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par suite du défaut de soins et de l’augmentation des désordres anatomiques, elle devient tenace et oblige au séjour au lit(Observation VII Lécorché, observation XI Poulain).
Après la crise douloureuse le malade sent son membre pesant, tendu. Iléprouve des sensations bizarres de fourmillement, d’engourdissement, de froid ou de chaleur anormale. C'est le membre inférieur qui est ordinairement atteint ; la névralgie sciatique a été souvent remarquée ;il y a parfois aussi de la contracture réflexe des muscles se traduisant par une crampe au niveau du mollet. Encore faut-il dans ces cas distinguer ce qui est dû à la lésion locale de ce qui est attribuable aux lésions de névrite ou d’artérite causées par l’intoxication.
La douleur peut être réveillée par les mouvements. Le jeu des articulations et des muscles la rend parfois intolérable (Obs. de Poulain). Il en est de même de la pression directement exercée sur le vaisseau.
Mais tout cela n’a rien de constant, on peut rencontrer toute la gamme des sensations douloureuses. La souffrance peut être tellement vive que le malade ne puisse supporter le contact de ses draps (Widal et Bezançon) et prés enter les caractères de la douleur pongitive, lancinante et irradiée de la phlegmatia alba dolens. D’autres fois — plus fréquemment selon Poulain — elle peut n'être qu’une simple gène, une impression de tension,
comme dans l'observation VIde Tuckwelloùle malade,
NON porteur de la lésion depuis deux semaines, avait conlinué à mener une vie très active et ne s'était alité que lorsqu'il y eût été contraint par les premiers symptômes d'apoplexie pulmonaire.
Un autre caractère sur lequel il convient d'attirer l'attention c’est l’apparition nocturne de la douleur comme s’il s'agissait de la goutte articulaire (Widal et Bezançon). Notre observation IT en fait foi.
La douleur peut donc être plus ou moins intense; ce qui parait le plus constant dans ses manifestations c'est sa limitation primitive à un ou plusieurs points déterminés, sa mobilité et sa récidive sous forme de poussées aiguës.
Parallèlement, on trouve une impotence fonctionnelle généralement légère ; trop légère, car peut-être les imprudences sont-elles, de ce fait, encouragées et les embolies pulmonaires favorisées.
Lorsque le clinicien, après les premiers renseignements donnés par l'interrogatoire, essaiera de rechercher les signes objectifs, c’est avec le plus grand soin qu'il devra procéder à ses investigations.
Parfois sur un point, souvent bien limité, on voit une légère traïnée rouge. Les veines superficielles étant le plus souvent atteintes, elle apparaît presque en saillie.
Cette trainée peut être remplacée par une véritable plaque érythémateuse de périphlébite. La périphlébite est fréquente.
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