AVANT-PROPOS
Commencées à Paris, continuées à Clermont, mes études médicales s’achèvent à la Faculté de Strasbourg, après plusieurs interruptions imposées par la vie.
J’ai l’amère fierté de n’avoir bénéficié d'aucune de ces mesures de faveur auxquelles d’autres ont eu droit, mais j’ai aussi l’aimable devoir de réunir dans un même hommage les Maîtres des trois écoles qui ont bien voulu me guider et m'instruire.
Qu'il me soit permis notamment d’exprimer teute ma reconnaissance à M. le Docteur GRIVEAUD à la bienveillance de qui je dois la plupart des éléments de ce travail, à M. le Docteur ROEDERER qui ne m'a ménagé ni ses encouragements ni ses conseils. a
Le malade qui fait l’objet de cette thèse écrivait une sorte de journal où il notait ses impressions.
Parmi d’autres, je relève celle-ci à laquelle je me garde de changer un seul terme : « Par suite de circonstances, deux médecins se sont offerts pour me soigner. Ceux-ci méritent ma reconnaissance infinie, car ils ont changé l'opinion que j'avais des médecins, ils m'ont fait retrouver la foi que j'avais perdue en la médecine. En eux, vraiment, j’ai retrouvé la conscience
que le devoir leur impose, l’amour de leur travail, la sincérité de la recherche, tout ce qui manquait chez les autres. »
Je ne crois pas qu’un plus bel éloge puisse être décerné à MM. les docteurs GRIVEAUD et ROEDERER. Qu'ils me permettent de m'y associer.
Que M. le professeur Hans veuille bien aussi trouver ici l'expression de ma gratitude pour la façon dont il m’a accueilli sans me connaître et s'intéresser à un sujet aussi spécialisé. |
Egalement, je remercie M. le Professeur G. PETGES. le Docteur A. PETGES, aux travaux de qui j'ai fait de larges emprunts, M. le Professeur PAUTRIER dont je publie le très bel examen histologique, M. le Docteur NEBOUT, qui a fait l'examen électrique de mon malade
Les difficultés actuelles m’ont empêché de donner à ce travail tout le développement que méritaient de tels maîtres et un tel sujet, que l’on veuille bien m'en excuser.
Ma seule ambition est de verser au dossier de la Poïkilodermatomyôsite une nouvelle observation et de signaler l’influence bienfaisante que paraît avoir eu le traitement institué par M. le docteur GRIVEAUD.
Je sais qu'aucun test scientifique ne nous permet d'affirmer cette améloration et que certains se montreront sceptiques.
Cependant, lorsque je reprends l’auto-observation du malade, j”y lis qu’en novembre 1940 il n’était qu’une « loque humaine.», ne pouvant ni se lever de lui-même, ni marcher, alors qu’en août 1942, me rendant chez lui, je l'ai trouvé dans son champ qui travaillait, qu’actuellement il attelle son cheval et le conduit.
A cette amélioration, il faut bien attribuer une raison.
Re NU
Comme l'écrit M. le professeur Savy dans son introduction à son Traité de Thérapeutique clinique :
« On ne saurait méconnaître tout le charme d’un scepticisme élégant qui se souvient à chaque instant que l'esprit est faillible et qui, plus dilettante que passionné, plus nonchalant qu’enthousiaste, assiste avec indulgence aux discussions stériles du dogmatisme intransigeant. |
Qu'il se tourne du côté de la thérapeutique et. peutêtre ne verra-t-il que sa carence dans les nombreuses affections qui guérissent par les seules forces de la nature. »
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« La seule expérimentation possible c’est l’observation rigoureuse et multipliée des malades traités, en tenant compte de l’écueil qui résulte de la nécessité d'opérer sur des cas qui ne sont jamais rigoureusement comparables entre eux en raison des variations de virulence des agents infectieux et du terrain spécial que représente chaque individu sur qui germe et évolue la maladie. »
« L'efficacité de telle méthode de traitement étant reconnue par des observations cliniques prolongées et répétées, alors même que son mécanisme d'action demeurerait obscur, le but de la thérapeutique — guérir:— est atteint. »
Nous fournissons une seule observation. Nous serions trop heureux si ce modeste travail pouvait en susciter d’autres du même ordre.
“Ps AU AMEN TEE
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