AGDE
tion. Marceron a pu constater que la peau humaine badigeonnée d’une solution de gonacrine ne contracte pas d’actinite sous l’action de la lumière para-uliraviolette, bien mieux les zones cutanées ainsi traitées chez des sujets sensibilisés par voie endoveineuse sont protégées contre la photosensibilisation.
Guillaume, au contraire, enduisant une zone Cuta-. née normale de pommade à la gonacrine, à vu survenir une actinite intense après exposition à la lumière. Il éxplique ces résultats apparemment paradoxaux : l’épiderme corné laisse pénétrer les corps gras qui portent le sensibilisateur au contact des couches profondes, il y a sensibilisation ; au contraire, il se révèle rigoureusement imperméable aux solutions aqueuses des colorants, tout au plus est-il superficiellement imprégné; il agit à la façon d’un écran interposé entre les cellules vraiment vivantes et la source lumineuse et absorbe sélectivement les radiations nocives qu’il restitue sous forme de radiations plus longues. Une même substance, sensibilisante si elle imprègne des cellules vivantes, se montre protectrice lorsqu'on l’interpose entre ces cellules et la source lumineuse.
Richert, avec d’autres auteurs, à émis l’hypothèse que les radiations responsables des phénomènes de sensibilisation chez les animaux sont des infra-rouges. Cette opinion: nous paraît inexacte, car les sensibili- sateurs actuellement déterminés montrent à l'examen Spectroscopique des ‘bandes d'absorption au niveau de la partie visible du spectre. D’ailleurs les travaux de Guillaume prouvent de façon péremptoire que l’on ne doit incriminer ni les ultra-violets, ni les infra-
rouges, mais bien les radiations du visible variables : suivant le sensibilisateur. Et ces résultats, qu’elle pouvait nous faire prévoir, sont en accord avec la grande loi d'absorption photochimique annoncée par Grotthus en 1818: « Ce sont les rayons absorbés par une substance qui produisent les actions chimiques sur cette substance. »
8° Mode d'action des radiations lumineuses
Nous avons vu au cours de cette étude que la lumière ne transforme pas la substance sensibilisante en un produit plus toxique et que la lumière fluorescente n’est pas nocive en elle-même; la substance photodynamique mwagit qu’en assurant l’absorption par les téguments de radiations visibles, ordinairement inactives parce que transgressantes. Ces radiations absorbées sont transformées en un autre mode d’énergie, dont l’action entraîne la production de modifications cellulaires profondes qui ont pour aboutissant ultime la mort de la cellule. L’histologie nous révèle ces modifications: tandis que l’épiderme corné est apparamment intact, l’épiderme muqueux présente des lésions importantes dans ses diverses couches qui indiquent assez que c’est à ce niveau que se produit la transformation énergétique maxima, résultats en accord avec l’expérimentation ; enfin plus profondément il existe des lésions vasculaires et périvasculaires. Mais la constatation des lésions n’en explique
pas la genèse; comment agit la nouvelle variété d'énergie issue des rayons lumineux ? Est-ce une action électrique ? un effet réducteur ? Nous l’ignorons et en sommes réduit à construire des hypothèses sur le terrain de la physico-chimie cellulaire, Suivant les conceptions modernes du Professeur Masson et de M. A. Lumière, la matière vivante comporte deux éléments :
1° des agrégats compacts de molécules albuminoïdes, à constitution complexe et variée, d'autant plus fragiles qu’elles sont plus complexes, et en perpétuel écroulement grâce à cette complexité même ; ces sortes de noyaux granulaires sont porteurs d’une charge électrique et entourés d’une couche périgranulaire dont l’électrisation est de Signe contraire; ces systèmes élémentaires composent les micelles colloïdales ; 2° de l’eau chargée de substances albuminoïdes, de lipoïdes, de composés ternaires, colloïdes ou non et de sels, dans laquelle les micelles sont en suspension. Les molécules de ce liquide intermicellaire se trouvent en perpétuelle agitation entraînant les micelles dans un mouvement brownien irrégulier : les micelles sont précipitées les unes contre les autres, mais les charges électriques périgranulaires, toutes de même signe, les empêchent de se rassembler. | A l’état normal, les colloïdes sont en équilibre, sans doute cet équilibre est instable, et à tout moment des sollicitations venues du dehors qui sont la conséquence des échanges nutritifs, de l’édification ou de Ja désintégration des matériaux cellulaires, tendent à le rompre plus ou moins brusquement. C’est ce qui
se produit à l’état pathologique : les micelles grossissent, les masses granulaires s’agglutinent en amas immobiles, l’état colloïdal est totalement détruit: il y à floculation. Les floculats qui en résultent dérèglent les fonctions du système nerveux organo-végétatif, troublent les fonctions des cellules en altérant l’architecture colloïdale des éléments où se déroulent les phénomènes essentiels de la vie, et sont responsables des accidents pathologiques.
Nous croyons que les troubles locaux et généraux dûs à la photosensibilisation résultent principalement de mélanges. colloïdaux réalisés à la faveur des perturbations vaso-motrices et des modifications des protéines tissulaires et humorales provoquées par lirradiation lumineuse.
Les rayons lumineux visibles traversent l’épiderme corné, atteignent l’épiderme muqueux sensibilisé qui les absorbe électivement dans ses assises successives ; la transformation - d'énergie subordonnée à cette absorption provoque la désintégration des colloïdes cellulaires, peut-être en provoquant l’émission d’électrons et en déchargeant ainsi la couche périgranulaire des micelles. Les floculats nés des altérations cellulaires sont entraînés par les liquides interstitiels des espaces lacunaïres et amenés aux vaisseaux capillaires sur lesquels ils agissent en déterminant des modifications fonctionnelles et anatomiques. La vasodilatation provoquée, les lésions vasculaires entrafnent des modifications de la circulation locale et des échanges qui se produisent au travers des capillaires ; sans produire de véritables enbolies, lés précipités pro-
téiques apportent cependant une sêne suffisante à la circulation pour troubler les phénomènes de nutrition cutanée. Ainsi s’expliquerait la pathogénie des lésions locales de photoépidermite de sensibilisation. Mais, dira-t-on, comment comprendre l’apparition : des symptômes généraux, qui évoluent soudainement et donnent lieu parfois au tableau dramatique de l’apoplexie lumineuse ? Il convient de remarquer que les molécules protéiques complexes agglutinées par la floculation constituent pour l’organisme de véritables albumines étrangères ; aussi l’irruption de ces substances hétérogènes dans l’arbre vasculaire les fait réagir sur le plasma circulant, ét l’on assiste aux troubles violents dûs à la floculation humorale; l’irritation des terminaisons nerveuses endovasculaires détermine le profond désiquilibre vago-sympathiqué qui se‘traduit par les troubles généraux observés. Cette conception anaphylactique de la photosensibilisation- nous explique la variabilité des manifestations suivant les individus. La vitesse avec laquelle les colloïdes tissulaire passent dans le torrent circulatoire, leur nature même, l'instabilité humorale plus ou moins grande conditionnent les modalités des troubles observés, qui dépendent aussi de la sensibilité du système nerveux autonome et de la réceptivité des divers organes. La floculation brusque donne lieu à une crise d’une violence extrême alors que la maturation colloïdale progressive se manifeste par des troubles beaucoup plus atténués. Cette façon de voir s’acorde avec l’allure des manifestations, la soudaïineté de leur apparition, leur variabilité; elle
permet de concevoir la disparition rapide des symptômes et le retour à la santé lorsque cesse l’exposition à la lumière: la défense leucocytaire s'emploie à englober rapidement les floculats et à les désintégrer rapidement, ce qui les rend inactifs.
Quant aux accidents locaux tardifs, ils sont le résultat d’une maturation colloïdale lente, il n’y à plus de choc brusque, le dérégiement sympathique affecte une forme mcins brutale donnant lieu à des dermatoses dues à la gêne circulatoire locale par les précipitations colloïdales.
A l’appui de cette hypothèse pathogénique, nous ferons remaraquer que les radiations lumineuses sont susceptibles d’agir chimiquement sur les protéines. G. Yung à montré que les albumines du sérum et de l’œuf subissent sous l'influence de la lumière des modifications qui consistent en une floculation, une précipitation des particules dénaturées avec accroissement de la viscosité, la vitesse de réaction étant accrue avec les acides et les alcalis. C’est dans le même sens que nous permet de conclure cette expérience de Nathan et Sack: En injectant des extraits de peau obtenus avec les téguments irradiés du cobaye, ils déterminent une réaction inflammatoire locale, tandis que l’injection d’extraits de peau non irradiée reste sans effets inflammatoires. IL est logique de penser que l’introduction de substances fluorescentes dans l’économie exagérera les réactions chimiques que peuvent provoquer les radiations lumineuses. '
En résumé, l’allure des accidents de photosensibi-
lisation, leur variété, nous porte à croire qu’ils appartiennent à l’anaphylaæie, domaine dont le Professeur
Widal et M. Aug. Lumière ont montré la vaste
étendue.
4° Le terrain organique
L'observation clinique montre chez l’homme comme chez les animaux que l’ingestion de substances sensibilisantes ne suffit point pour que des troubles photoréactionnels évoluent à la lumière. On voit en effet que parmi tous les êtres soumis aux mêmes circonstances extérieures (alimentation, exposition aux rayons lumineux), certains seulement présentent des manifestations de photosensibilisation tandis que les autres restent indemnes, et ces derniers sont précisément ceux qui possèdent une pigmentation abondante. De plus, il est facile de constater que, si le nombre des plantes ou des substances éventuellement sensibilisatrices, qui entrent dans l’alimentation de l’homme ou des animaux, est considérable, les accidents de photosensibilisation sont dans l’ensemble assez rares. Enfin il est des faits qui indiquent l’apparition d’un état dé photosensibilité en coïncidence avec l’évolution d’un état morbide sans qu’il ‘A ait eu modification du régime alimentaire.
Ce faisceau de constatations nous conduit done à admettre que si la sensibilisation constitue un facteur déterminant dans ces états de photosensibilisation
2 tn
digestive, les conditions de terrain jouent le rôle d’un facteur prédiposant à l’éclosion dés troubles photoréactionnels. Aussi allons-nous étudier le rôle du pigment tégumentaire et les conditions organiques qui créent ces prédispositions individuelles.
a) Le pigment
C’est aux pigments tégumentaires que sont dues les ‘colorations extérieures des animaux, c’est leur absence qui détermine l’albinisme. Chez les mammifères le pigment siège de préférence au niveau de l’épiderme, on en rencontre également dans le derme chez l’homme au niveau de la tache mongolique., Les pigments se développent aussi dans les phanères (poils, plumes), qui sont des différenciations du tégument, et ce sont ces poils abondants qui contribuent surtout à donner l’apparence extérieure de nos animaux. Il est d’ailleurs curieux de noter que tel cheval qui nous paraît de robe blanche à sa peau nettement pigmentée en noir, tandis que tel autre de pelage apparemment foncé, rouan par exemple, montre un épiderme où il n’est pas trace de pigmentation. Il importe de connaître ces faits en apparence insignifiants, leur ignorance pouvant conduire à une fausse interprétation de phénomènes de sensibilisation à la lumière. Dans le premier cas l’animal apparemment dépigmenté n'aura pourtant rien à craindre du rayonnement solaire, tandis que dans le second il pourra fort bien avoir à en souffrir à raison de la diffusion du pigment dans les phanères. |
Ce pigment est constitué par des grains de mélanine, substance amino-acide que beaucoup d’auteurs considèrent comme le produit terminal d’un métabolisme cellulaire, produit insoluble que le cytoplasma a tendance à éliminer en maintenant constante sa propre composition. Il est généralement admis aujourd’hui que la mélanogenèse est un processus fermentatif : en présence d'oxygène libre une oxydase agit sur un accepteur pour le transformer en mélanine dans certaines conditions de température et d’alcalinité du milieu. Dans le plus grand nombre de cas c’est une tyrosinase qui agit sur des composés formés au cours de la désintégration des matières protéiques (tyrosine par exemple).
S’il est séduisant de considérer la mélanine comme un produit de déchet du métabolisme des albumines, cette conception ne s’oppose pas à un rôle protecteur possible du pigment, que la si curieuse topographie des lésions cutanées de photosensibilisation nous conduit à admettre.
L'exposition prolongée au soleil aboutit à la pigmentation des régions exposées, tandis qu’on voit chez les mineurs la peau et les cheveux se décolorer à la longue. Chacun à pu constater aussi, qu’à la suite d’un coup de soleil, la zone traumatisée par les rayons actiniques desquame abondamment et se pigmente; la région ainsi pigmentée, tant que persiste la coloration, se trouve hors d’atteinte des radiations nocives, Finsen à démontré expérimentalement ce rôle protecteur de l’écran pigmentaire, il à constaté que la mélanine absorbe les radiations lumineuses et
js Ut HA, METIE.
utilise leur énergie en la transformant en énergie chimique.
La pigmentation nous apparaît comme une réaction de défense de l’organisme vivant à l’égard des agents du milieu extérieur, comme un phénomène d’adaptation au milieu; ainsi s’est produite, sous l’influence du rayonnement intense du soleil tropical, la pigmentation des nègres que le temps a accentuée et que l’hérédité à fixée. Cette interprétation est particulièrement séduisante et satisfait l’esprit par sa simplicité même, et la nature prévoyante. semble avoir dispensé ce mode de protection à raison de l’intensité des radiations solaires.
Ce sont les animaux des tropiques et des pays chauds, soumis à un ardent soleil, qui présentent les couleurs les plus riches et les plus variées, tandis que, le plus souvent, ceux des régions arctiques ou des pays froids, qui n’ont guère à redouter les atteintes du soleil, ont une livrée d’un blanc éclatant. Il est à remarquer aussi que chez les animaux de robe tachetée la partie la plus foncée du pelage est en règle générale la face dorsale, la plus exposée aux rayons solaires, tandis que le ventre est blanc. De même les nègres supportent sans inconvénient les rayons brüûlants des tropiques, car selon l’expression imagée de Manson ( il marchent à l’ombre de leur peau » dont l’épiderme est abondamment chargé de mélanine. En général, les animaux des profondeurs abyssales crustacés, mollusques, sont incolores, comme les animaux çcavernicoles, car ils ne reçoivent point la
lumière du jour. La jeune sole, d’abord transparente pendant la vie pélagique, se colore avec la vie sédentaire et seule se pigmente sa face supérieure qui reçoit les rayons lumineux. Ce phénomène d'adaptation chromogène se montre particulièrement remarquable chez les plantes.
D’après Gaiduko, l’exposition prolongée à la lumière de plantes à feuilles colorées amène des changements prévus par la théorie des couleurs complémentaires. Ainsi les plantes exposées pendant deux mois à la lumière rouge deviennent vertes, tandis qu’elles prennent une couleur rouge à la lumière verte. C’est à un processus analogue qu’il faut rapporter l’influence exercée par la profondeur sur la couleur des algues : aux algues vertes de surface succèdent des algues brunes, puis au-dessous on ne rencontre plus que des algues rouges. Les radiations lumineuses sont en effet successivement, progressivement absorbées et transformées dans l’ordre croissant de leur réfrangibilité au fur et à mesure que Fon descend davantage dans le milieu aquatique.
Il apparaît donc que lessorganismes vivants règlent leur réceptivité lumineuse à l’aide du pigment tégumentaire. Le rôle protecteur de ce pigment à l’égard de la lumière visible est particulièrement mis en évidence par les faits cliniques de photosensibilisation. On voit en effet les manifestations cutanées photo réactionnelles se localiser exclusivement aux zones dépourvues de pigment dont elles épousent étroitement la topographie sans que les régions pigmentées soient . intéressées. Comment expliquer ce rôle de
défense du pigment disséminé dans les assises profondes de l’épiderme ? Faut-il admettre, comme Rollier, que la mélanine absorbe les rayons lumineux et transforme l'énergie radiante en chaleur utilisable par l’organisme, les grains pigmentaires constituant autant de petits centres thermiques? Cela nous paraît vraisemblable. Mais pourquoi le photocatalyseur n’at-il aucune action en présence du pigment? Le sensibilisateur, nous l’avons vu, assure l’absorption de radiations normalement transgressantes ; or il ne peut être question d'augmenter la capacité d’absorption du corps noir constitué par le pigment: il agit déjà normalement comme un corps absorbant total qui transforme l’énergie qu’il reçoit.
S'il n’était pas expliqué, le moyen de protection constitué par la pigmentation est depuis longtemps connu : les Arabes, comme les anciens hippiâtres, attachaient à la coloration du poil une grosse impor tance, et pour eux il n’était d'excellents chevaux que de robe foncée sans marques blanches.
Toutefois, le rôle protecteur exercé par la pigmentation est encore fort discuté. Dans une étude qu’il consacre € à l’infiluence de certains agents sur les animaux à poil diversement colorés », Verheyen écrit : « Les faits que nous venons de rapporter démontrent une corrélation entre certaines maladies des animaux blancs et des causes déterminées... le poil clair est-il l’indice d’une constitution plus faible comme le supposaient les Anciens, ou bien les impondérables exercent-ils sur ce poil une action différent: de celle qu’ils produisent sur les téguments colorés?.,
I1 semble que la présence ou l'absence de pigment change complètement les sympathies existant entre les organes internes et l'enveloppe tégumentaire. L'influence spéciale, en vertu de laquelle une cause déterminée agit plutôt sur les parties couvertes d’un pelage blanc que sur celles qui portent un poil coloré, constitue un problème dont la solution est encore impénétrable. »
Depuis 1849, l’explication de ce phénomène à pu être donnée, pourtant tous les auteurs ne reconnaissent pas ce rôle protecteur du pigment. Guillaume admet « que les anomalies pigmentaires (albinisme total ou partiel, ladre) témoignent, comme l’enseigne l’expérience du laboratoire, d’une moindre résistance générale aux intoxications, c’est-à-dire probablement d’une atteinte congénitale du système de défense antitoxique ». Pour cet auteur le pigment n’intervient pas comme un moyen de défense, mais à titre de témoin dont l’absence indique chez un organisme une faiblesse constitutionnelle : & I’état d’albinisme n’in. tervient pas par suite de l’absence de protection pigmentaire actinique, mais parce que l’albinisme traduit un éfat constitutionnel de moindre résistance. »
Conception séduisante certes, mais que ne confirment nullement les constatations faites par les cliniciens vétérinaires. Si elle nous permet bien de comprendre pourquoi un albinos, un animal totalement dépigmenté se montre d’une aptitude extrême à contracter une photoépidermite de sensibilisation, pourquoi un animal entièrement pigmenté ne réagit pas à la lumière, cette théorie ne nous explique pas la
F à “ra
topographie si spéciale des lésions photoréactionnelles chez les animaux de robe tachetée. Car, si l’albinisme traduit vraiment un état de moindre résistance de l’organisme, seuls devront réagir aux atteintes des rayons lumineux les sujets chez lesquels cette défi: cience organique est suffisamment accusée, c’est-àdire les animaux totalement blancs ou ne possédant que quelques rares taches pigmentaires. Et pourtant ne voit-on pas tel animal porteur d’une petite tache blanche contracter un coup de soleil à ce niveau ? Il est bien difficile de concevoir que cet état constitutionnel localise Ia moindre résistance aux régions dépourvues de pigment quand les régions adjacentes colorées possèdent une résistance normale. Si vraiment le pigment est dénué de tout pouvoir protecteur, l’organisme en son absence étant d’une débilité congénitale excessive, il est évident que le tégument dans sa totalité doit supporter les conséquences de cette anomalie, Au contraire, si le tégument contient du pigment en quantité suffisante pour que l’on puisse penser que la résistance organique est normale, on ne devra nulle part observer de lésion d’épidermite solaire. |
En présence des faits cliniques nous nous croyons autorisé à conclure au rôle protecteur de la pigmen:tation épidermique vis-à-vis des radiations lumineuses visibles pathogènes pour l’organisme sensibilisé.
b) Les prédispositions individuelles
L'étude des faits cliniques de photosensibilisation nous à montré que les facteurs physiques n’interviennent pas seuls et nous avons été conduit à admettre l'existence de causes prédisposant à l’éclosion de ces accidents. Efforçons-nous de les déterminer...
La clinique vétérinaire, comme la clinique humaine, nous permet de constater que les accidents de sensibilisation d’origine alimentaire ou médicamenteuse se manifestent chez quelques-uns seulement des nombreux individus qui sont soumis à la même alimentation contenant des substances sensibilisantes (les individus que leur pigment protège totalement étant mis à part) et fait plus important les seuls individus. sensibilisés par ce régime ne peuvent en général être considérés comme des individus normaux. Ces sujets, avant de recevoir des aliments ou médicaments nocifs, présentaient des troubles digestifs ou hépatiques ox des lésions humorales. Chez l’homme on voit la pellagre maïdique sévir parmi des populations qui vivent dans un profond état de misère sociale, alimentaire et corporelle ; chez les animaux, les sujets atteints de trifoliose ou de fagopyrisme présentaient des coliques, du ballonnement fréquent ou étaient d’un entre tien difficile, leur tube digestif et leur foie abritaient déjà de nombreux parasites qui en troublaient le fonctionnement : muqueuses subictériques, excréments fétides, constipation. |
Les accidents d’hématoporphyrinurie avec actinite de sensibilisation, dus à certains médicaments (sul-
DEF uen
fonal), s’observent avec une électivité remarquable dans le sexe féminin. Certains états de sensibilité à la lumière apparaissent à l’occasion de lésions de l’appareil digestif ou d’un état morbide, tels sont les érythèmes pellagroïdes provoqués par une tumeur du tube digestif, par la cirrhose alcoolique, par la grossesse ou observés chez les ictériques. Enfin, nombreuses sont les sensibilités morbides spontanées qui ont un caractère héréditaire et familial; c’est le cas de. l’hydroa vacciniforme, du xeroderma pigmentosum et de quelques états pellagroïdes qui affectent des individus atteints de troubles nerveux (idiotie, épilepsie, paralysie). Il n’est donc pas douteux que le terrain organique a une part importante dans la genèse des états de photosensibilisation ; la conception anaphylactique de la photosensibilisation nous l’avait fait déjà prévoir.
Sous l’influence des troubles gastro-intestinaux ou hépatiques des protéines variées peuvent passer dans l'intimité du milieu intérieur et sensibiliser le sujet malade à toute nouvelle imprégnation. Les liquides humoraux acquièrent aïinsi des propriétés réactionnelles de plus en plus complexes vis-à-vis d’un nombre toujours plus grand d’albumines, en sorte que l'instabilité plasmatique devient toujours plus .considérable. Aussi conçoit-on que sous les influences les plus variées comme les plus minimes l’équilibre colloïdal soit détruit, et en particulier sous l’influence de la sensibilisation à la lumière.
L’hérédité peut transmettre des malformations digestives ou nerveuses, en particulier lPirritabilité
du système organo-végétatif; des troubles fonction nels qui, suivant le processus indiqué, aboutissent à l'instabilité humorale.
Les lésions des organes digestifs et les troubles de ces appareils, s'ils ont tendance à détruire l’équilibre colloïdal organique, par les perturbations qu’ils apportent dans le métabolisme alimentaire, peuvent aussi déterminer l’élaboration de produits toxiques ou sensibilisants, ou altérer les fonctions du foie. Des altérations fonctionnelles ou anatomiques de la glande hépatique résulte une diminution de son activité antitoxique et pigmentogène ; les éléments nocifs issus des processus intestinaux ne sont plus transformés et éliminés avec la sécrétion biliaire, diverses substances fluorescentes que le foie détruisait passent dans le torrent circulatoire et vont sensibiliser les téguments. La photosensibilité des ictériques ou des sujets dont le fonctionnement hépatique est altéré (grossesse) semble être un argument en faveur de l'intervention du foie dans ces états de sensibilisation; il convient en plus de remarquer que les pigments sanguins et leurs dérivés hémobiliaires fournissent de nombreuses substances sensibilisantes la lumière (porphyrines). On voit qu’en définitive la photosensibilisation est favorisée par une perturbation du milieu humoral, réalisée selon toute apparence à la faveur d’un trouble du métabolisme alimentaire, ou d’une insuffisance des fonctions hépatiques. Chacun sait que le foie transforme ou détruit certains produits élaborés par le tube digestif ou introduits en excès dans l’alimentation, et l’on comprend bien
Sr ee
que l’inaptitude de la glande hépatique à détruire d’une façon suffisante des produits exogènes où endogènes sensibilisants puisse être la raison de la sensibilisation des téguments à la lumière.
Dans ces conditions, il apparaît que l’organisme animal est protégé contre la photosensibilisation par des processus intestinaux et hépatiques, et l’on s’explique l’intrication des affections photodynamiques avec les états digestifs, hépatiques, endocriniens et le renforcement réciproque des troubles caractéristiques de ces états par les accidents de photocalyse.
Normalement l’appareil digestif assure donc l’élimination ou la destruction de produits qui pourraient être sensibilisants ; la chlorophylle, que nous incriminons dans diverses sensibilisations alimentaires, nous semble de ce nombre.
J. Verne, qui à étudié le métabolisme des pigments chlorophylliens dans la série animale, insiste sur ce fait que quel que soit le degré de désintégration subi par la chlorophylle ingéré, elle est excrétée en règle générale au niveau du foie ou de la glande qui en tient lieu. Des animaux qui reçoivent de la chlorophylle dans leur alimentation, les uns ne la modifient que très faiblement, lui laissant sa couleur, les autres la désintègrent d’une manière profonde. Chez un grand nombre d’invertébrés, une partie du pigment absorbé est rejeté avec les fèces ; le reste, légèrement modifié par les sucs digestifs, est transporté au niveau de l’hépatopancréas qui l’élimine. Chez d’autres animaux la chlorophylle est désintégrée jusqu’au stade des porphyrines. Quelques-uns l’éliminent ainsi,
— ji8 —-
cependant dans la majorité des cas ces porphyrines entrent dans des phénomènes de synthèse : il semble que l’organisme se défende contre le pouvoir photodynamique de ces pigments en les unissant par l’intermédiaire de fer ou de cuivre à des molécules protéiques; ainsi se trouvent Constitués l’hémoglobine et des pigments tétrapyrroliques analogues.
‘Ces pigments vasculaires sont le plus souvent décomposés dans la suite, et le groupement contenant les noyaux pyrroliques est rejeté au niveau du foie dans la bile, en général sous forme de bilirubine qui, bien que très voisine chimiquement des porphyrines, n’en à pas la fluorescence et par Se ne sensibilise pas à la lumière. |
S'il est intéressant de constater que la chlorophylle ingérée, quel que soit son degré de dégradation, est de façon générale excrétée au niveau du foie, il est extrêmement curieux de voir que parfois les téguments complètent ou suppléent cette excrétion. C’est ce qui se produit chez le Chétoptère, c’est ce que l’on observe chez les larves de nombreux Lépidoptères qui prennent une coloration verte lorsqu'elles se nourrissent de chlorophylle. Il existe du reste à ce sujet des ‘différences sexuelles : chez les Chrysomélides l’hémolymphe est colorée en vert chez la femelle et incolore chez le mâle. Ce fait tient à ce que les cellules intestinales du mâle ne laissent pas passer ou détruisent la chlorophylle alors que cela n’a pas lieu chez les femelles.
Est-ce à l’existence d’un processus analogue qu il faut attribuer l’action photodÿnamique élective que
présentent pour la femme certains dérivés de la série barbiturique ? Quoiqu'il en soit nous retiendrons seulement que la chlorophylle ingérée, fluorescente et sensibilisatrice, peut dans certains cas être éliminée au niveau des téguments. Partant de ce fait, ne pouvons-nous admettre, qu’à l’état pathologique, #hez nos animaux la peau sensiblisée exécute une fonction d’excrétion analogue en l’absence du foie incapable de l’assurer. Dès lors la photosensibilisation ne serait plus que l’expression d’une fonction antitoxique des téguments, {a peau Se comportant à l’égard du foie déficient comme un organe vicariant.
Généralisant plus encore, ne peut-on concevoir, ainsi que le fait Guillaume, la peau non plus comme un simple vernis protecteur, mais comme une vaste glande de déefnse qui fixerait électivement certains produits nocifs (corps fluorescents en particulier) ayant échappé au filtre hépatique, la lumière concourant à leur inactivation et à leur élimination ? Selon cette séduisante hypothèse les accidents cutanés ne seraient que les témoins de l’exécution par la peau d’une grande fonction de défense, la desquamation et le renouvellement de l’épiderme favorisant l'élimination des produits qui l’imprègnent. Mais c’est là une hypothèse !
Ce qui n’est plus une spéculation théorique c’est l'utilisation possible de la photosensibilisation dans une intention thérapeutique. L'administration de substances fluorescentes confère, nous l’avons vu, aux radiations lumineuses des propriétés analogues à
celles qui sont l’apanage des U. V. chez les sujets non sensibilisés. Après sensibilisation on superpose à l'effet ordinaire des U. V. une effet biochimique important dû aux rayons visibles ; il est done possible d'augmenter le rendement des sources utilisées ordinairement, et surtout d'employer une énergie produite à peu de frais, on réaliserait ainsi une économie de temps AAA lumineuse.
Dreyer à préconisé la sensibilisation locale dans la finsenthérapie du lupus pour réduire la durée de la cure , V. Tappeiner en associant l’action de la lumière et des substances fluorescentes obtint des résultats encourageants sur diverses lésions cutanées qu’il badigeonnait d’éosine à 5 %. L'action cicatrisante du bleu de méthylène, qui fut attribuée par Torraca, avec juste raison à ses propriétés Pen est bien connue. |
Gyorgy et Gottlieb, et plus on K. Pilling, ont mis à profit la sensibilisation à la lumière par ingestion d’éosine dans la cure du rachitisme, ils ont pu abréger ainsi la durée de l’irradiation. Avec Pasteur et Azam, le Professeur Jausion à utilisé avec succès l’actinothérapie précédée d’injections acridiniques dans le traitement des pelades, et il estime que la thérapeutique de la blennoragie par l’acridine se réclame autant d’une action de la lumière que d’une chimiothérapie spécifique.
Ne pourrait-on en médecine vétérinaire associer la sensibilisation à l’irradiation U. V. dans le traiîtement de la démodécie canine ? j
Le sujet est vaste et de nombreuses études restent
à faire qui entraîneront sans doute des applications thérapeutiques nouvelles de la lumière qui serait rendue à sa destination première. Ovide ne nous dit-il pas qu'après le retrait des eaux du déluge naquit des brouillards et du limon qu’elles laissèrent un monstre terrible qui rendit la terre inhabitable ; mais Apollon aux blonds cheveux, dieu tout à la fois de la lumière et de la médecine, dissipa les brouillards sous ses rayons dorés, transperça le monstre de ses traits, rendant aux humains la terre purifiée. Depuis, sous sa caresse étincelante apparaissent la vie, la joie et la santé.
Conclusions
I. — On observe chez les animaux domestiques, comme chez l’homme, des phénomènes de photosensibilisation ; ils se traduisent par des accidents cutanés localisés aux régions dépigmentées et par des accidents généraux digestifs et nerveux.
II. — Ces accidents photodynamiques, toujours d’origine digestive, font suite à l’ingestion d’aliments végétaux ou de produits médicamenteux contenant certains principes fluorescents: le sarrasin, le millepertuis et divers fourrages artificiels, l’extrait éthéré de fougère mâle occasionnent ces troubles variés.
III. — L'apparition des accidents exige l’imprégnation du corps muqueux de Malpighi par le photosensibilisateur et l’action simultanée de la lumière. Les rayons actifs ne sont pas comme on l’a cru longtemps les rayons U. V., ni les infra-rouges, mais les radiations visibles que le sensibilisateur absorbe
électivement.
IV. — La topographie des lésions tégumentaires montre bien que le pigment mélanique de la peau la protège efficacement contre cette action nocive.
V. — L’allure des manifestations provoquées par la sensibilisation à la lumière, leur apparition brusque, leur rapide guérison après suppression de la lumière, leur sémiologie variable nous permettent de croire que ces accidents relèvent du domaine de l’anaphylaxie et sont l'expression d’un choc par irradiation : les rayons lumineux agiraient en produisant des floculations cellulaires et humorales.
VI. — $i l’action de la lumière constitue bien la cause déterminante des accidents observés, il convient aussi de tenir compte des conditions de terrain qui jouent le rôle de facteur prédisposant ; les troubles digestifs et hépatiques ont une part importante dans la genèse de la photosensibilisation et c’est sans doute à eux qu’il faut attribuer l’action photodynamique de la chlorophylle alimentaire. Eure
VII. — La photosensibilisation peut être utilisée en thérapeutique.
Vu : Le Directeur Le Professeur de l'Ecole Vétérinaire de Lyon, de l'Ecole Vétérinaire, CH. PORCHER. Dr CADEAC.
Vu: Le Doyen. Le Président de la Thèse, J. LEPINE. Dr CLUZET.
Vu et permis d'imprimer :
| Lyon, le 21 Mars 1929.
Le RECTEUR, PRÉSIDENT DU CONSEIL DE L’'UNIVERSITÉ, | GHEUSI. |
Index bibliographique
ARLOING (S.) — Influence de la lumière sur la végétation et les propriétés pathogènes du B. Anthracis (C. R. Ac. Sc., fév. 1885 et août 1885).
AZAM. — De la Photosensibilisation (Thèse, Paris, 1927).
BIGOTEAU ET BISSAUGE. — Hygiène et maladies du mouton, vols 1917; p.180.
IB1zARD ET MaARCERON. — La lumière en thérapeutique, 1 vol., Baiïllière, Paris 1926.
BLANC (G.), MELANIDI ET CAMINOPETROS. — Recherches sur une maladie de la chèvre en Grèce. (Annales de V’Inst. Pasteur, 1922, p. 614.)
Bonn ET DRZEWINA. — Action toxique du rouge neutre en présence de la lumière. (C. R. Soc. Biologie, 7 juillet 1923.)
Boucxarp. — Le coup de soleil et l’érythème pellagreux. (Recherches nouvelles sur la pellagre, 1 vol. Paris, 1862.)
BoURBON ET CHOLLET. — Photosensibilisation chez le mouton après administration d’extrait éthéré de fougère mâle (Recueil de Méd. Vét., 15 sept. 1927).
Buzz. — Notes on some biotic effects of light and photodynamic action. (The Journal of the Australian Veterinary Association, sept. 1926, p. 83.)
Buzz er MAcIND®æ. — Photosensitization in sheep : Trefoil Dermatitis. (/bid., sept. 1926, p. 85.) Buemeister. — Gürlt und Hertwig Magazin, 1843, s. 112,
-Capéac (Prof.). — Pathologie générale, 1904.
__ Pathologie chirurgicale de la peau (Erythème
solaire). :
__ Pathologie wnterne, T. 7, 1914, p. 341.
Capror (Prof.), LESBOUYRIES ET RIES. — Traité de Médecine des animaux domestiques, Paris 1925, pp. 599, 793, 801.
Carwor (Prof.) er Terris. — Un cas d’actinite chronique
avec œdèmes et myasthénie (Bulletin et M. de la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, n° 26, 28 juil. 1925, p. 1105).
Cærnv (D'). — Ueber das Hypericin (Hypericum rot).( (Zeitschrift für physiol. Chem., LXXIII,1911, s. 370. — Analyse in Journal de Pharmacie et de Chimie, 1911, p. 500).
CLeLAND (D). — Report of the New-South-Wales Government Bureau of Microbiology, 1912.
Czuzer (Prof.). — Précis de Physique médicale. Col. Testut, Doin.
CorNEviN (Prof.). — Les Plantes vénéneuses, 1 vol. 1887, p. 153.
CouLon. — Fagopyrisme (Journal des Vétérinaires du Midi, 1838).
DecHamBre (Prof.). — Les Aliments du Bétail, p. 144. —
. Les aliments du Cheval, p. 153.
Dopp ($.). — Trefoil Dermatitis (Journal of Comparative Pathology and Therapeutic, mars 1916, p. 47, vol. 29). ;
— St John’s woort and its action on live stock (Zbid. 1920, vol. 33, p. 105). Anal. in Revue Générale de Méd. Vét., 1920, p. 602.
. Do@xox. — Etude de la photosensibilisation biologique : la fluorescence et la pénétration des photosensibilisateurs (C. R. Soc. Biol., 10 déc. 1927).
DOwxES ET BLUNT. —— Researches on the effect of Light upon Bacteria (Proceedings of the Royal Society of London, déc. 1877, vol. 26, p. 488). à
Dreyer. — Dermatol. Zeitschrift, 1903 (cité par Saidman in les U. V. en thérapeutique),
DurRÉNoy (J.). — La Photosensibilisation chez les Végétaux (Rapport présenté à la Société de Pathologie Comparée, le 7 déc. 1926).
Dugois (R.). — La Vie et la Lumière, Alcan, Paris, 1914, p. 170.
Dupuy. — Fagopyrisme (Journal pratique de Méd. Vét.,
EnrDr. — Gürlt und Hertwig Mag., 1840, s. 303.
FABRE ET SIMONNET. — Sur l’action sensibilisante des solutions d’hématoporphyrine (C. R. Soc. Biol.. 13 nov. 1925, p. 1152).
-- Contribution à l’étude de l’intoxication par le Sulfonal (Bulletin de la Soc. de Chimie Biol., déc. 1925:°p. 1129).
FOvEAU DE COURMELLES. — Fluorescence ou sensibilisation des tissus vivants (5° Année Electrique, 1904).
-- Action photodynamique exercée sur les globules sanguins par les matières fluorescentes (6° Année
El., 1906). Le — La Radioanaphylaxie, Paris. 1923.
FRIÉDBERGER ET FRÔHNER. — Pathologie et thérapeutique :
spéciales des animaux domestiques, 2 vol. T. I., pp. 451, 482, 214.
Fucas. — Handbuch der Allgemeinen Pathologie der Haussængethiere, Bertin, 1843, s. 145.
GAILLARD. — Influence de la lumière sur les micro-orga-
nismes (Thèse Lyon, 1888).
GALAVIELLE ET PORTES. germination et
| de croissance des végétaux; modifications apportées par les substances fluorescentes (Bulletin de la Société Sc. Méd. et Biol. Montpellier, fév. 1923).
Gassuz. — Die Wirkung der U. V. L. auf die inneren Organe mit Eosin sensibilisierter Mause (Strahlentherapie, 30 avril 1920).
GuiLLAUME (D' A. C.). — Les radiations lumineuses en physiologie et en thérapeutique. De l’infra-rouge à Vultra-violet, 1 vol, Masson, Paris, 1927,
en Le
— Physique et physiologie générale de la photosensibilité et des phénomènes de photosensibilisation (Revue de Pathol. Comp., 20 fév. 1927, p. 87).
__ Sensibilité et sensibilisation aux rayons lumineux. Les maladies par sensibilisation des téguments à la lumière (Bull. Médical, 1926, n°° 20, 21, 22).
Guizcemnor (D' H.). — Rayons X et radiations diverses. Doin, Paris 1910.
Gvoray pr GoTTLieB. — Verstärkung der Bestrahlungs
therapie der Rachitis durch orale eosin verabreichung (Klinische Wochenschrift, n° 28, 9 juil. 1923, p. 1302, Bd 2). Y
Haussmanx (W.). — Die sensibilisierende Wirkung tierischer Farbstoffe und ihre physiologische Bedeutung (Wiener Klinische Wochenschrift, t. XXI, 1908).
HaUssMANN (W) er PortTaeiM (L. V.). — Die Photodyna:mische Wirkung der auszuge etiolierter flanzenteile (Biochemische Zeitschrift, 1909).
Hexrr (Victor). — Htudes de Photochimie. Gauthiers.
Villars, Paris 1919. |
HExry (Prof.) — Accidents consécutifs à l’ingestion de Millepertuis observés chez les chevaux (Bul. Soc. Cent. Méd. Vét., 4 déc. 1913).
HEeRTEL (E.). — Ueber physiologische Wirkung von Strahlen verschiedener Wellenlange (Zeits. für Allgemeinier Physio., 1905).
HizsoxT (P.). — Les phénomènes de photosensibilisation chez les animaux domestiques (Thèse Paris, 1928).
HuTYRA ET Marek. — Speziclle Pathologie und Therapie der Haustiere, 1913, p. 923.
ISCOVESCO. — Quelques données nouvelles de photobiologie (Œuvre médico-thérapeutique , n° 8, mai 1924, Del):
JACOBSON. (R.). — Ueber die Wirkung fluorescierender Stoffe auf Flimmerepithel. (Munchener Medizin Wochenschrift, 1911).
JAUSION (Prof.). — Des dermatoses par sensibilisation à la lumière (Paris Médical, 12 fév. 1927, p. 153),
- sd. SD. dé du ed.
LPO
—. Les phénomènes de photosensibilisation en pathologie humaïne (Revue de Pathol. Comp., 20 janv. 1927, p. 87).
JAUSION ET MARCERON. — Le coup de soleil acridinique, son traitement par la résorcine (Bul. Soc. Fr. Derm. et Syphil., 9 juill. 1925).
JoLLx (J.). — Modifications histologiques des organes lymphoïdes produites par les radiations lumineuses (C. R. Soc. Biol., 1925).
Lepoux-LeBarp. — Action de la lumière sur la toxicité de l’éosine (An. I. Pasteur, n° 16, 1902, p. 587). Le Mouroux. — De l’eczéma de l’espèce bovine à robe pie (Bul. Soc. Cent. Méd. Vét., 1904, p. 521). LEREDDE ET PAUTRIER. — Photothérapie et Photobiologie. Col. Naud, Paris, 1903.
Lewin. — Traité de Toæicologie. HN de œ ot chet, Paris 1903, p. 610.
MARCERON a): -= Gontmibition à l’étude de la photosen- . sibilisation par les substances fluorescentes (Thèse Paris, 1925).
Lumière (A.) — La vie, la maladie et la mort, phénomènes colloïidauxr. Masson, 1928.
— Rôle des colloïides chez les êtres vivants, Masson, 1922. :
— Le problème de l’anaphylaxie. Doin, 1924.
MARCHLEWSKI (L.). — Chlorophylle et pigment du sang (Bull. Soc. Chim. Biol., tome IV, n° 8, sept.-oct. 1922, p. 476).
— Transformation de la chlorophylle dans l’organisme animal (Ibid. tome VI, n° 5, mai 1924. p. 464).
MrraAMonp DE Laroquerrte. -— Sur l’érythème solaire et la
; pigmentation (Progrès Médical, sept. 1912).
MouriquaxD (G.). — Syndrôme pellagreux (C0. R. Ac. Sc., . (1® fév. 1926).
Moussu (Prof). — Les maladies du mouton, Vigot 1923, Dent
…— Les maladies du gros. bétail, Vigot, he chap. Intoxications,
NE ET SACK. — Archivs für Dermat. und syphil.,
NreTaAmMMER. — Photokatalysation (Bioch Zeitsch, s..278,
NoGrer (Th.). — La lumière et la vie (Thèse Lyon, 1904). *
OnMke. — Centralblatt für Physiologie, Bd. 22, 1908. Passow er RimMPaw. — Sur certaines actions .photodynamiques exercées sur les bactéries (Münch. Medie. Wochens, 6 juin 1924). \ | PASTEUR-VALERY-RADOT, BLAMOUTIER (P.), BESANCON (J., et SarDmax. — Urticaire solaire (Bul. ét M. Soc. Méd. Hôp. Paris, 1* juill. 1926, p..1117).
Paucoué. — Du Millepertuis et de ses effets sûr l’économie animale (Recueil de Méd. Vét., 1861, p. 121).
Pecx (J.-L.). — Les radiations en biologie, A propos de
la photothérapie (Presse Médicale, n° 83, LIT oct. 1925).
PHILIBERT ET RISLER. — : Action de la lraièee du néon sur les bactéries (C. R. Ac. Sci., T. 183, 6 déc: 1926, p. 1187).
PiLuING (K.). — Rachitis behandlung durch: ne
lampe mit Sensibilisierung durch Eosin (Deutsche Mediz. Wochens, n° 47, nov. 1924).
2* RaaB (O.). — Ueber die Wirkung fluorescierender Stoffe auf Infusorien (Munch. Med. Woch. 1900). RAUBITSCHEK. — Pathologie, Entsthungsweïise u Ursa-
chen der Pellagra (Ergebnisse der Allgemeinen Pathologie und Pathologischen Anatomie. T. 18, F. 1, 1915, p. 662).
RATHERY ET Marie. — Coup de soleil acridinique (Bull. et M. Soc. Méd. Hôp. Paris, 9 juill. 1926, p. 1258).
RAY (G.). — Notes sur les effets du millepertuis à feuilles …
crispées (Bull. Soc. Cent. Méd. Vét., 1914, p. 39). ReBerro (S.). — Action biologique des substances fluorescentes. L'action photodynamique de l’éosine sur les plantes (C. R. Soc. Biol., 1920, p. 884). RicnerT (G.-A.). — Les Pellagres animales (Thèse Paris, 1926).
RisLER ET FOVEAU DE COURMELLES. -- Sur le choc radiant (C. R. Ac. Sc. T. 184, 1927, p. 701).
Rocers (T. B.). — On the action of St John’s Wort as a sensitizing action for non pigmented skin (American Veterinarian Review, 1914, vol. 46, p. 145). — On the influence of light on white and pigmented skins in the tropics (Zbid. 1914)..
SACCHAROFF ET SACHS. — Wochenschrift Klinik, 1905.
SAIDMAN (J.). — Les rayons ultra-violets et associés en thérapeutique. 2 édit. Doin, Paris, 1928.
SELLARDS. — Investigation of Tropeil Sunlight, with special reference to photodynamic action (Journal
: of Med. Researchs, 1918, vol. 38, p. 293).
* SHREBE. — Gürlt und Hertiwig Magarin, 1843, s. 479. SpiNOLA. — Die Krankheiten der Schweine, Berlin, 1842, p. 227. < STARKS. — A very singular affection of the skin in a cow (The Veterinarian, 1834, p. 97). st
TAPPEINER (H. von) ET JESIONEK. — Essais thérapeuté ques avec des substances fluorescentes Liu “Mediz. Wochens, nov. 1903).
TAPPEINER (H. von) ET JoLDBAUER. — Die sensibilisierende Wirkung fluorescierender Substanzen. Gesammelte untersuchungen ueber die photodynamische Erscheirungen (Vogel, Leipzig, 1907).
TorraAcA. — Il Policlinico (Sezione chirurgica Rome, tome 29, 15 fév. 1922.
TRABUT., — Botanique spéciale, Paris 1898, p. 239.
VerHEYEN. — De l'influence de certains agents sur les animaux à poils diversement colorés (Recueil de Méd. ‘Vét. Pratique, 1849, p. 128).
Værne (J.). — Les pigments dans l’organisme animal. Doin, Paris, 1926.
Wozrr. — Pharm. Zentralh., XVI, p. 193.
Yunce (Gordon). — La coagulation de la protéine par la lumière solaire (Proceedings Roy. Soc., t. 651, p. 235) ,