CT VAE
ment les autres malades; on se trouvait en hiver d’ailleurs et les rayons obliques d’un soleil bien pâle ne pouvaient guère renfermer d’ultra-violets après filtration par le brouillard. En tous cas s’il en restait, la barrière vitrée des fenêtres ne les eut pas laissé passer.
Comme le font justement remarquer les auteurs, il s’agit bien d’une actinite qui a évolué en l’absence de tout rayon actinique.
Une observation analogue à été publiée par le Professeur Carnot et E. Terris : il s’agissait d’une femme dont le syndrôme de sensibilisation cutanée s’accompagnait de myasthénie; le traitement par la résorcine s’est montré efficace. Saidman a publié en 1926 avec d’autres auteurs, un cas d’urticaire solaire de cause inconnue. II à pu constater que l’érythème avec prurit suivi d’œdème se reproduisait sous l’action de l’arc électrique, même à travers le verre, et que les radiations responsables s'étendent de 40 à 55 Cu environ.
Ces observations indiquent assez que les U. V. ne sont pas la cause de l’actinite de sensibilisation. Toutefois il convient de se demander quel est leur comportement lorsqu'ils sont contenus dans la lumière incidente comme il arrive le plus souvent en pathologie vétérinaire où les accidents se manifestent chez des animaux entretenus au grand air. Dans ces conditions, les radiations courtes interviennent pour leur propre compte et viennent ajouter leurs effets biochimiques à ceux qui résultent de l’absorption des radiations rendues actives par le sensibilisateur ; en
définitive, l’actinite de sensibilisation apparaît comme dûe à la sommation des effets normaux de VU. V: et des effets occasionnels de radiations habituellement sans action. |
Le Docteur Guillaume à démontré expérimentalement que la photoépidermite de sensibilisation résulte chez l’homme de la transformation d’énergie de radiations du spectre visible normalement transgressantes et inactives, mais qui, sous l’influence du sensibilisateur, sont absorbées par l’épiderme muqueux.
Il utilise une source lumineuse artificielle qu’il prive de ses radiations infra-rouges au moyen d’un écran d’eau et dont il absorbe les rayons ultra-violets avec des lames de verre dense.
Après décapage d’une surface cutanée qu’il imprègne d’un colorant fluorescent, il fait agir la source lumineuse. La réaction évidente d’actinite obtenue indique clairement que les radiations en cause appartiennent à la lumière visible. |
L'auteur est parvenu à préciser quel est le faisceau chromatique coupable. Exposant la surface décapée et sensibilisée à l’action de lumières presque mono chromatiques, il constate l’apparition d’un érythème en employant des radiations jaunes et rouges sur les parties imprégnées de violet de méthyle. Sur les régions sensibilisées par l’érythosine ou l’éosine, le même résultat est obtenu avec une lumière bleue et verte, tandis que la lumière violette se montre seule active lorsque le sensibilisateur est la sonacrine. Or, fait curieux, le jaune et le rouge d’une part, le bleu et le vert, le violet d’autre part, correspondent respec-
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tivement aux bandes d'absorption spectroscopiques du violet de métyle, de l’érythrosine et de l’éosine et enfin de la gonacrine. Aïnsi les radiations lumineuses qui provoquent l’apparition des lésions cutanées sont précisément celles qu’absorbe la solution aqueuse du colorant utilisé comme sensibilisateur: Za substance photodynamique n’agit qu'en assurant l’absorption par l’épiderme muqueux, qu’elle imprègne, de radia-. tions normalement transgressantes.
Ces conclusions sont en harmonie parfaite avec les résultats obtenus en photographie et en biologie. Par voie de conséquence, il est permis de penser que l’on | rendra inoffensive une lumière, aussi complexe soitelle, si l’on prend soin de la priver des rayons absorbés par le catalyseur. C’est ce que vérifient la clinique et l’expérimentation.
Raab plonge une culture d’infusoires en milieu éosiné dans un deuxième récipient contenant une solution du même colorant ; après irradiation prolongée, les protozoaires quoique sensibilisés ne sont pas influencés: les rayons verts, qui seuls pourraient avoir une action nocive, ont été absorbés par la solution extérieure qui agit comme écran protecteur.
Instruits par une longue expérience, les Arabes mettent leurs troupeaux à l’abri des néfastes effets du Hamra, en badigeonnant l’épiderme dépigmenté de leurs animaux avec une macération de henné. € Par la teinte rouge communiquée à l’épiderme, elle le protège efficacement contre les rayons nocifs », nous dit Ray, qui dès 1914 songeait à faire intervenir les radiations du visible dans le déterminisme de l’affec-