe horizontal, allant d’une épine illiaque à l’autre, bosselée, n’adhérant en aucune façon au péritoine des parois antérieures et latérales de l'abdomen, pas plus qu’au péritoine pelvien, mais certainement unie de façon étroite à la paroi postérieure de l'abdomen sur une petite hauteur. Sa mobilisation laté-
rale est impossible ; dans le sens vertical on ne peut que la faire basculer autour de sa base d’implantation. La coupe de cette tumeur (fig. 2) montre qu’elle est constituée par le même revêtement indiscontinu que nous avons déjà trouvé au niveau du foie, de l’estomac et de la rate, épaisse de 2 à 3 millimètres recouvrant tout le tractus
intestinal en une masse unique. Les anses sont serrées
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l’une contre l’autre, impossibles à dissocier ; le même tissu dense qui constitue la corde épiploïque s’insinue entre elles et les pénètre. Ce tissu n’est nullement plus important au voisinage de la capsule d’enkystement qu’il semble prolonger, que dans les parois les plus profondes de la tuméfaction. Une coupe pratiquée à l’extrémité droite de cette masse intéresse la paroi coecale et, à deux reprises, l’appendice replié sur lui-même et noyé dans la gangue fibreuse.
Quand on a basculé cette tumeur en haut, on constate que le péritoine pelvien présente simplement le même aspect blanc, lisse, que tout le reste de la séreuse. La terminaison de l’anse sygmoïde fait un petit relief à la face inféro-postérieure de la masse abdominale ; cette saillie se continue par la saillie sous-péritonéale du rectum.
À l'ouverture du thorax il s'écoule une petite quantité de liquide citrin des plèvres. La surface des poumons appa-
Voie
raît sensiblement normale ; en aucun point on ne trouve un enduit vernissé d'aspect analogue à celui de la séreuse péritonéale. Tout au plus à droite, là où l’épanchement était plus considérable, la plèvre viscérale apparaît-elle un peu épaissie.
Les poumons ne présentent aucune anomalie, si ce n’est bien entendu, l’atélectasie des bases dûe aux épanchements. [Il n'y a en particulier aux sommets aucune induration faisant suspecter la tuberculose ; des coupes multiples ne montrent pas le moindre nodule ancien ou récent.
Le péricarde présente une petite zone de symphyse à la face antérieure du ventricule à peu de distance de la pointe. À la face postérieure du cœur il y a une vaste zone de symphyse.
Le cœur a une forme et un volume normaux. On ne note pas de lésions orificielles, il n’y a pas d’élargissement de l’aorte dont la paroi est souple et ne présente pas de lésions d’athérome. Il n’y a rien à signaler par ailleurs.
Les reins et les surrénales en particulier, ne présentent pas de lésions macroscopiques.
ErupEe HistoLocique. — Nous avons examiné de nombreuses coupes portant sur les divers organes thoraciques et abdominaux. Disons tout de suite que nulle part, même dans le poumon, nous n'avons observé de lésions tuberculeuses folliculaires ; après coloration à la fuchsine, nous n'avons pas vu un seul bacille de Koch. Nous ne décrirons qu'une coupe de la masse intestinale encapsulée, qui suffit à mettre en évidence tous les caractères histologiques de la pièce que nous avons recueillie.
La capsule d’enkystement est tout simplement constituée par du tissu conjonctif riche en fibres collagènes disposées parallèlement à la surface ; des noyaux nombreux sont épars sur la coupe, lymphocytes et plasmocytes ; mais il n’y a pas d’amas lymphocytaires un peu importants. Enfin