‹ Contribution à l'étude de la pneumectomieChapitre 49 sur 59 · HORS · texte numérisé non relu

HORS

substance pulmonaire. Le canal de drainage et son orifice de sortie situé au plus profond de la plaie opératoire ont pris l'aspect d’une large fente fistuleuse.

Deuxième intervention. — On résèque d’abord tout le tissu cicatrice siégeant à l’orifice externe de la fistule puis le trajet intra-pulmonaire de cette dernière est mis à nu dans toute sa longueur. On en pratique l’excision à petits coups de ciseaux et l’on en poursuit l’extirpation jusqu'au tissu sain crépitant. Cinq gros vaisseaux ouverts au cours de cette opération sont saisis et ligaturés ; le reste de lhémorrhagie s'arrête par le tamponnement. Le tissu fistuleux étant enlevé avec ses quelques trajets accessoires vers le haut et le bas, l’excavation intra-pulmonaire a les dimensions d’un œuf de poule. De gros fils de catgut passés à un centimètre des bords de la perte de substance ferment complètement cette cavité. L’occlusion en est parfaite, aucune bulle d’air ne filtre à la superficie. La plèvre pulmonaire épaissie est à son tour suturée et ramenée en avant de la ligne de suture précédente.

Le diaphragme fut attiré contre la paroi costale et fixé là par une forte suture ; le sinus est ainsi complètement oblitéré. Les deux lambeaux musculo-cutanés avivés à nouveau sont rabattus et suturés. Un drain sort par l’angle inférieur de la plaie pour assurer l’écoulement de la sérosité.

Après l'opération, on a une légère hémorrhagie interne se manifestant extérieurement par l’apparition d’un peu de sang. Le second jour une quinte de toux très forte occasionne une hémoptysie due sans doute à ce qu'une ligature d’artère a lâché ; elle s’est prolongée quelques heures, le sang étant mêlé aux mucosités.

7 février 1899. — Drain est enlevé.

Le 16 février on enlève les points de suture. Fin février : on ne trouve aucun râle dans toute l’étendue du poumon. Expectoration = 10 centimètres cubes par jour. La suture pulmonaire a très bien tenu, la fistule est oblitérée, l'air ne sort plus. Une sérosité abondante nécessite le pansement de la plaie tous les cinq où six jours. Le malade part complètement guéri,

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