OBSERVATION XX VI
(Due à l’obligeance de M. le Professeur agrégé VALLAN.)
Tuberculose costale. Propagation à la plèvreet au poumon. Résection de deux côtés. Pneumectomie partielle par le procédé de la pince à demeure.
(Société de chirurgie de Lyon. Mars-avril 1900.)
Il s’agit d’un jeune homme, âgé de 19 ans ne présentant aucun antécédent digne d’être signalé. Il a subi, il y a trois semaines, un traumatisme que paraît insignifiant. Il y a huit jours seulement est apparue la tuméfaction qui amène à l’hôpital. Elle à apparu très rapidement sans donner lieu à aucun phénomène subjectif.
À son entrée, il portait sur le côté gauche du thorax, assez bas et en arrière, sur les’neuvième et dixième côtes, une tumeur volumineuse, saillante, allongée suivant la direction des côtes. Cette production ne donnait lieu à aucun phénomène subjectif, n’était pas sensiblement douloureuse à la pression et offrait une consistance plutôt dure, sans rénitence.
Elle offrait assez nettement cet ensemble de caractères plus faciles à se représenter qu’à décrire et qui caractérise les osteosarcomes. Le diagnostic pouvait cependant hésiter entre un néoplasme et un ostéite, à cause d’un point assez nettement fluctuant. Le diagnostic fut ostéo-sarcome avec une certaine réserve pour la tuberculose. Après incision de la peau, on reconnut un envahissement notable des muscles ce qui vint confirmer le diagnostic d’ostéo-sarcome. On commença par scier les deux côtes qui y étaient englobées, au niveau de lPangle postérieur, puis en avant et on eut ainsi un volet thoracique dont les limites avaient été taillées en partie saine.
Le décollement de la plèvre se fit d’abord assez facilement avec le doigt, mais en haut et en arrière on trouve une adhérence dure, large comme une pièce de cinq francs, et la palpa-