C. — LA CUISSE
On peut étudier les veines de la cuisse de deux façons :
— Soit en phlébographie directe comme si nous voulions faire une étude globale du membre inférieure tout entier (fig. 14).
— Soit en phlébographie rétrograde. C’est la même * technique que pour le bassin, les voies d’abord étant les mêmes, mais un aide bloque manuellement pendant l’injection la veine fémorale à l’arcade. Aïnsi, la substance
opaque pénètre dans les veines à contre courant. On injecte 20 cc en 10 secondes (fig. 15).
30 Modes d'utilisation de la phlébographie.
Nous venons de montrer les diverses pratiques de la phlébographie simple,
On les utilise aussi en séries, ce qui nous permet d’avoir des images dans le temps. Pour réaliser cela facilement 6n utilise un escamoteur qui présente plusieurs clichés à quelques secondes d’intervalle, donnant ainsi des renseignements complèmentaires qu’un seul cliché est incapable d'apporter.
La Stéro-radiographie est ici encore plus importante. Elle seule nous apporte la notion du relief indispensable
pour l'interprétation des confluents veineux normaux ou :
pathologiques.
Ainsi nous venons de voir que l’étude du membre inférieur permet de nombreuses variantes : la circulation libre avec garrot sus malléolaire qui nous permet d'étudier les
veines profondes, la circulation libre sans garrot permettant de voir les veines superficielles et profondes; la phlébographie sous stase très utile pour l'étude des commu- .nicantes. Tous ces modes combinés en phlébographies simples, en série, en stéréoradiographies, en clichés de face, de profil, ou autres incidences.
Nous voyons la grande variété et la grande souplesse actuelle de la phlébographie, la combinaison des différents procédés permettant des diagnotics de grande précision qui font de la phlébographie une méthode d'investigation profonde et pratique éclairant considérablement Ja pathologie vasculaire.