‹ Contribution à l'étude de la Pneumonie des DiabétiquesChapitre 6 sur 20 · THOSE · texte numérisé non relu

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d'hépatisation rouge occupant tout le lobe inférieur. Pas de tubercule au sommet, mais au tiers moyen, un pelit nodule blanchàtre (infarctus ou tubercule?) Poids : 1.300.

L'examen histologique, pratiqué par M. Edouard Bosc, montre une congestion intense des vaisseaux et une accumulation de fibrine, d’hématies et de leucocytes caractéristique de lhépatisation rouge. En plus il y a des lésions d'œdème f{sérosité remplissant certains alvéoles). Pas de tubercule. ,

il est très dilaté et flasque, s'étale sur la table d'autopsie. A la coupe, la

Le cœur est surchargé de graisse ; paroi dégénérée présente une teinte feuille morte ; les cavités sont dilatées, surtout le ventricule et l'oreillette gauches. Le cœur droit est rempli de caillots, L’aorte est dilatée et absolument pavée de plaques d'athérome. Les valvules aortiquées ont leur base infiltrée par l’athérome, la mitrale est saine, Poids du cœur: 550.

Epiploon très infiltré de graisse.

Foie volumineux, pâle et gros. Poids : 2.100. Pas de lithiase biliaire.

Rein droit très volumineux, de consistance molle, congestionné.

La substance médullaire et la substance corticale ont respectivement leurs dimensions normales. Poids: 360 gr.

Réflexions. - En somme, quand notre malade entre à l'hôpital, notre examen établit un fait bien certain : l'existence d'une pneumonie au stade d’hépalisation rouge (point de côté, souffle, crachats rouillés, pneumocoque dans les crachats).

L'examen des urines révèle une abondante glycosurie

(149 gr. de sucre); l'existence dans les antécédents du sujet de polyurie et de chute spontanée des dents nous permet d'affirmer qu'il s'agit de diabète vrai et non d'une de ces glycosuries transitoires que nous avons eu l'occasion d'observer chez certains pneumcniques et dont Gazetli vient de publier un cas. Il s’agit ici d’un diabète latent, par suite d'un diabète non traité, ce qui, pour Lépine, constitue le plus grand facteur de gravité dans la pneumonie des diabétiques.

Notre cas se caractérise jusqu'à la défervescence par une évolution relativement bénigne, ce qui esten somme assez exceptionnel; la résolution n’est pas franche: il persiste quelques crachats rouillés et la température tend à s'élever. Or, c'est au 14% jour de la maladie que le malade succombe en quelques heures. À quoi pouvonsnous attribuer cette terminaison rapide ?

Les classiques attribuent la mort des pneumoniques diabétiques soit à la suppuration, soit à la gangrène pulmonaire, soit à l’urémie.

Ici il s’agit d'une insuffisance soudaine de cœur ; cette insuflisance avait été déjà suspectée pendant l'évolution de la maladie, à cause de la fréquence du pouls, et avait été traitée par des injections d'huile camphrée : c’est elle qui a amené ce mélange de stase (œdème pulmonaire) et de fluxion [hépatisalion rouge et fièvre), analogue à celui des pneumonies hypostaliques, avec celle différence toutefois qu'icice'est la pneumonie quia commencé et l'insuffisance cardiaque qui à SUIVI.

A côté de ce facteur cardiaque suffisant pour expliquer la mort de nolre diabétique, nous devons signaler, comme ayant contribué à aggraver sérieusement ce pronostic, d'une part l'obésité, et d'autre part l'arlériosclérose (ten-

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