‹ Contribution à l'étude de la pneumectomieChapitre 9 sur 59 · ET · texte numérisé non relu

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poumon, mais un point qui s’effile en cône. Expérimentalement elle n’a donné rien de bon.

La costopneumopexie (procédé de Quénu) (10) est la suture des feuillets pleuraux munis de leur doublure qui sont, pour le feuillet pariétal, les muscles intercostaux, pour le feuillet viséral, une certaine partie du parenchyme pulmonaire. La fixation du poumon est ainsi obtenue constamment mais on n'obtient pas d’adhérences : un seul cas sur douze chiens opérés et dans ce cas unique les fils étaient infectés. Au dire de Quénu et Longuet, il n'existe donc qu’un moyen de provoquer des adhérences pleurales, «c'est: d'infecter: 14 plèvré,«Les adhérences sont le fait d’une infection atténuée.

Devant la difficulté de créer des adhérences, les auteurs ont cherché à opérer en dehors d'elles, afin d'éviter les dangers du pneumothorax opératoire, on a pensé à supprimer la différence des pressions intra et extra-thoraciques et à mettre l'appareil respiratoire malade en communication avec une atmosphère dont la pression serait accrue. Pour cela, Quénu et Longuet (13) ont songé à ligaturer préalablement la trachéesur un tube en communication avec un réservoir d'air comprimé. Ils ont d’autre part expérimenté un procédé qui consiste à faire respirer à l’animal de l'air comprimé en emprisonnant la partie supérieure du corps dans un appareil analogue à celui des scaphandriers, mais laissant le thorax à découvert.

Tuffier et Hallion (14) ont cherché à appliquer la même méthode d’après un procédé différent : à la trachéotomie ils croient préférable le tubage laryngé ; ils ont expérimenté un tube laryngé muni d’un manchon

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de caoutchouc insufflable, qui permet l'adaptation parfaite. Le tube est muni d’un ajustage en caoutchouc qui SOrt par la bouche, il permet l’anesthésie ou la pression à volonté. Voici leurs principales conclusions : 1° la pression intra-bronchique nécessaire pour neutraliser l'élasticité du poumon ne met pas obstacle à la circulation pulmonaire, ni à la circulation générale ; 2° chez le chien, la pression nécessaire intra-bronchique est égale à 2,3 centimètres de mercure. Dans ces conditions le ventricule droit entretient dans l'artère pulmonaire une pression supérieure à ce chiffre. Ces procédés paraissent peu pratiques et n'ont du reste jamais été employés chez l'homme.

il est enfin un procédé beaucoup plus simple que les précédents, plus pratiques et à la portée de tout chirurgien. Il consiste dans le harpornage du poumon affaissé à l’aide de pinces appropriées et dans sa fixation temporaire solide au niveau de l'ouverture thoracique. Ce procédé réussit très bien chez les animaux. De Villar (loc. cit.) a opéré dix-neuf chiens par ce procédé et pense que c'est le meilleur moyen pour prévenir les accidents du pneumothorax. Notons aussi la manœuvre qui consiste dans l'application d’un tampon sur louverture pleurale, pendant qu’un aide presse sur le thorax pour en faire sortir l'air, si on fait cette manœuvre rythmiquement, on arrive à évacuer l'air en totalité.

Cette étude de vivisection animale nous prouve d'une part que la résection proprement dite du poumon partielle ou totale est une opération en elle-rnême inoffensive chez la plupart des animaux. Le danger vient de

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l'ouverture large de la plèvre laissant passer brusquement et sans mesure une grande quantité d’air d’où rupture des pressions intra et extra-bronchiques normales et affaissement du poumon.

Ce même pneumothorax est moins inquiétant si l'ouverture pleurale est petite et l'entrée d'air intermittente et modérée.

Pour le-prévenir on doit s'adresser pour provoquer des adhérences soit à la suture primitive des feuillets pleuraux, soit à la costopneumopexie. Le meilleur moyen de pailler aux accidents cardiaques et respiratoires immédiats d'ordre mécanique (diminution du champ de l'hématose par affaissement du poumon) ou d'ordre réflexe (irritation des terminaisons du vague sous la poussée aérienne), consiste dans le harponnage et le maintien du poumon affaissé dans la plaie, procédé auquel on pourra joindre, soit la compression rythmique du thorax, soit l'aspiration de l'air restant à lintérieur.

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