‹ Contribution à l'étude de la perméabilité cellulaire: La pénétration des acides organiques dans les cellules de quelques champignons inférieursChapitre 21 sur 82 · TECHNIQUE · texte numérisé non relu

TECHNIQUE

L: prise d'essai contenant 10 mg. environ d’acid2 lactique est introduite dans la fiole (a) avec 10 cc. de solution sulfurique de suifate de manganèse (1) qui sert de catalyseur, et assez d’eau distillée pour amener à un volume final de 80 à 100 ec. On porte à l’ébullition tout

(1) Réactif sulfurique de SO ,Mn : SO,Mn 100 g SOA 284 cc.

H,0 qs1000 cc.

FIGURE 4. — Appareil pour le dosage de l'acide lactique

en faisant une aspiration à la trompe. Au bout de 5 minutes, on enlève l’ensemble de la fiole (e) et du cylindre (f), et on les rince tous deux soigneusement à l’eau distillée.

Cette ébullition préalable a pour but de chasser les corps aldéhydiques et cétoniques préexistants qui fausseraient le dosage. Bien que je n’aie jamais décelé la présence de tels produits dans les liqnides de culture, je me suis astreint par prudence à cette opéraion.

On introduit ensuite dans la fiole (e) 10 cc. d’une solution de bi-sulfite de Na titrée à 1 p. 100 de SO:. On rétablit les connexions de l’appareil que l’on relie à la trompe et on porte de nouveau la fiole (a) à l’ébullition. On y introduit, à l’aide du tube à brome (b), goutte à goutte, une solution sulfurique de MnO,K N/100 (1). L'introduction du réactif doit être assez lente pour que chaque goutte

(1) Solution sulfurique de NnO,K N/100 : NnO,K N/10 LOICC SO H, N 10 cc.

H,0 80 cc.

Al —

ne tombe dans le liquide que lorsque la teinte rose produite par la précédente a complètement disparu. La cadence, rapide au début, se ralentit au fur et à mesure que s’avance la réaction. Celle-ci est terminée lorsque 5 gouttes ajoutées au liquide incolore produisent une teinte rose persistant 20 secondes.

C’est dans l’addition de MnO,K que réside toute la précision du dosage ; une addition trop rapide produit invariablement des pertes en acétaldéhyde qui peuvent atteindre 20 à 25 p. 100. Ce corps, en effet, est très oxydable et MnO,K le transforme rapidement en CO:.

La réaction terminée, la fiole (e) est enlevée de l'appareil. On rince 7 fois le tube (f) avec 5 cc., chaque fois d’eau distillée.

La fiole (e) contient donc l’acétaldéhyde en combinaison bisulfitique, en présence d’un excès de bisulfite.

Le dosage se fait en deux temps :

1) On neutralise d’abord l’excès de bisulfite avec de l’iode N/10, en présence de 10 gouttes d’empois d’amidon comme indicateur ; on s’arrête un peu avant la fin et on termine avec de l’iode N/20 jusqu'à virage bleu franc.

2) Avec 5 g. de CO;NaH, on libère le bisulfite combiné à l’acétaldéhyde et on le titre avec l’iode N/20 jusqu’à virage bleu franc stable 1/2 minute. Il ne faut pas s’occuper des teintes violacées qui précèdent le virage, elles sont dues, d’après CLAUSEN, à la petite quantité de CO;Na; contenue dans CO-:HNa.

1 cc. d’iode N/20 équivaut à 2 mg. 25 d’acide lactique.

La prise d’essai : 10 ce. de la dilution du milieu initial, correspond à 1 cc. 20 de ce milieu.

Soit n le nombre de cc. d’iode N/20 nécessaires pour oxyder SO, combiné à l’acétaldéhyde, la quantité d’acide lactique contenu dans les 25 cc. de milieu de culture sera donnée par l’équation :

Ni — nm 200 rue n. 46,875.

Le dosage pratiqué avec les précautions indiquées plus haut donne une erreur par défaut toujours inférieure à 3 p. 100.

DoSAGE DE L’ACIDE LACTIQUE EN PRÉSENCE DE GLUCOSE.

Le glucose est oxydé à chaud par MnO,K en donnant des produits aldéhydiques, et dans ces conditions le dosage de l’acide lactique devient impossible sans son élimination.

Plusieurs auteurs, CLAUSEN entre autres (loc. cit.), ont signalé, en opérant sur le sang, qu’il ne semblait pas y avoir d'entraînement d’acide lactique au cours de l’élimination du glucose. Comme les

résultats qu’ils obtiennent sont entachés d’une erreur de 10 p. 100 environ, erreur bien supérieure à celle que donne la méthode que j'ai utilisée, il m’a semblé intéressant de voir si les conclusions étaient les mêmes avec mes conditions opératoires. C’est, qu’en effet, FLEURY et P. AMBERT, puis J. COURTOIS ont montré que les hydroxydes métalliques, en milieu alcalin, employés pour l'élimination du glucose étaient capables d’entraîner aussi les polyols même de poids moléculaire peu élevé comme le glycol ; il était donc possible de penser que le phénomène s’applique également à l’acide lactique.

Je me suis servi d’une solution de N/32 d’acide lactique glucose à 1 g. 25 p. 100, dans laquelle le glucose et l’acide sont dans le même rapport que dans le sang.

Pour l’élimination du glucose, j’ai utilisé la méthode de VAN SLYKE avec SO,Cu et le lait de chaux. et celle d'AMBERT avec SO,Cu et la baryte.

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