‹ Contribution à l'étude de la Préparation, de la Conservation et de l'Action Thérapeutique des Sérums de ConvalescentsChapitre 28 sur 41 · IL — COQUELUCHE · texte numérisé non relu

IL — COQUELUCHE

La coqueluche, bien que considérée à tort par le public comme une maladie banale et de longue durée, peut, par ses complications pulmonaires et son association à d'autres maladies infectieuses, devenir fort grave, surtout pour le nourrisson (pour Debré la moitié des victimes de la coqueluche ont moins de Ï an). De plus, la coqueluche peut provoquer l’anergie tuberculeuse surtout lorsqu'elle est compliquée de bronchopneumonie, favorisant ainsi l'éclosion de l'infection bacillaire chez un enfant primo-infecté. Il est à remarquer que dans les services hospitaliers, les complications pulmonaires et l'association aux autres maladies infectieuses entraînent une mortalité importante, alors. qu'en ville la coqueluche a une évolution le plus souvent bénigne. Il importe donc, d'instituer dans les hôpitaux mêmes, une prophylaxie active pour diminuer le taux de mortalité infantile : on disposera à cet effet de 2 moyens :

— La vaccinothérapie, qui procure une immunité active et définitive (au bout d'un délai de quinze jours environ). La vaccination anticoquelucheuse préventive, dès l'âge de 6 mois, doit rendre la coque- . luche aussi rare que la variole, en France. Depuis qu’elle est pratiquée systématiquement aux Etats- Unis, les cas de coqueluche ont diminué dans une proportion de 80 %.

— La sérothérapie humaine, qui procure une immunité passive mais immédiate, sera utilisée dans tous les cas urgents avant que le vaccin ait eu le temps d'agir.

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