L: / radiculo-nerveuses
Ces réserves faites, nous devons reconnaître que le pronostic est infiniment moins sombre que celui du mal de Pott. L'absence ou la rareté des abcès, des fistulisations, la conservation à peu près constante d’un bon état général, sont autant d'éléments favorables, surtout lorsqu'on les met en parallèle avec ceux qui caractérisent le mal de Pott proprement dit.
Le pronostic, du reste, s’améliorera à mesure que l'on connaîtra mieux la maladie, que l’on songera à la dépister et nous croyons avoir montré que ce
3 Qui.
n’est pas chose impossible par une bonne analyse des symptômes et des antécédents. Il est, en effet,
entièrement dominé par le traitement dont l'in- fluence se manifeste décisive. Ses résultats, tant au point de vue général qu au point de vue proprement orthopédique, seront d'autant plus ARS ie il aura été institué PRÈS os
Les
Traitement
En quelques mots, tous les auteurs signalent que le traitement est d’une part orthopédique et d’autre part antisyphilitique.
Nous nous permettrons de relater avec quelques détails le traitement antisyphilitique qui a été pratiqué chez la malade de la première observation et qui a été contrôlé régulièrement par la réaction de Bordet-Wassermann plusieurs fois pratiquée.
Le 1” mai 1923, cette réaction se montrait très positive dans le sang. Un traitement mixte au no-
varsénobenzol Billon et au cyanure de mercure est
inamédiatement institué. De mai à septembre 1923, la malade reçoit, en injections intraveineuses, selon la méthode habituelle : environ 7 grammes de novarsénobenzol et seize centigrammes de canne de mercure.
Le 25 juillet, le 10 octobre 1923, la réaction de Wassermann n’est plus que positive.
Au début d'octobre 1923, on reprend le traile- “ment arsenical, mais la malade ne le tolère plus qu'à faible dose, til faut le supprimer. Nous le remplaçons par le cyanure de mercure, mais, dès la fin
AT
de novembre, à la suite d'une injection intraveineuse de ce médicament, la malade présente une diarrhée dysentériforme qui dure vingt-quatre heurés. Le
Nous nous adressons alors aux sels de bismuth et de décembre 1923 à mars 1924, la malade reçoit deux séries de douze injections de Quinpy.
Le 30 janvier la réaction est faiblement positive.
Le traitement de l'affection causale, la syphilis, ne doit pas faire négliger le traitement local. La minerve plâtrée, ou l'extension continue sur lit spécial, le repos complet dans le décubitus, s'imposent là comme dans le mal de Pott. Il est à remarquer que les douleurs à prédominance nocturne sont peu influencées par l'immobilisation. Nous les avons vues persister longtemps chez notre malade de lobservation Ï. Le traitement antisyphilitique les calme, aü contraire, très rapidement.
L'inmobilisation et le dé cubitus auront aussi l'avantage de prévenir les complications résultant des déplacements osseux ou articulaires, de préve-
nir les scolioses, les attitudes en torticolis qui res-
tent des difformités acquises.
La cure hélio-aérothérapique ne devra pas non plus être négligée, surtout chez des sujets jeunes.