‹ Contribution à l'étude de la Poïkilodermatomyosite: ou maladie de Petges-JacobiChapitre 5 sur 21 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Dans son précis de dermatologie, DARIER signale * que les premières observations de dermites atrophiantes diffuses datent de 1883 et sont dues à BucHwWaLp, TOUTON et POSPELOW.

Puis, Pick et HERXHEIMER décrivent « l’érythromyélie dite de Pick » ou « l’acrodermatite chronique atrophiante de Herxheimer ».

= DARIER range dans ce groupe la « poïkilodermie atrophiante réticulaire ».

Sous le nom de « sclérose atrophique de la peau avec myosites généralisées », G. PETGES et CLÉJAT publient en 1906 le cas d’une malade atteinte d’un syndrome caractérisé par un aspect bigarré de la peau, de la pigmentation, de l’atrophie musculaire.

En 1908, JacoBr, sous le nom de « poikilodermia atrophicans vascularis », décrit un cas à peu près semblable au précédent, mais il ne trouve pas chez son malade « la myosite qui, dans le cas de PETGEs et

CLÉJAT, semble tout de même faire partie du tableau clinique général ». Cette constatation est d’ailleurs contestée par G. PETGES et A. PETGES, qui écrivent « qu’elle est un peu hasardeuse, en l’absence d'examen plus précis, clinique ou anatomo pathologique du malade, lorsque nous relevons tels passages où il est dit : « Le malade a été traité pour douleurs articulaires et fatigue. Il s’agit d’un homme bien bâti, dont l’état de nutrition est assez bon, avec une musculature remarquablement : faible... », ce qui aurait pu frapper davantage JACOBI, en raison de la profession du malade, cultivateur, qui n’est guère compatible normalement avec une « musculature remarquablement faible ».

De 1907 à 1921, une dizaine d'observations sont publiées en Europe et aux Etats-Unis.

En 1921, J. E. LANE publie toutes les observations parues sur la question et précise les caractères cliniques et anatomo-pathologiques de la poïkilodermie.

BETHMANN, MILIAN et PERIN, LOUST, THIBAUT, CAILLAU, BOwWMAN et CLARK, BARR, TULIPAN, LORTAT- JACOB et LEGRAIN font part de cas nouveaux.

Civatte fait paraître en 1923 un travail sur la question en contribuant à la mettre au point.

En mai 1929, le professeur PAUTRIER met à l’ordre du jour des journées dermatologiques de Strasbourg les atrophies cutanées, les sclérodermies, les poïkilodermies. G. PETGES propose alors le terme de poïkilodermatomyosite, qui est adopté, pour toutes les formes où sont associés le syndrome cutané et le syndrome musculaire.

En 1930, A. PETGES, dans une thèse magistrale, étudie les cas indiscutables publiés jusqu’à cette époque el propose la classification suivante :

1° Poïkilodermie réticulée pigmentaire localisée au visage et au cou.

2° Poïkilodermie généralisée.

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3° Poïkilodermatomyosite.

En février 1932, G. PETGES, ayant rencontré plusieurs cas s’accompagnant de concrétions calcaires souscutanées et d’hypercalcémie, crée un quatrième type : la poïkilodermatomyosite avec concrétions calcaires sous-cutanées ».

En définitive on peut décrire

1° La poïkilodermie (forme cutanée pure, soit localisée au visage ou au cou, soit généralisée).

2° La poikilodermatomyosite (forme cutanéo-musculaire).

3° La poïkilodermatomyosite avec concrétions calcaires sous-cutanées.

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C’est de la poïkilodermatomyosite qu’il va s’agir ici.

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