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II. — CHOIX DE LA SUBSTANCE DE CONTRASTE

‘Nous venons de voir que la difficulté de la phlébographie n’est pas dans la technique même de l'injection, la ponction ou la dénudation étant des procédés simples de petite chirurgie. % Le problème de l’opacification des vaisseax et en particulier le problème de la phlébographie réside dans le choix de la substance de contraste. Il nous faut donc trouver une substance opaque qui remplisse les trois conditions suivantes: \ — injection indolore, — produit inoffensif, — contraste suffisant.

En ce qui concerne le choix d’une substance de contraste, nous n’évoquerons pas ici les discussions opposant le

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thorotrast aux solutions organo-iodées. Un certain nombre d'auteurs, entre autres Louis BaAzy et ses élèves, ont l'an dernier rapporté devant l’Académie de Chirurgie les avantages et les inconvénients de chacun. Nous relaterons ici les résultats de notre expérience. Nous avons utilisé pour nos phlébographies, trois produits : le Thorotrast, le Diodrast et le Ténébryl B. TS

1° Le Thorotrast.

Nous avons pratiqué quelques phlébographies au Thorotrast. L’injection est absolument indolore et le produit donne des images fort bien contrastées. Mais il présente l'inconvénient de s’accumuler dans l’organisme. D'autre part, le Thorotrast est actuellement introuvable en France car il est fabriqué à Dresde qui se trouve en zone soviétique.

20 Le Diodrast.

Quelques phlébographies au Diodrast à 35% ont été pratiquées. L’injection est indolore, le contraste excellent, il : ne s’accumule pas dans l’érganisme. C’est sans aucun doute le produit idéal mais il est très onéreux, et ilest très difficile de se le procurer.

3° Le Ténébryl. |

Il est utilisé depuis longtemps dans les urographies intraveineuses sans aucun accident, il s’élimine rapidement par voie rénale sans causer d’altération.

Le Ténébryl est le plus opaque des corps organo-iodés, du fait de sa riche teneur, en iode. En solution à 45°/, c’està-dire le Ténébryl B, il permet d'obtenir des contrastes excellents et des clichés parfaitement lisibles. Mais l'emploi du Ténébryl B dans la phlébographie présente un très lourd inconvénient : c'est une solution hypertonique dont l’injection est douloureuse et souvent même très douloureuse. Nous avons cherché à effacer cet inconvénient majeur, parce que la douleur provoque souvent des mouvements intempestifs des malades, ce qui fausse les clichés, mais surtout comme l’affirme Dos Sanros ».. toutes les phlébographies

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