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celle quil avait avant la production du pneumothorax ; 5° À l'entrée de l'air dans la plèvre, il se produit un refroidissement du corps:
6° La pénétration de l'air enfin amène une excitation des terminaisons nerveuses du vague qui a pour conséquence une accélération rapide de la respiration. Une excitation trop vive peut même amener la mort en arrêt inspiratoire.
Gérulanos termine son travail par l'étude de 38 observations de pneumothorax opératoire chez l’homme. Il nen utilise que 26 Seulement ; sur 26 cas, 9 fois, les troubles respiratoires ont fait défaut ; 6 fois, ils ont été d'intensité moyenne ; 10 fois, ils ont eu un caractère de haute gravité.
Or, dans ces cas, l'orifice était très large, parfois il avait les dimensions d’une tête d'adulte, tandis que dans les cas où les troubles respiratoires furent nuls ou peu accentués, on note un orifice pleural petit, soit des adhérences de la séreuse. Le côté où se produit le pneumothorax ne serait pas indifférent : sur les dix cas dans lesquels sont survenus des troubles respiratoires graves, sept fois, il s'agissait de la plèvre droite : il faudrait incriminer la pression à laquelle se trouvent soumis l'oreillette droite et les gros vaisseaux à parois minces.
Un autre facteur devrait encore être mis en ligne de compte : le pronostic serait tout différent suivant que la plaie est fermée après l'opération où maintenue béante. Dans le premier cas, l'air est assez vite résorbé et le poumon recommence à fonctionner normalement ;
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dans le second cas, le cœur s’affaiblit progressivement et tend’ à S’arrèter:
Pour résumer tout ce qui est relatif au pneumothorax nous pouvons dire : ouverture petite de la plèvre et entrée mesurée de l'air dans celle-ci équivaut à des accidents légers ou sans importance: l'ouverture large avec irruption rapide de l'air et absence d’adhérences pleurales amène des désordres très graves de la mécanique respiratoire et de la circulation.
Quénu et Longuet (10) ont opéré un certain nombre de chiens. Dans quinze cas, après large ouverture de la plèvre, le nombre des respirations s'élève à 6o et 65 par minute. Douze chiens sont morts d’asphyxie, soit sur la table d'opération, soit cinq minutes après ouverture de la cavité pleurale.
« Nous avons remarqué, ajoutent-ils, que la respiration reprend un peu de calme lorsqu'on obture la brèche pleurale soit avec une compresse soit avec un lambeau musculo-cutané comme si l’arrivée brusque de l'air contre la surface du poumon était la cause d’un réflexe se traduisant par un paroxysme dyspnéique s.
Nous venons d'étudier les dangers de l'ouverture de la plèvre en dehors de toute adhérence de cette dernière. Quels sont les moyens employés pour prévenir le pneumothorax d’une part et d'autre pour pallier aux accidents qu'il crée ?
La création d’adhérences solides a été tentée par les procédés les plus divers; on s'est arrêté d’abord à la fixation du poumon par les irritants simples : corps étrangers aseptiques où antiseptiques tels que mèches de gaze laissées à demeure pendant longtemps ; à
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lignipuncture de la plèvre avec des aiguilles rouges enfoncées dans le poumon ; à l’acupuncture (Godlée et Bardeleben). On a obtenu des nodules cicatriciels sans adhérence.
Les irritants chimiques n'ont guère donné plus de résultats. Cependant les caustiques employés par Quincke suivant la méthode de Récamier donnent lieu à de solides adhérences, mais lapplication est très douloureuse et d'autre part détermine des pleurésies soit séreuses soit purulentes.
Les procédés chirurgicaux ont pu être employés avec succès. Ces procédés comprennent la suture pleuropleurale primitive, c'est-à-dire faite avant l’ouverture de la plèvre. Elle a été pratiquée par de Cérenville (11), par Roux (12) en 1891 (sujet à arrière-point).
D'après Quénu et Longuet (12), eile n'est possible qu'avec des feuillets pleuraux épaissis et scléreux : elle est absolument impossible si les plèvres sont saines, dans les cas de foyers morbides centraux du poumon. Quelle que soit la finesse de l'aiguille et du fil on ne parvient qu'à produire des trous et des hiatus par où l'air s'engouffre dans la cavité pleurale. Sur tous les chiens où la plèvre était saine l'échec a été complet.
La suture pleuro-pleurale secondaire employée par Laache, Vautrin, Tuffier, Quénu est assez bonne lorsque le poumon est sclérosé, mais est de valeur à peu près nulle si les feuillets pleuraux sont intacts. Il faut accrocher le poumon rétracté contre le rachis pour l’adosser à la brèche pleurale pariétale. Mais ces tractions ne ramènent pas en bloc toute la surface de l'organe. Ce que l’on attire c’est non pas une surface du