‹ Contribution à l'étude de la phlébite goutteuseChapitre 31 sur 31 · I. — Le phlébite goutteuse est une phlébite aiguë, se À · texte numérisé non relu

I. — Le phlébite goutteuse est une phlébite aiguë, se À

II. — Cette phlébite est nettement caractérisée par les faits cliniques suivants :

a). — Elle atteint généralement les veines superficielles du membre inférieur ;

b). — Elle est essentiellement mobile, se déplaçant. symétriquement où cheminant de bas en haut; .

c). — Elle est souvent multiple, présentant Ho =

fois des nodosités séparées par des intervalles veineux restés sains ; |

d). — Son œdème est peu marqué et la périphlébite est presque de règle ; |

e). — Elle procède ie poussées et elle est très réci-

divante ;

f). — Elle n’accuse que peu de tendance à l’oblitéra-

tion et ne se passe jamais à la suppuration.

LS BTR

IT. — Sa terminaison habituelle est la résolution,

qui est souvent annoncée par une ascension thermique

de fièvre goutteuse ou par une crise articulaire libératrice,

Mais le pronostic reste toujours réservé, car l’embo-

lie pulmonaire est des plus fréquentes. C’est la plus

insidieuse des phlébites.

IV. — L'hyperthermie minime, quand elle existe, la mobilité spéciale des lésions, bénignes, et, surtout, Ja non purulence constante éloignent l'hypothèse d'une phlébite infectieuse. :

La dyscrasie sanguine du goutteux paraît devoir être

seule incriminée.

V.— Le traitement sera institué au plus tôt. Si on peut le faire, on devra provoquer au gros orteil une

métastase.

Le traitement général prime ici toute application

locale.

Vue 3 le Président de la thèse,

HUTINEL

Vu : le Doyen,

DEBOVE Vu et permis d'imprimer :

le vice-recteur de l'Académie de Paris.

Pour le Vice-Recteur, l’'Inspecteur de l’Académie,

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