‹ Contribution à l'étude de la perméabilité cellulaire: La pénétration des acides organiques dans les cellules de quelques champignons inférieursChapitre 19 sur 82 · TECHNIQUE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE

La prise d’essai, contenant 10 à 12 mg. d’acide oxalique pour un volume de 20 cc. environ, est introduite dans un tube à centrifuger cylindro-conique, de 40 cc. de capacité, avec 1ec. de solution de CaCl, à 40 p. 100, et deux gouttes d’une solution de rouge de méthyle à 1 p. 109. On ajuste le pH aux environs de 5 (coloration vieux rose du rouge de méthyle), à l’aide d’ammoniaque et d'une solution au 1/10 d’acide acétique.

Après un repos de 3 heures à la température ordinaire, la précipitation est terminée, comme je m'en suis assuré. On remet le précipité en suspension, en agitant le tube, et on centrifuge 10 minutes à 3.509 tours. Le précipité est alors bien collecté au fond du tube ; on renverse celui-ci d’un geste vif et on le met à égoutter 10 minutes sur plusieurs couches de papier filtre. On sèche ensuite les bords du tube avec une bande de papier filtre, et on remet en suspension le précipité dans 5 ce. d’eau distillée. On recommence comme précédemment centrifugation, décantation et séchage.

Le précipité est alors mis en suspension dans 5 ce. de SO,H, ct les tubes sont portés quelques minutes au B. M. bouillant.

On titre l’acide oxalique libéré à l’aide d’une solution N/20 Jde MnO.,K et d’une microburette.

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1 cc. de MnO,K — 2 mg. 25 d’acide oxalique anhydre.

GUILLAUMIN préconise de faire le dosage en double avec une des prises d’essai double de l’autre, de façon à éviter l’erreur due à la solubilité de l’oxalate dans les solutions de CaCl,. Cette erreur, dans mes conditions d'expérience, était très faible et parfaitement négligeable ; elle était, du reste, sans importance, puisque je me plaçais dans les mêmes conditions de dilution pour les milieux. avant cet après culture.

Cette méthode m'a donné de très bons résultats et l’erreur entre plusieurs dosages d’une même solution n’excédait jamais 1 pour 109.

l'est bon d'employer des tubes à centrifuger, soieneusement dégraissés au mélange chromique, sinon le précipité a tendance à grimper le long des parois du tube, ce qui entraîne des pettes à la décantation.

D) Dosage de l’acide lactique.

Il était important, pour pouvoir tirer des conclusions valables de mes recherches, de posséder une méthode permettant un dosage précis de l’acide lactique.

Ce dosage a fait l’objet de maints travaux.

Les uns utilisent sa précipitation à l’état de lactate de zinc : mais cette méthode se prête mal à un micro-dossge, à cause de la solubilité trop considérable du lactate de zinc.

Les autres utilisent la propriété que possède MnO,K d’oxyder à chaud l’acide lactique en acétaldéhyde ; le terme final de l'oxydation est ICO», réaction qu'ont appliqué AvERY et HasriNGs (1931) à un dosage gazométrique de l’acide lactique.

L’acétaldéhyde formée est titrée soit colorimétriquement, soit en lui faisant réduire une solution argentique de titre connu (BELLET, 1913). soit, le plus souvent, en l’engageant dans une combinaison bisulfitique que l’on titre à l’iode (JÉRUSALEM, 1908 ; FurTH et CHARNASS, 1910 ; CLAUSEN, 1924 ; FRIEDEMAN, COTTONIO et SCHAF- FER, 1927, etc.).

J'ai utilisé la méthode de FRIEDEMAN, COTTONIO et SCHAFFER. J'ai toutefois modifié leur appareil qui possède un réfrigérant insuffisant pour le dosage des quantités relativement importantes d’acide lactique contenues dans mes milieux, et qui ne soustrait pas assez vite l’aldéhyde formée du contact avec MnO,K.

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