À. — LES VARICES POST-PHLÉBITIQUES. RER
Les membres phlébitiques présentent une circulation collatérale qui est chargée de la circulation de retour lorsque les vaisseaux sont thrombosés. Du fait de l’hyperpression ces veines se dilatent, leur paroi se distendént et leurs valvules deviennent insuffisantes. C’est ainsi que se cons- tituent les varices post-phlébitiques. On distingue deux sortes de varices post-phlébitiques. :
a) Les vaisseaux profonds restent oblitérés. — Nous avons affaire «aux varices de suppléance » qui rétablissent le courant sanguin interrompu et jouent de ce fait un rôle bienfaisant. Il faut les respecter à tout prix.
D'ailleurs SERVELLE écrit à ce sujet :
. Il n’est pas très esthétique d’avoir des varices, mais il ne faut les faire disparaître que si elles sont inutiles. Or ce n’est pas toujours le cas : elles sont souvent des voies de suppléance, de dérivation du sang d’une veine thrombosée vers une veine saine, Ce sont en somme des veines de sauvetage et à-aucun prix le médecin ne doit les altérer. Ne troublons pas la nature dans son travail, elle fait beaucoup mieux que nous et c’est notre plus précieuse auxiliaire ».
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Aussi un traitement par la sclérose ou l’exérèse serait voué à un échec certain, sinon à de graves déboires. A plus forte raison jl ne faut jamais scléroser les varices qui apparaissent sur la peau de la paroi abdominale, car elles sont symptomatiques d’une oblitération des veines iliaques (fig. 20).
b) Si les vaisseaux profonds ont retrouvé leur perméabi- - . lité. — Cela arrive souvent, les veines de suppléance dilatées ne récupèrent pas leur calibre normal et l’insuffisance valvulaire persiste avec tous ses inconvénients. Cette catégorie de varices relève du même traitement que les varices essentielles. Comment savoir si les varices post-phlébitiques,sont à traiter ou à respecter ? È
Il y a bien la classique épreuve de DELBET, mais la méthode la plus sûre réside dans la phlébographie.
La phlébographie permettra de distinguer de façon . sûre les varices essentielles des varices post-phlébitiques. Dans les varices post- phlébitiques elle permettra de distinguer : les varices utiles qui suppléent la circulation interrompue (fig. 20), les varices inutiles lorsque le système profond est redevenu perméable. (fig. 21 et 22).
B. — LES ULCÉRES POST-PHLÉBITIQUES.
lis sont l’aboutissant de tous les troubles circulatoires post-phlébitiques. Comme ils cœxistent très souvent avec des varices ils sont dits «ulcères variqueux». Ce terme est faux, l'expérience prouve, aidée par la phlébographie que 80°. des ulcères dits «variqueux » sont post-phlébitiques.
Dans les deux cas, ce sont des ulcères orthostatiques, curables par-le repos complet. Mais sitôt le retour à l’activité normale il y a récidive.
Si nous voulons faire un traitement efficace il faut qu’il soit spécifique. Il nous faudra donc distinguer cliniquement l’ulcère variqueux vrai de l’ulcère post-phlébitique. Le premier résulte en général d’un trouble purement hydraulique, dont la correction entrainera une guerison définitive. Le second est la conséquence de troubles du système vei-
Ep
neux profond et de troubles trophiques et sa thérapeutique est très difficile.
La phlébographie permettra de faire un diagnostic étiologique et de mettre en marche le traitement. |