D'après Lécorché il ne serait question, dans la goutte
que de l’acide biurique.
AE
Les discussions les plus animées n’ont pas réussi à résoudre le problème. Selon M. Lécorché ce n’est pas le retard de la nutrition qu'il faut ineriminer mais, au contraire, une nutrition suractivée produisant des oxydations trop rapides, incomplètes, et la transformation
de l'acide urique en acide biurique.
La vraie cause de la goutte pour le professeur Bouchard est la diminution de l’alcalinité du sang par les acides urique, oxalique, lactique ou les acides amidés tels que la leucine, la tyrosine ete. ; le tout relevant du ralentissement de la nutrition. D’intéressantes expériences ont établi le rôle du foie dans les productions anormales. Chez Voie privée de foie (la mort n'étant pas immédiate), les urates ne représentent plus que 6 pour 100 de l’azote urinaire au lieu de 60 pour 100. On en a conclu que les sels ammoniacaux étaient peut être les précurseurs de lPacide urique, la transformation en acide urique se faisant surtout dans le foie. L'ablation du foie a fait encore apparaitre l'acide lactique en grande abondance dans les urines, Depuis les immortels travaux de M. Bouchard sur la nulrilion retardante à tous ses degrés, sous toutes ses formes, la goutte atrouvé place définitivement — la clinique l’avait d’ailleurspermis — dansla grande famille morbide des auto-intoxications. Et l’on peut s'expliquer qu'ilsetrouve des goutteux chez lesquels l’uricémie ne soit pas le phé-
nomène prédominant, tandis que l’on ne conçoit pas un