‹ Contribution à l'étude de la perméabilité cellulaire: La pénétration des acides organiques dans les cellules de quelques champignons inférieursChapitre 4 sur 82 · THÉORIE DE L’ABSORPTION · texte numérisé non relu

THÉORIE DE L’ABSORPTION

Après avoir montré qu'il n’y a pas toujours parallélisme entre la vitesse de pénétration d’une substance dans la cellule et sa solubilité dans les lipoïdes, TRAUBE (1910-1911) fait intervenir la notion d'activité de surface et propose la théorie de la « pression de fixation » (Haftdruck).

Le théorème de G1BBs-THOMSON nous apprend que plus une substance est tensio-active, plus elle s’accumule à la surface de séparation solvant-milieu externe, et par suite moins elle est retenue à l'intérieur du solvant : sa « pression de fixation » (Hcftdruck) est done plus faible.

TRAUBE en déduit de la manière suivante sa théorie de la perméabilité :

À la limite de séparation protoplasme-solution. les substances s'accumulent d’après leur pression de fixation, celles à pression faible atteignant la concentration la plus élevée et inversement. Il en résulte que les substances à pression de fixation peu élevée. plus concentrée à la surface. ont plus de facilité que les autres pour pénétrer à l'intérieur de la cellule.

i(CZAPEK (1913), à la suite de ses travaux sur l'exosmose du tanin hors des cellules du mésophylle d'Echeveria, arrive à des résultats du même ordre. [Il montre que l’exosmose se produit pour des solutions isocapillaires, quelle que soit la nature chimique du corps, quand la tension superficielle est abaissée au taux de 68 p. 100 de celle de l'eau.

D'après cet auteur, il se forme à la surface protoplasmique, en

Mio

vertu du théorème de GIBBs-THOMSON, une émulsion de particules huileuses ; au contact d’une solution ce tensio-activité de 0.68 (en prenant celle de l'eau égale à l’unité), cette couche superficielle est altérée, et permet au contenu cellulaire de s'échapper.

Page 1