‹ Contribution à l'étude de la Poïkilodermatomyosite: ou maladie de Petges-JacobiChapitre 12 sur 21 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Ce cas a fait l’objet d’une communication à la Société Française de Dermatologie (Société de Dermatologie, Filiale de Lyon, 1941, M. le Docteur GRIVEAUD).

Lè malade H. A. a 32 ans, il est d’origine tchèque, a vécu dans son pays natal jusqu’à l’âge de 14 ans et habité la France depuis cette époque.

Son père est mort à 65 ans d’une hernie étranglée, sa mère à 43 ans d’une tuberculose pulmonaire vraisemblable, un frère est mort à 40 ans d’une cardiopathie, cinq sœurs sont mortes en bas âge d’affections indéterminées. l

Il existe encore un frère de 29 ans en parfaite santé. \

Comme antécédents personnels, nous notons des angines fréquentes et des douleurs rhumatismales n’ayant cependant jamais gêné le malade dans son activité.

En mars, avril 1939, le malade a constaté des démangeaisons au niveau des oreilles, s’accompagnant d’une légère desquamation. Puis, bientôt, il note l'apparition sur le dos des mains de « petits points brillants » accompagnés de prurit. Dé plus, au niveau des parties du tégument exposées au soleil apparaissent les mêmes petits points brillanis et une tache rouge sur le nez et les paupières.

Les régions atteintes sont œdemateuses et prurigineuses. Dès ce moment, le malade éprouve de la difficulté à soulever les bras, difficulté aui croît progressivement.

Son poids qui était de 79 kgs en avril est de 77 kgs en juin et de 69 kgs en juillet, il ressent en outre des

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douleurs musculaires qui le gênent dans son travail d'agriculteur. |

À ce moment la rougeur des téguments et le prurit s'étendent aux régions des cuisses et des fesses, puis des genoux.

L’asthénie s’accentue de telle façon que le malade, en décembre, est devenu selon son expression « une véritable loqué humaine ».

En même temps, le malade a l'impression que sa peau, surtout au niveau des régions déjà atteintes, est « enduite d’une sorte de colle qui, lui enlève son élasticité ».

... A ne peut plus ouvrir complètement la bouche, a de la difficulté à lever les bras, éprouve une raideur dans les muscles des membres inférieurs lorsqu'il veut se baisser.

Le poids en septembre n’est plus que de 67 kgs. En novembre les douleurs musculaires existent même au repos et le malade doit garder le lit.

. Au printemps 1940 le malade est mobilisé, il est hospitalisé aussitôt et subit un traitement au salicylate qu'il prend per os — sans qu’il nous ait été possible de connaître la dose. Il est réformé.

Pendant deux où trois mois il ressent une amélioration assez notable de.son état général puisqu'il peut se livrer à de menus travaux.

Malgré cela le poids continue à baisser — 63 kgs en août 1940. |

L'amélioration est d’ailleurs de courte durée puisque bientôt les symptômes cutanés s’accentuent tandis 4 ’apparaissent de petits ganglions cervicaux.

Le ue éprouve une difficulté dans la déglutition et est frappé au même moment par l'apparition et la multiplication rapide de petits. points noirs au front et aux mains.

De 1939 à mars 1941 H.. a consulté plusieurs mé-

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