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LIL. — INDICATIONS

La phlébographie est indiquée dans toutes les affections qui relèvent de près ou de loin, de la pathologie veineuse et surtout dans les phlébites et leurs séquelles.

1° Les phlébites.

Actuellement l’étude des phlébites constitue une question en plein remaniement

Jusqu'à ces dernières années la thérapeutique des phlébites était trop passive, trop abstentionniste. L’immobilisation absolue en gouttière était très pénible pour le patient. Elle entretenait fréquemment, comme le relate SERVELLE, une véritable psychose de l’embolie chez certains malades. Les résultats thérapeutiques étaient très souvent mauvais et laissaient derrière eux de nombreuses séquelles.

Ajourd’hui la thérapeutique est devenue active et même «interventionniste » grâce à l’apparition de puissants anticoagulants, grâce à une meilleure connaissance du rôle du sympathique dans les troubles observés et surtout grâce à la mise au point de l'exploration radiologique du système veineux : la phlébographie. (fig. 16).

Dans toutes les phlébites faut-il pratiquer systématiquement une phlébographie?

Ce n’est pas notre avis : nous devons en effet distinguer plusieurs cas |

À . \ AE r A. — LA PHLÉBITE SURVIENT CHEZ UN OPÉRÉ OÙ UNE ACCOUCHÉE. - Connaissant l'importance du spasme, nous ne pratique-.

rons pas de phlébographie. Elle nous donnerait une image -

d’oblitération faussée par le «veinospasme» . Nous n’imposons pas l’immobilisation rigoureuse : elle n'empêche pas l’embolie et elle peut laisser de graves sequelles : extension de la thrombose, troubles circulatoires et musculaires, attitudes vicieuses, etc..

Mais nous disposons actuellement de moyens thérapeutiques efficaces qu’il faut employer au plus tôt; ce sont :

a) Les anticoagulants. — On péut utiliser le citrate de soude et l’hirudine. Mais il est un produit anticoagulant particulièremnt puissant : c’est l’heparine. Malheureusement ce produit est pour le moment très rare en France. La coumarine n’a pas une valeur curative aussi grande. De nombreux auteurs citent les sangsues mais un grand nombre d’autres, à la suite des recherches de notre Maître, M. le Professeur DucuInG, ne l'utilisent pas considérant que l'application de sangsues est inopérante.

b) Les antispasmodiques. — Papaverine ou spasmalgine en injections intra-veineuses.

c) Mais surtout les infiltrations du sympathique lombaire. Donnent d’excellents résultats contre le veinospasme.

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