‹ Contribution à l'étude de la perméabilité cellulaire: La pénétration des acides organiques dans les cellules de quelques champignons inférieursChapitre 7 sur 82 · PP ES · texte numérisé non relu

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tion de la constante de dissociation de l’acide utilisé, la concentration théorique en ins H, concentration qui en réalité est différente dans les milieux complexes utilisés, par suite du pouvoir tampon des autres constituants.

Les premières notions précises sur la question datent des travaux de KAHLENBERG et TRUE (1896) sur les radicules de Lupin.

Ils constatent que les acides minéraux sont très toxiques (HCI à la concentration N/6400, SO,H, N/3200, NO.H N/3200) et que cette toxicité doit être rapportée uniquement à l'ion H. Mais les acides gras qu'ils étudient ensuite sont également toxiques à des concentrations très faibles (N/1600), fait surprenant si l’on considère leur faible dissociation. Comme d’autre part les solutions des sels alcalins correspondants sont sans action, ils en concluent que l’anion n’est pas la cause de la toxicité et que celle-ci est due aux molécules non dissociées. Un cas particulier intéressant est celui des acides acétiques substitués (acides mono, di, trichloracétiques). Ces acides très dissociés ont une toxicité analogue à celle de HCI ; mais leurs sels alcalins sont également très toxiques, ce qui conduit les auteurs à attribuer ici une action prépondérante aux anions.

Ces conclusions gardent aujourd’hui encore toute leur valeur, du fait que les auteurs ont utilisé des solutions aqueuses pures. La concentration des différents ions n’a donc pas été troublée par d’autres constituants, et les concentrations en ions H, tiiées des constantes de dissociation, sont par suite exactes.

Si la toxicité de ces acides représente un moyen commode de suivre leur pénétration à l’intérieur de la cellule, de nombreuses autres méthodes ont été mises en jeu.

La grande variété des travaux m’a obligé pour plus de clarté à diviser cet historique en quatre parties :

1) Etudes sur les animaux ;

2) Etudes sur les plantes supérieures ;

3) Etudes sur les bactéries ;

4) Etudes sur les champignons.

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