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neur syphilique ou que la clinique suspecte seulement de syphilis.
2°) d'envoyer systématiquement au laboratoire un échantillon du sang, que l'on vient de prélever, en vue d'y pratiquer les réactions sérologiques.
La prise de sang une fois effectuée, il faut surveiller le donneur pendant plusieurs jours, deux semaines au besoin, car celui-ci peut être en incubation d'une autre maladie infectieuse (grippe, scarlatine, oreillons, fièvre typhoïde). Ce fait n'est ps rare dans nos services hospitaliers où l'isolement de chaque infectieux n'est pas absolu, surtout en médecine infantile.
Debré cite le cas de deux convalescents de rougeole chez qui une scarlatine se déclara le lendemain du prélèvement. Il faut alors éliminer le sérum recueilli dans de pareils cas.
— L'hépatite d'inoculation fut décrite pour la
première fois par Findlay et Mac Callum en 1937 à la suite d'une vaccination contre la fièvre jaune. Lorsque les Etats-Unis entrèrent en guerre, la vaccination anti-amarille d’armées entières vit une forte éclosion d'hépatites d’inoculation : 28.000 cas dont 60 mortels pour la seule année 1942. Tous ces cas étaient dus à l'emploi de sérum humain dans lequel on mettait en suspension le virus de la fièvre jaune. (Du jour où l'on parvint à mettre au point un vaccin anti-amarille en suspension dans l’eau distillée, tous les cas'de jaunisse disparurent).
Des ictères de même type furent observés après injection de sérum de convalescent : de rougeole, par Ropert en 1939; d'oreillons, par COPA et Mac Farlan: de coqueluche par Beeson.
La question des hépatites d'origine sérique prit ‘une importance encore plus grande lorsqu'apparurent, de plus en plus fréquents, les ictères après transfusion et injections intra-veineuses de plasma, si cou-
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ramment utilisées pour la réanimation des grands blessés et le traitement des brûlés. Or, nous remarquons que la préparation industrielle du plasma exige le mélange d'échantillons de sources différentes; qu'un seul des donneurs soit infecté et la maladie sera cependant très largement diffusée!
Cette hépatite d’inoculation revêt la même allure clinique que l'hépatite infectieuse spontanée, avec cependant une plus grande proportion de formes graves, avec une incubation très prolongée de 60 à 150 jours (expérimentalement la reproduction de la maladie sur des soldats volontaires aux Etats-Unis, par injection parentérale de sérum de malades, demande une incubation de 2 à 4 mois). Il est facile de concevoir qu’un laps de temps s° long ne favorisera pas la prise d'observations chez des malades ayant recu du sérum de convalescent 4 mois auparavant, ceux-ci attribuant leur jaunisse à une autre cause.
Comment éviter de propager ainsi cette hépatite d'inoculation ?
— En ne mélangeant pas les sérums de convalescents au cours de leur préparation. | ,
— En stérilisant, à la chaleur sèche de 160° et pendant une heure, les aiguilles qui servent aux ponctions veineuses. (Le virus de l'hépatite d’inoculation apparaissant comme particulièrement résistant à la chaleur).
‘Tout récemment l'irradiation ultra-violette semble avoir donné de bons résultats dans la préparation du plasma. Traité par la méthode de Blanchard et Stokes, le sérum paraît être débarrassé du virus sans que soit changé le spectre électrophorétique ni modifiées les proteines plasmatiques.
Pourra-t-on appliquer un jour une telle méthode aux sérums de convalescents sans détruire les anticorps qu'ils contiennent, anticorps dont le substratum chimique est précisément une proteïne? Seule une