‹ Contribution à l'étude de la Pneumonie des DiabétiquesChapitre 4 sur 20 · DES PNEUMOPATHIES CHEZ LES DIABÉTIQUES · texte numérisé non relu

DES PNEUMOPATHIES CHEZ LES DIABÉTIQUES

Parmi les complications du diabète, celles qui portent sur l’appareil respiratoire sont assez fréquentes, très fréquentes même, si l’on envisage certaines d'entre elles, la tuberculose pulmonaire.

On peut les diviser en pneumopathies aiguës el pneumopathies chroniques :

. 1° Parmi les PNEUMOPATHIES CHRONIQUES, la fuberculose l'emporte de beaucoup sur toutes les autres ; d'après l'ensemble de statistiques de Griesinger, von Noorden, Williamson, Seegen, Freerichs, environ 40 0/0 des diabètes se lerminent par une tuberculose pulmonaire, du moins dans la classe pauvre, dans la clientèle hospilalière. [l faut sans doute voir la raison de celte fréquence dans l'étatde déchéante el de déminéralisation que produi-

sent certains diabèles et dans l'affinité du bacille de Koch pour les milieux sucrés. Cette tuberculose à généralement une évolution rapide et grave. Sa marche insidieuse, sans fiëvre ni phénomènes généraux, sans hémoptysie ni expecloration abondante, « tuberculose sèche, froide, sans réaction » de Pidoux, la fait souvent méconnaître. Au début, elle est prise pour une bronchite banale, et lorsqu'on ausculle pour la première fois ces malades, on est étonné de trouver des lésions avancées ; dans quelques cas, lon n’est même consulté qu'à l'occasion d'un accident grave comme un pneumothorax.

La jangrène pulmonaire, dont nous aurons à reparler à propos des complications de la pneumonie, peut évoluer, pour son propre comple, sous une forme subaiguë ou chronique chez de vieux diabétiques : il s'agit d'un catarrhe avec fièvre variable qui attire l'attention tantôt par une légère hémoptysie, tantôt par une expectoration fétide. Ces phénomènes apparaissent el disparaissent pendant des mois, parfois pendant des années, jusqu’à ce qu’une hémoptysie plus sérieusè où un autre accident emporte le malade.

Riegel, Marchand {1}, Fink (2) ont observé, dans quel- ques cas, de vieux foyers de pneumonie chronique avec induration fibreuse, et, par place, des foyers de dégénérescence sans tuberculose.

2 Parmi LES PNEUMOPATHIES AIGUES signalons, en dehors de la lubereulose aiguë à forme de pneumonie caséeuse, la pneumonie, la broncho-pneumonie, la congestion pulmonaire.

(4) Marchand, Virchows Archiv, 1880, Bd LXXXII. (2) Fink, Münchener med. Wochenschrift, 1887, p. 709.

AE

La broncho-pneumonie, fréquente d'après Seegen, Pavy, Lasègue, plutôt rare d’après Lécorché, s'observe surtout chez l'enfant, où elle est particulièrement grave ; on peut aussi la voir évoluer chez l'adulte, comme en fait foi une observation de M. le professeur Rauzier publiée

/dans la thèse de son élève Pellissier. Il s'agissait, en l'espèce, d’une broncho-pneumonie foudroyante avant emporté le malade en moins de 24 heures au cours d'un

diabète latent. Les broncho-pneumonies entraïnent le plus souvent la mort par asphyxie, adynamie où gangrène pulmonaire, à moins qu'elles ne passent à l’état chronique, ce qui est plus exceptionnel. :

La congeslion pulmonaire se présente, chez les diabéüques, soil isolée, soit associée à d’autres lésions pulmonaires : bronchite, broncho-pneumonie où pneumonie. Lorsqu'elle survient seule, elle peut s'offrir sous deux types : type pneumonique {maladie de Woillez), Lype pleurétique (spléno-pneumonie de Grancher), dont Queyrat a publié un cas jusqu'ici unique, terminé par ganogrène pulmonaire {thèse Bourdel. 1885).

Enfin, la pneumonie, la plus fréquente de ces pneumopathies aiguës, et qui fait plus particulièrement le sujet de notre thèse.

. MORE er

traitement nécessaire. »

Page 1