‹ Contribution à l'étude de la phlébite goutteuseChapitre 24 sur 31 · SEE · texte numérisé non relu

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Une phlébite goutteuse est bien constituée, la tentative de la métastase artificielle a échoué, comment doit-on traiter l'affection? Comme dans les phlébites de toute nature, on songera à parer au danger de l’'embolie par le repos au lit, dans le décubitus dorsal. Le membre atteint doit être enveloppé de ouate et placé dans une gouttière pour éviter le contre-coup d'un mouvement volontaire trop brusque où d'un choc.

Localement on pourra appliquer quelques liniments camphrés ou salicylés, ou encore à l'huile de jusquiame sans, toutefois, s'illusionner sur leur valeur.

Ce qui prime toute indication de traitement local, c'est la médication générale. La phlébite est un accident, ni plus ni moins, de la diathèse. C’est à cette dernière qu'il faut s’en prendre.

On soignera le goutteux, d'abord en le rappelant au régime alimentaire, duquel il ne devait pas s'écarter.

‘ Il mangera souvent, mais peu à la fois, et ne pren: dra que des mets simplement préparés. Les potages maigres seront préférés. M. Hirtz recommande les viandes blanches, mais à un seul repas, celui du matin. On pourra donner au goutteux du vin coupé d'eau de Vittel, Pougues ou Evian.

Le surmenage intellectuelest à éviter soigneusement. Parmi les médicaments, bon nombre agissent favorablement sur certains malades, aucunement sur certains

autres. Le colchique lui-même est quelquefois, ici, sans

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