JUSTIFICATION DE LA MÉTHODE
Il était bon de s’assurer que dans ces conditions l’acide était complètement récupéré.
Je me suis servi pour cette recherche de voiles d’Aspergillus niger et d’un milieu contenant une quantité connue d’acide oxalique.
a) Après 8 heures de contact à l’étuve à 30°, j'ai recueilli séparément le milieu retiré par décantation et les différentes eaux de lavages ; j’ai dosé l’acide oxalique contenu dans chaque fraction.
Ces dosages m'ont permis de construire les courbes de lavages et je donne (fig. 3) les résultats obtenu en partant de milieux de pH différents.
Il apparaît qu'après le quatrième lavage on n’entraîne plus d'acide du mycélium.
Mais la quantité totale d’acide oxalique retrouvé est de 130 mg. en moyenne au lieu de 140 mg. 5 que j'avais introduit.
L'attaque du substrat par le mycélium est-il seul responsable du déficit constaté ? N'y aurait-il pas une certaine quantité d’acide restée adhérente, malgré les lavages, aux hyphes mycéliennes ?
Pour le savoir, les mycéliums épuisés par les lavages ont été triturés avec du sable de FONTAINEBLEAU, de façon à former une pâte. Le sable avait été au préalable purifié par traitement au mélange chromique, lavage, puis traitement à HCI bouillant, nouveau lavage prolongé à l’eau distillée et séchage à l’étuve à 100°.
La pâte obtenue a été traitée par HCI à 1/10 à chaud (2 fois 20 cc.). Dans les liqueurs filtrées sur filtres sans cendres, j'ai pu constater qu’il ne restait plus d’acide oxalique.
b) On pouvait penser qu’une partie du déficit constaté était due à l’assimilation par le mycélium d’une certaine quantité d'acide pendant les deux heures de lavages à la température ordinaire. Mais il n’en est rien, comme le montre l’expérience suivante :
J'ai laissé le mycélium en contact avec le milieu, à la glacière
1} FIGURE 3. — Courbe de lavage de mycélium après 8 heures de contact
à l'étuve à 30° avec des milieux à différents PH
HI, — pH final 2,50
[. — pH final 2,04 IV. — pH final 4,90
Il. — PH final 2,40
à + 1°. A cette température, l’assimilation est considérablement retardée, mais le milieu peut diffuser entre les hyphes. Après les 8 heures de contact, jai retiré la fiole de la glacière et effectué les lavages
comme précédemment, à la température ordinaire.
Deux expériences semblables m'ont donné les résultats suivants :
Acide oxalique introduit : 140 mg. 5 ; > retrouvé AREAS
» » uvé :
140 mg. 8.
D) en B) Dosage du glucose.
Je n’ai pas cherché à suivre systématiquement la consommation du glucose, mais à savoir à quel moment il disparaissait du milieu. Je n’ai donc eu à le doser que dans les expériences en culture directe, car dans la seconde méthode le mycélium, pendant son temps d’action très court, n’était jamais capable d’utiliser tout le glucose.
Je me suis servi de la méthode classique de BERTRAND.
C) Dosage de l’acide oxalique.
J'ai utilisé pour ce dosage la précipitation de l’acide oxalique à l’état d’oxalate de chaux et titrage de l’oxalate par une solution de MnO,K en milieu sulfurique.
J'ai suivi dans ses grandes lignes la technique indiquée par GuiLLAUMIN (1927) pour le dosage de l’oxalémie.
Cette méthode présente l’avantage de ne pas exiger de transvasement, ni de filtration du précipité, opérations qui nuisent toujours beaucoup à la précision du dosage.