‹ Contribution à l'étude de la phlébite goutteuseChapitre 8 sur 31 · Le professeur Bouchard, chez les ascendants de trente · texte numérisé non relu

Le professeur Bouchard, chez les ascendants de trente

trois goulteux, a relevé :

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Le rhumatisme, DNS L’asthme . LORS Lédiabétent TA, RETRO Mo Las bravelle. 2" CRE a L'éCZÉDAr SU S, PRT NEUF AEPRNESENE —

La lithiase biliaire. , . . . Gfois

Les hémorrhoïdes … : . — Tatmenealeie ne NE Des

Aucune cause héréditaire, . . 12 fois

verse par dessus de l'urine d’un sujet sain, celle-ci se charge d'acide urique pendant la filtration ; dans les mêmes conditions une urine goutteuse se dépouille d’une partie de son acide urique qui se dépose sur le filtre.

L'acide urique du goutteux est peut-être un acide urique faiblement combiné.

Pour qui admet cette théorie il est acquis que les goutteux appartiennent à la grande catégorie morbide des ralentis. Leur coefficient d’oxydation est inférieur à la normale et leur organisme, suivant la pitioresque image de Lagrange, est un appareil à tirage lent et qui ne dépense pas assez d'oxygène. Pourquoi ? Sans doute, l’hérédité, la prédisposition familiale affligent ces sujets de la lourdetare arthritique, mais, aussi, l'hygiène, ou plutôt, la mauvaise hygiène entre pour beaucoup dans la détermination des accès de goutte. La production de l'acide urique est souvent fonction de l'alimentation. Les repas copieux et suceulents, l'abus des aliments azotés et des boissons gazeuses, du cidre, du vin, des alcools ; ajoutez à cela la vie sédentaire et le surmenage intellectuel, voilà le meilleur acheminement vers les manifestations de goutte articulaire ou viscérale.

L'hématologie de la goutte a été étudiée avec le plus grand soin par Lécorché,.

Gairdner avait prétendu que la fibrine était diminuée et que la globuline était augmentée. M. Lécorché

pense, au contraire, que dans l’accès de goutte, comme

pire

dans toute inflammation, il y a une plus grande quantité de fibrine, mais qu'en dehors des poussées aiguës le taux de la fibrine est normal. Nos observations de phlébite goutteuse nous font adhérer à ce point de vue. A la longue le sérum diminuerait de densité, de 1029 tomberait à 1028 et 1027. Ce qui paraît indéniable c’est la diminution de l’alcalinité du sang. Pas de modifications globulaires ailleurs que dans la goutte saturnine ou dans la goutte chronique, quelque peu asthénique ou cachectique. Dans ces cas M. Lécorché a vu, à l’hé- . matimètre Hayem, le chiffre des hématies tomber à 3 millions et à 2.500.000.

Il serait oiseux de décrire les diverses modalités cliniques de la maladie. Rappelons, en terminant ce chapitre de considérations générales, qu'il existe des gouttes latentes, larvées, bien étudiées par Rendu. Leurs victimes paient parfois une lourde dette à la goutte viscérale en général et à la goutte vasculaire en partieulier, qu'il s'agisse du système artériel, dont la sclérose et la friabilité sont attestées par la fréquence des hémorrhagies cérébrales, qu'il s'agisse des capillaires dont la fragilité est signée souvent par des éruptions, ou qu'il s'agisse, enfin, des inflammations veineuses, des

lésions de la phlébite goutteuse.

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