LOUE
mauvais donneurs; la femme semble être, à ce point de vue, plus vulnérable que l'homme. Chez ce dernier, un individu maigre mais de grande stature, pa-
raît être supérieur à un obèse de petite taille. Dans
la majorité des cas on constate une augmentation de poids après la soustraction sanguine, mais il faut surtout tenir compte de la tolérance individuelle à la saignée. Îl existe une limite au delà de laquelle l'intervention peut présenter des inconvénients. Cette limite est indiquée par l'apparition de malaises : sensation de défaillance, sueurs froides, petitesse du
pouls, chute de la tension artérielle, bref un état lipo-
thymique qui pourra persister quelques heures.
Pour le Docteur Stillmunkès, la mesure de la vitesse de sédimentation globulaire du sang du donneur reste normale c'est-à-dire au voisinage de 5 à 7 %, par la méthode” du tube incliné) tant que cette limite n'est pas atteinte. Une fois celle-ci dépassée, si l’on continue le prélèvement, elle augmente tant que les malaises persistent. Elle ne redeviendra normale que quelques heures après le rétablissement du donneur.
Il ne faut donc pas réglementer la quantité de sang à fournir par chaque individu d'après des lois immuables, mais au contraire, adapter celle-ci aux réactions personnelles du donneur. Il sera facile d’étudier ces réactions par la prise du pouls, la surveillance de l'état général et de s’aider, au besoin, du test de sédimentation proposé par le Docteur Stillmunkès.
La saignée ne doit causer aucun préjudice, ne faire courir aucun risque, si minime fut-il, à celui qui a accepté de donner généreusement son sang. À notre avis, pour bien tenir cette ligne de conduite, nous préférons, lorsque le donneur a une capacité excellente, prélever des quantités moyennes de sang, soit de 150 à 300 ccs qui après exsudation nous fourniront de
50 à 125 ces de sérum. Mieux vaut répéter, si cela est
possible, la prise de sang quelques jours plus tard