OBSERVATION III
(Due à l'obligeance de M, le médecin principal Antony.)
Méningite cérébro-spinale. — Ponction lombaire.
Guérison.
M.. , sergent au 21° d'infanterie coloniale, trente-cinq ans.
Entre à l'hôpital avec le diagnostic : embarras gastrique grippal fébrile ; mais les symptômes nerveux dominent ; état demicomateux, grande paresse intellectuelle, résolution plus marquée à droite qu'à gauche, diminution sensible à droite de la sensibilité à la piqûre.
On pratique la ponction lombaire, qui donne issue à 11 centimètres cubes d'un liquide citrin contenant quelques grumeaux en suspension. À l'analyse microscopique, quelques globules rouges, trois ou quatre lymphocytes par champ de microscope, des polynucléaires et des cellules endothéliales. A partir de ce moment, l'état du malade s'est amélioré, assez lentement il est vrai. Un mois après, excellent état général, Le malade est évacué dans un service de blessés pour une plaie à la jambe.
OBSERVATION IV (Due à l’obligeance du D' Fourcade.) Méningile cérébro-spinale. — Ponctions réitérées. Guérison.
Joséphine J..., vingt-cinq ans, entre dans le service du D’ Debove, à Beaujon, avec tous les signes classiques de la méningite cérébro-spinale aiguë. Raideur de la nuque, signe de Kernig. Céphalée. T, = 39 à 40 degrés.
DE
Elle fut traitée par les ponctions lombaires. Il lui en fut fait en tout huit, On extrayait chaque fois 25 centimètres cubes en moyenne de liquide céphalo-rachidien. La malade s'en trouvait si bien qu'elle réclamait elle-même la ponction. Après l'opération, la céphalée disparaissait laissant place à une sensation de vide durant quelque temps, la température baissait également. Depuis la dernière ponction la malade est restée apyrétique et n'a plus présenté aucun phénomène douloureux. Elle a été revue
depuis complètement guérie.
OBSERVATION V (Due à l'obligeance de M, Pallas ; service
de M. le professeur Roques.)
Méningile cérébro-spinale. — Ponclion. — Guérison.
Joanny R.., trente-deux ans, employé de commerce.
Le malade entre à l'Hôtel-Dieu le 1°’ juin, pour des maux de reins, datant de dix jours.
Le facies est angoissé et pâle. Dyspnée assez vive. Pupilles contractées. Les réflexes rotuliens manquent totalement.
Pas de troubles de la sensibilité à la piqûre.