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de la péricardite persistant toujours avec la même netteté. Bientôt le frottement disparut et le cœur revint sur lui-même, ne mesurant plus que 6 centimètres de matité absolue dans les deux sens au lieu de 9, les urines tombèrent à 2 litres et la pression subit elle aussi un abaissement marqué : 20 à 22.
Au bout d’une quinzaine de jours, les mêmes signes reparurent avec une netteté presque aussi grande que la première fois : réapparition du frottement quoique léger, avec dilatation cardiaque, polyurie très accusée et hypertension énorme.
Tel est à peu près le tableau clinique présenté par notre malade. Voyons maintenant quelle pouvait être dans ce cas la cause de la polyurie constatée ?
Tout d’abord le malade prenait chaque jour 3 grammes de salicylate de soude. Ce médicament, comme on le sait, possède une certaine action diurétique, mais c’est un diurétique direct et comme tel, il n’exerce aucune influence sur la tension artérielle.
De plus notre malade buvait par jour 2 litres 1/2 environ, dont 4 litre de lait, et il mangeait beaucoup ; ce régime alimentaire excessif pouvait déterminer à la fois la polyurie et l'hypertension. Cependant, comme nous l’avons vu plus haut, dans l'intervalle des poussées de péricardite et de dilatation cardiaque, la diurèse et la tension artérielle n'étaient que peu augmentées malgré la persistance du même régime ; nous pouvons donc dire que dans ce cas, la grande polyurie et la surélévation de tension deux fois constatées étaient nettement en rapport avec la péricardite.
Nous avons terminé la description rapide des différentes polyuries nerveuses observées chez les cardiaques, il nous reste maintenant à
dire quelques mots sur le mécanisme probable de ces polyuries.