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l'importance considérable de lasthénie, du syndrome musculaire.
La musculature des bras a presque disparu, latrophie est très marquée, notent Petges et Cléjal ; musculature remarquablement faible, constate Jacobi ; ce qui attire l’attention c’est un état d’atrophie et de raideur de certains groupes musculaires qui limite d’une façon plus ou moins importante les mouvements tant actifs que passifs des membres atteints, écrit Nicolau.
Chez notre malade cette atrophie est encore plus importante en ce sens qu’elle ne se limite pas à certains groupes mais s'étend à presque tous les muscles sauf à ceux du tronc qui paraissent être respectés.
Il semble, et notre observation le confirme, que l’atrophie musculaire soit d'autant plus considérable qu’il s’agit de travailleurs manuels ayant eu l’occasion dans l'exercice de leur profession, de faire agir leur force musculaire.
Il s’agit bie n enfin de myosite et non de polynévrite puisque les nerfs demeurent excitables, les réactions au courant galvanique ou faradique sont seulement diminuées dans leur amplitude.
ETIOLOGIE ET PATHOLOGIE. — Notre malade a 32 ans, l’âge moyen auquel on rencontre avec le plus de fréquence Vaffection dont il est atteint, C’est un cultivateur, un travailleur manuel et nous avons vu chez lui l’importance du processus de myosclérose.
Il nous faut nôter aussi l’influence sur son état des variations de température : influence défavorable du froid sur les symptômes myopathiques, plutôt favorables de la saison chaude sur l’état cutané.
Comme dans d’autres cas nous retrouvons dans son histoire la notion de rhumatisme (lésion ostéophytique de la colonne lombaire),
On a souvent incriminé sans cependant s’y arrêter
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sérieusement une étiologie infectieuse. En sa faveur nous notons, dans notre cas, des angines fréquentes et un début relativement brusque. H... est frappé en pleine santé, devient rapidement asthénique, maigrit en peu de temps. Nous devons signaler aussi son hospitalisation en 1940, le traitement au salicylate auquel il paraît réagir favorablement puisque pendant deux ou trois mois il éprouve une amélioration.
Nous nous garderons bien cependant d’en tirer une conclusion hasardée.
Les différents auteurs ont fait état de Ace symptômes, asthénie et pigmentation, pour mettre en cause. l'insuffisance surrénale. On a pu penser aussi que la thyroïde, les parathyroïdes, l’hypophyse étaient en jeu.
Cette asthénie, cette pigmentation (encrage des follicules du. front) existent bien chez notre malade — mais la pigmentation n’est vraiment pas si importante qu’elle puisse même faire discuter le diagnostic avec celui de la maladie d’Addison — la tension artérielle est d'autre part normale.
Quant à la thyroïde, aux parathyroïdes, le dosage du calcium dans le sang nous ferait écarter leur influence si nous ne savions que ces glandes ont une action sur les troubles trophiques de la peau, sur les atrophies et les dégénerescences musculaires, sur les états ichtyosiques.
L'influence de l’hypophyse ne nous paraît intervenir que dans la mesure où elle réglemente l’action des autres glandes endocrines.
M. le docteur Petges, dans sa thèse, écrivait : « Put être sans nous aventurer trop, nous sera-t-il permis de dire qu’il est possible d’envisager la poikilodermie comme une maladie de pauvres gens, de « miséreux physiologiques », ayant besoin pour évoluer, d’un terrain en mauvais état de résistance, et sans vouloir aucunement émettre l’idée d’une maladie par carence, nous ne pou-
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vons nous empêcher d'établir une comparaison entre le milieu social où l’on rencontrait la pellagre et celui de la poikilodermie ».
Bien que le diagnostic différentiel entre les deux affections ne puisse même se poser — on ne peut manquer d’être frappé par certains symptômes qui se rapprochent — l’asthénie, la lassitude, la perte des forces, l’érythème aussi qui consiste initialement en une rougeur plus ou moins vive mais qui devient violacée et qui desquame. La peau ensuite sèche et perd son élasticité. Les tendons des muscles font saillie. Il y a fonte
graisseuse mais il n° y à pas fonte musculaire s’il y a
aussi atrophie cutanée.
- Aucun signe non plus qui puisse faire penser à la:
Dermatite chroniqué atrophiante de Pick Herxheimer, affection relativement plus fréquente dans notre région où M. le Docteur Griveaud a pu en observer six cas typiques. Ces malades étaient tous originaires du Massif Central.