‹ Contribution à l'étude de la pneumectomieChapitre 52 sur 59 · RÉSULTATS · texte numérisé non relu

RÉSULTATS

Sur les trente-sept cas de pneumectomies que nous venons de publier, la mortalité opératoire immédiate a été de huit. Mais il faut tenir compte d’autre part des imprudences ou de la témérité de certains opérateurs. Bloc s'attaque, nous l'avons vu, à deux sommets non tuberculeux; Ruggi intervient pour une tuberculose. inopérable. Helferich trop radical enlève la moitié thoracique gauche presque complètement plus les deux lobes d’un poumon ; il perd son malade quarante heures après l’opération. Park enfin enlève des noyaux de métastase secondaires à un sarcome de la jambe. Voilà bien des faits de nature à gâter une statistique. Les autres malades ont succombé deux fois à un pneumothorax, deux fois à l'envahissement de la plèvre par les liquides putrides.

La pneumectomie néanmoins donne d'excellents résultats pour les prolapsus traumatiques du poumon: sept cas, sept succès.

Les néoplasmes du poumon de petit volume, noyaux de propagation secondaires à un néoplasme costal (sar-

Na

come, chondrome), bénéficieront de cette intervention car il sera possible d'éviter la production d’un pneumothorax et en tout cas facile de pallier à ses accidents.

Les tubercules secondaires à une localisation primitive costale sont justiciables de la même méthode (cas de Doyen, Vallas).

Quant aux tuberculoses localisées au sommet du poumon, elles ne sont encore justiciables que du seul traitement médical.

Les collections cavitaires septiques du poumon, gangrènes, bronchiectasies, abcès réclament une intervention identique : la pneumotomie. Dans quelques cas cependant, l'opération pourra être plus radicale et l’ablation des parties malades poursuivie en tissu sain permettra de hâter la guérison.

Page 1