‹ Contribution à l'étude de la perméabilité cellulaire: La pénétration des acides organiques dans les cellules de quelques champignons inférieursChapitre 3 sur 82 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Une cellule quelconque, placée dans un milieu nutritif, ne peut continuer à vivre si elle n’assimile, soit directera1ent, soit indirectement après une dégradation plus ou moins avancée, les substances minérales et organiques qui lui sont nécessaires.

La membrane cellulaire et le protoplasme doivent donc être perméables à ces substances.

D'autre part, certains produits nuisibles, résultant du métabolisme cellulaire, peuvent diffuser au dehors, alors que d’autres substances solubles, au contraire, peuvent s’accumuler à l’intérieur de la cellule et y rester tant que celle-ci conserve son intégrité.

C’est un fait également bien connu que les substances minérales ou organiques se répartissent de façon irrégulière entre les cellules et le milieu environnant. Il suffit d'indiquer la répartition inégale de K, Na, Cl et P,0; entre le sérum et les globules sanguins (HÔBER). De même, comme l’a montré WoDEHOUSE (1917), la concentration de K dans Valonia est plus grande que dans l’eau de mer, tandis que la répartition de Mg est inverse.

Il ne s’agit donc pas d’une simple diffusion à travers la membrane cellulaire ; nous sommes en présence d’un phénomène beaucoup plus complexe, pour lequel il faut admettre l’action d’autres facteurs pour régler les quantités assimilées et la rapidité de la pénétration.

La perméabilité cellulaire a fait l’objet d’un nombre considérable de recherches.

Bien que ce problème soit pour les biologistes d’une importance primordiale, les premières expériences précises ne datent guère que

d’une quarantaine d’années avec les travaux de DE VRIES (1871. 1888, 1889), de JANSsE (1887) et de KLEBs (1887).

Sans entrer dans les détails, pour lesquels je renvoie le lecteur à la revue du physiologiste allemand R. HôBER (1930), je voudrais indiquer ici en quelques mots les théories principales résultant des travaux entrepris.

ire THÉORIE DE LA LIPOSOLUBILITÉ.

Contenue en principe dans les travaux de L’HERMITE (1855). ébauchée par NERNTS (1890-01), elle fut formulée par OVERTON (1899-1902). Après avoir étudié la pénétration d’un très grand nombre de substances dans les cellules animales et végétales, avec diverses méthodes, il admet que les couches périphériques du protoplasme sont entourées d’une couche de lipoïdes et que la pénétration d'une substance est fonction de sa solubilité dans ceux-ci. ou vlus exactement de son coefficient de partage entre l’eau et les lipoïdes.

En d’autres termes, les corps liposolubles pénètrent facilement dans la cellule, les autres ne pénètrent pas ; le degré de solubilite conditionne la vitesse de passage.

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