C. — LES ŒDÈMES POST-PHLÉBITIQUES
Plusieurs mécanismes, souvent intriqués les uns dans les autres peuvent les provoquer.Nous pouvons distinguer :
a) Les œdèmes post-phébitiques par insuffisance veineuse chronique avec disparition de la contractilité pariétale et perturbation du jeu noïmal des valvules. La périphlébite | est responsable de ces troubles. Nous avons un œdème blanc, distal, surtout marqué le soir, qui disparait dans le décubitus. Il est accompagné de refroidissement et de cyanose des extrémités. |
b) Les œdèmes post-phlébitiques par oblitération veineuse segmentaire. — Cette oblitération est le plus souvent organique, mais elle peut être due à un spasme durable (Du- GuING). La circulation collatérale est suffisante au repos, mais insuffisante à la marche lorsque l’effort circulatoire est augmenté . Il en résulte de l’æœdème et une sensation de pesanteur du membre atteint. L’intensité de ces troubles varie avec le siège de l’oblitération.
c) Enfin, SERVELLE semble distinguer une troisième catégorie. Ce sont les œdèmes où l’on doit faire intervenir dans leur genèse les troubles de la circulation lymphatique. Ce sont toujours de gros œdèmes qui ne peuvent s'expliquer, d’après lui, que par une forte participation lymphatique. Et il émet l'hypothèse que la Iymphographie éclairera vraisemblablement un jour ce sujet.
Dans tous ces cas, la phlébographie constitue la méthode d'exploration la plus riche d’enseignements.