‹ Contribution à l'étude de la phlébite goutteuseChapitre 21 sur 31 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

Pathogénie.

L'étude sommaire des lésions que nous avons faite en un chapitre précédent nous a appris l'importance des altérations anatomiques des parois veineuses mais ne nous a pas permis de conclure sur les causes mêmes, les causes directes de la phlébice.

Il est intéressant de rappeler iei les théories appli- ‘ables à la pathogénie des autres phlébites. Quelle est la lésion première en date ? Cruveilhier affirmait que linflammation veineuse préexistait et il devint le créateur de la théorie de la phlébile primitive. Cette eonceplion laissait dans l'ombre et éloignait définitivement les hypothèses soutenues avec plus ou moins de bonheur par White sur l’étiologie lymphatique, par Dugès et Siebold sur le rôle des névrites. Puis, tout à coup, on apprit que Bouchut, suivi bientôt par Virchow, attribuait la priorité à la coagulation intra-veineuse du sang. La thrombose primitive détrônait la phlé-

bite primitive. Quant à la cause de lacoagulation spon-

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