OBSERVATION VII
Myxo-chondrome du poumon secondaire à un myxo-chondrome des parois thoraciques.
({n MüLLER, Deulsche Zeilschrift f. Chirurgie, 1893.
Homme de 37 ans.
Résection de trois côtes (3°, 4° et 5°) et de toute la paroi thoracique y compris la plèvre.
Résection d’un morceau de poumon de l’étendue de la paume de la main, adhérent à la tumeur. Résection de deux noyaux secondaires métastatiqu:s de la surface du lobe inférieur.
Mort 24 heures après.
Autopsie : Pleurésie purulente. L'excision de la paroi n'avait pas permis la réunion totale des parties molles.
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OBsERVATION VII (Résumée)
T'horacolomie étendue pour sarcome de la paroi thoracique ave adhérences au poumon.
(Parck, Annales de Chirurgie, St-Louis, 1888.)
Malade opéré d’un sarcome de la jambe gauche, enlevé par le D' King. Récidive rapide. En février 1887, il fut de nouvau opéré par Dr King qui fit la désarticulation du genou. En janvier 1888, il vint consulter le D" Parck. Il était porteur d'une tumeur du volume d'un œuf un peu au-dessus du côté externe du mamelon gauche, paraissant intéresser toute l’épaisseur de la paroi thoracique. La peau sus-jacente était mobile, les ganglions étaient indemnes. Une auscultation minutieuse ne révéla aucune différence de sonorité entre les deux poumons. Pas de matité au voisinage de la tumeur.
Opération le 2r janvier 1888. Incision cruciale de la peau. On vit que trois côtes étaient englobées dans la tumeur et que l’excision totale serait nécessaire.
Dans ce but le périoste fut décollé sur la partie postérieure de la dernière côte intéressée, à une petite distance de Ja tumeur. La côte extrêmement fragile se cassa et une esquille perfora la plèvre. Dès qu’on vit la cavité pleurale ouverte, on dilata louverture avec le doigt et on découvrit que la tumeur était plus grosse à la partie postérieure du thorax qu'à sa partie externe et qu'il y avait des adhérences avec le poumon. Toute la tumeur fut enlevée en même temps qu’une grande partie des quatrième, cinquième, sixième et septième côtes. Le pédicule qui unissait la masse au bord inférieur du lobe supérieur du poumon fut lié, puis sectionné.
Un examen hâtif du poumon gauche à l’œil et à la main nous révèla l'existence de nombreux noyaux dans les deux lobes et à leur surface.
Plaie suturée, mort le lendemain.
A lautopsie, on trouva la plèvre gauche remplie d'une séro-
AD
sité dans lâquelle le poumon semblait avoir macéré. La main introduite dans la plèvre droite trouva le poumon droit farci également de noyaux sarcomateux.
OBsERvATION [IX
Pneumectomie pulmonaire pour récidive d'un sarcome costal, par Krænlein.
(N Muzzer, Deutsche Zeitsch. für Chir., 1893, et de BALDUS, /naugural Dissertation, Bonn, 1887).
I s’agit d’une jeune fille de 18 ans ayant subi une première opération pour sarcome costal, trois semaines après cette intervention, première récidive. Le paroi thoracique gauche présentait un applatissement peu considérable et la colonne vertébrale une déviation scoliotique correspondante.
Au-dessus de la cicatrice opératoire, on trouve une tumeur légèrement proéminente paraissant adhérer à la cinquième côte et n'ayant pas de limites nettes.
Au cours de l’opération on constate que la tumeur comble tout l’espace laissé libre par la résection antérieure de la sixième côte. Elle comprend la paroi thoracique, la plèvre costale et envoie dans le poumon un prolongement du volume du poing. Dans une étendue égale à celle de la paume de la main, on enlève la masse comprise entre la cinquième et la septième côtes. À l’ouverture de la plèvre, on constate que le lobe inférieur du poumon adhère à la tumeur ; on parvient sans grande difficulté ni perte de sang considérable à détacher des adhérences peu solides, après quoi le poumon entier s’aflaisse devant l'entrée de l'air. L’intérieur de la cavité thoracique laisse voir facilement le poumon affaissé, le péricarde mis à découvert, la moitié gauche du diaphragme qui se contracte vivement. La chloroformisation est suspendue jusqu'à la fin de l'opération.
Dans le parenchyme pulmonaire et faisant saillie au-dessous de la plèvre viscérale, se trouve un noyau sarcomateux
blanchâtre. Ce noyau de la grosseur d’une noix paraît nettement isolé et indépendant du tissu environnant. Il est amené au dehors de la plaie et réséqué avec une partie du tissu sain adjacent. L’hémorragie de la plaie pulmonaire peu abondante du reste fut arrêtée à l’aide d’une suture au catgut réunissant les lèvres de la plaie pulmonaire.
Lavage de la plèvre avec de l’eau salicylée et fermeture de la plaie cutanée au fil de soie ; deux ouvertures sont ménagées pour faciliter le drainage de la cavité pleurale. La cicatrice est parfaite au bout de quatre semaines. La malade part le 14 janvier 1884.
En mars 1897, soit trois ans plus tard, nouvelle récidive dans la partie supérieure de l’ancienne cicatrice, de la grosseur d'une petite pomme. On résèque la cinquième côte ; la cavité thoracique est de nouveau largement ouverte et l’on enlève un morceau de tissu pulmonaire faisant corps avec la tumeur.
À l'ouverture de la plèvre, nouvel affaissement du poumon et cyanose très intense. Lavage de la cavité pleurale avec une solution de sublimé à 1/5000°. Drainage et fermeture. Une pneumonie typique du côté opéré vint compliquer les suites de l’intervention. Néanmoins la guérison se fit en huit semaines sans fistule.
Récidive six mois après (août) dans la plaie thoracique. Nouvelle intervention sans pneumectomie.
Mort le 29 novembre 1890, soit sept ans après la première intervention. Généralisation.