‹ Contribution à l'étude de la pneumectomieChapitre 5 sur 59 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

La pneumectomie ou résection du parenchyme pulmonaire, de date récente encore, a suscité les travaux les plus divers sur le terrain de lexpérimentation d'abord, dans le domaine de la clinique ensuite.

Qu'elle soit partielle au totale, la résection est en elle-même peu compliquée. Mais elle nécessite un temps préliminaire, la traversée pleurale, qui la rend dangereuse et a été la cause d'échecs répétés. La chirurgie de la plèvre est intimément liée en effet à celle du poumon et de l'état des feuillets pleuraux dépend souvent la bonne où mauvaise issue de l'intervention sur l'organe. A côté de l’envahissement de la cavité pleurale par des produits septiques, se place un autre accident tout aussiredoutable et plus grave encore par ses conséquences qui peuvent être immédiates, c'est la production d’un pneumothorax total si tout cloisonnement fait défaut.

Il nous a donc paru indispensable de joindre l'étude de ce dernier à celle de la pneumectomie proprement

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dite. Dans le travail qui va suivre nous nous proposons d'exposer les méthodes les plus récentes employées à ce jour tant en vue de la résection elle-même que pour la mise en garde de la cavité pleurale contre l’irruption de l’air extérieur.

La pneumectomie expérimentale avec les résultats qu’elle a donné en Allemagne, en Amérique, en Italie, le pneumothorax dit opératoire avec sa physionomie pathologique feront l'objet du premier chapitre.

Nous donnons en second lieu l'exposé des faits cliniques. La pneumectomie chez l’homme est une opération restée rare jusqu'ici et nos recherches bibliographiques ne nous ünt pas permis d’en réunir plus d’une quarantaine de cas. Sur ce nombre, quelques observations manquent de détails, mais la lecture de la plupart par contre, comporte un haut intérêt et la pénurie des documents se trouve ainsi compensée.

La technique opératoire proprement dite avec ses trois temps : l'attaque de la paroi, la traversée pleurale et la résection du poumon sera traitée en dernier lieu.

C'est à M. Vallas, notre maître pendant deux semestres de chirurgie à l'Hôtel-Dieu, que nous devons l'idée de ce travail inaugural; nous sommes heureux de le remercier de ses leçons et de la bienveillance qu'il nous a témoignée.

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