A. — PLAIES DU POUMON. HÉMORRHAGIES
Les hémorrhagies ne nécessitent d'intervention directe que dans un nombre restreint de cas. On ne connaît encore que neuf observations dont l'une appartient à Omboni (de Crémone).
OBSERVATION Î Plaïe du poumon avec hémorrhagie incoercible. Résection.
(OmBoNt, Ann. Univers. di medicin., 1885, cité par Perir. L'Union Médicale, Paris, 1886).
Dans un cas de plaie du poumon par balle de revolver avec hémorrhagie incoercible, Omboni ouvrit le thorax, cerna avec l’écraseur et avec des fils, puis coupa avec des ciseaux la partie du poumon qui avait été déchirée et contusionnée par la balle, chercha le projectile sans le trouver, lava le thorax avec une solution de sulfo-phénate de zinc à 2°/,, draina et sutura la plaie.
Malheureusement les liquides de la plèvre s’écoulèrent dans le tissu cellulaire péri-thoracique et le malade mourut de pyohémie au onzième jour.
À Pautopsie, on trouva le poumon ratatiné mais non enflammé et une pleurite intense du même côté.
C'est là une opération unique et que l'on n'aura l’occasion de pratiquer que dans des circonstances exceptionnelles. Jusqu'à ce jour on s’est contenté de tamponner et de suturer. L'hémostase par suture profonde de la plaie paraît être le meilleur procédé lorsqu'on décide